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N'AIMEZ PAS LE « MONDE »

il y a 18 heures
26 min de lecture

INTRODUCTION


Dans le livre de 1 Jean 2.15-17, il est écrit :

« 15 N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; 16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. 17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. »

De là, comprenons que nous pouvons être sur deux fronts lorsque nous disons croire en Dieu et vivre selon sa volonté. Nous devons faire un choix clair : soit celui d'être chaud bouillant pour Dieu, soit celui d'être froid vis-à-vis de ses intérêts. Il n'y a pas de possibilité d'être en même temps dans le monde, et en même temps dans le royaume de Dieu.

Apocalypse 3.15-16 : « 15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche »

Tout au long de ce programme de jeûne et de prière, nous apprendrons en quoi l'amour du monde est dangereux pour notre âme, et en quoi l'amour pour Dieu lui est largement préférable.


PROPULSION SPIRITUELLE OCTOBRE 2026, C'EST PARTI !




JOUR 1 / L'AMOUR DU MONDE : DÉFINITION ET ENJEUX


Définitions.


Le monde représente tout ce qui existe dans sa globalité, à savoir l'univers, et tous les êtres qui le composent. Mais il fait aussi référence à l'humanité entière. Le dictionnaire de l'Académie française en donne d'ailleurs trois sens :


« I. L'univers, considéré dans sa totalité ou ses parties.


II. Lieu de la vie et de l'activité humaine, séjour des hommes.


III. Ensemble d'êtres humains. » [1]


D'un point de vue étymologique, le mot « monde » tel que nous le connaissons en français a une origine latine, mundus, qui signifie « net, propre ». On le compare d'ailleurs au grec ancien κόσμος, kósmos (« ce qui est arrangé, ordre ») [2].


De là, on peut affirmer que lorsqu'on pense au monde, à la base, on pense à quelque chose de bon, d'ordonné, de pur. C'est normal, puisqu'il s'agit de la création de Dieu, et tout ce que Dieu crée est bon (Genèse 1.31).


Or, remarquons que dès lors qu'on inverse le mot, cela donne « démon ». Simple hasard ? Peut-être oui, peut-être non. Quoi qu'il en soit, il y a une évidence que l'on ne peut nier lorsque nous marchons sérieusement avec Dieu : le monde, sans Dieu, c'est le règne des démons. Il n'est pas étonnant que Satan soit appelé « le prince du monde » (Jean 12.31, Jean 14.30, Jean 16.11) sachant qu'il est le prince des démons.


Où se situe le vrai problème ?


Mais si le monde est bon dans le sens où il est une belle chose créée par Dieu, il ne doit donc pas y avoir de problème à l'aimer ! D'ailleurs, il est écrit que Dieu lui-même a tant aimé le monde qu'il s'est sacrifié pour lui.


Jean 3.16 : « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croie en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. »

Cela est tout à fait logique en soi. Un père normal aime son fils même si ce dernier est récalcitrant ou le rejette. Un artiste, en principe, est fier de présenter son œuvre, parce qu'il est le premier à l'aimer. Aimer le monde, dans le sens des hommes et des choses que Dieu y a placés (la nature, les animaux, certaines institutions comme le mariage, etc.), cela est bon. Mais aimer le monde en rejetant Dieu, c'est cela qui est méchant. Imaginez une personne qui dit :

« J'aime les toiles de Picasso, mais je déteste Picasso lui-même » ;

« J'aime la fondation que cette personne a créée parce que j'en bénéficie, mais le fondateur lui-même, je le hais. »

« J'aime le travail que fournit telle personne, cependant sa tête m'énerve ! »

« Je veux bien profiter des festivités sur l'anniversaire d'un tel, mais cette personne elle-même, je la déteste. » Ou « je ne la considère pas tant que ça. »


Cela n'a pas de sens. D'aucuns diront que c'est normal si la personne en général se comporte mal envers les autres, si elle est de mauvaise compagnie. On va donc aimer ce qu'elle fait en termes d'œuvres dites bonnes, mais on va détester son caractère qu'on trouve dépravé.

C'est exactement comme cela que beaucoup de personnes fonctionnent avec Dieu. Elles aiment bien les dons de Dieu, ce qu'il fait pour elles et qui leur procure du plaisir. Cependant, elles haïssent Dieu à cause de son caractère, à cause de son cœur. Voilà comment on en arrive à aimer ce que quelqu'un apporte tout en détestant cette personne.


Cependant, la question est de savoir en quoi le cœur de Dieu nous répugne concrètement ?


Il est écrit :

« L'homme inique est en abomination aux justes, et celui dont la voie est droite est en abomination aux méchants. » (Proverbes 29.27).

Lorsque le cœur d'une personne nous répugne, de deux choses l'une : soit c'est l'iniquité qui est en nous qui ne supporte pas la lumière qui est sur cette personne, parce qu'elle n'a pas cette iniquité-là (ou qu'elle se rapproche plus du cœur de Dieu), soit c'est nous qui sommes du bon côté et c'est cette personne qui est dans les ténèbres. Son cœur est donc mauvais.

Cela dit, si nous rejetons le cœur de Dieu, c'est que c'est notre cœur qui est mauvais, car Dieu lui est parfait.

Deutéronome 32.4 : « Il est le rocher. Ce qu'il accomplit est parfait, car toutes ses voies sont justes. C'est un Dieu fidèle et dépourvu d'injustice, il est juste et droit. »

Dès lors, si le monde hait Dieu, au point d'avoir demandé la mort de son fils unique qu'il avait pourtant envoyé pour le sauver, c'est parce que ce monde-là est plein de méchancetés.

Jean 7.7 : « Le monde ne peut vous haïr ; moi [Jésus], il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. »
Jean 3.19 : « Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

En conclusion, ce n'est pas Dieu le problème ; c'est l'esprit du monde qui est mauvais ; et comme ce monde persiste à ne pas changer, il hait Dieu, parce que Lui est bon. Si vous aimez donc ce monde-là, vous attestez que vous préférez le mal, que vous aimez l'iniquité et que vous détestez ce qui est bon. Vous préférez ce qui est ténébreux, et vous fuyez ce qui relève de la lumière de Dieu, ce qui est saint. Et en plus, vous cachez ces ténèbres-là ; ou pire, vous les appelez « bien », pour vous justifier, et vous considérez que ce qui est mal, c'est cela qui est bien. En effet, c'est ce que fait l'esprit du monde.

Esaïe 5.20 : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume ! »

PRIÈRE/Père céleste, change mon cœur, afin que ses penchants se tournent davantage vers Toi, en se détachant de l'attrait du monde et de ses convoitises. Au nom de Jésus je prie. Amen.


JOUR 2 / L'AMOUR DU POUVOIR.


De ce que nous avons vu en introduction, on peut dire que l'amour du monde consiste à aimer tout ce que Dieu a créé (que cela ait été perverti ou pas) plus que Dieu lui-même, ou alors tout en rejetant Dieu (ce qui, au final, revient au même). Par exemple, le pouvoir royal. Dieu est un grand Roi (Psaume 95.3) ; en tant que tel, il n'a aucun problème avec la royauté et tout ce qui tourne autour. D'ailleurs, il a établi, au long de l'histoire, des rois sur des peuples, en particulier sur ceux qui choisissaient de le suivre. Cependant, la soif de pouvoir a détourné beaucoup de rois et de gouvernants des bons plans de Dieu. Au final, ils l'ont abandonné et, dans leur attitude, cela s'est vu. C'était le cas de Jéroboam (dit Jéroboam Ier), à qui Dieu avait donné la royauté sur dix tribus d'Israël (Israël du Nord). Il finit par abandonner Dieu, se façonnant de faux dieux sous la forme de veaux d'or qui furent une occasion de chute pour le peuple.

1 Rois 12.26-33 : « 26 Jéroboam dit en son cœur : Le royaume pourrait bien maintenant retourner à la maison de David. 27 Si ce peuple monte à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l'Éternel, le cœur de ce peuple retournera à son seigneur, à Roboam, roi de Juda, et ils me tueront et retourneront à Roboam, roi de Juda. 28 Après s'être consulté, le roi fit deux veaux d'or, et il dit au peuple : Assez longtemps vous êtes montés à Jérusalem ; Israël ! voici ton Dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte. 29 Il plaça l'un de ces veaux à Béthel, et il mit l'autre à Dan. 30 Ce fut là une occasion de péché. Le peuple alla devant l'un des veaux jusqu'à Dan. 31 Jéroboam fit une maison de hauts lieux, et il créa des sacrificateurs pris parmi tout le peuple et n'appartenant point aux fils de Lévi. 32 Il établit une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qui se célébrait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l'autel. Voici ce qu'il fit à Béthel afin que l'on sacrifiât aux veaux qu'il avait faits. Il plaça à Béthel les prêtres des hauts lieux qu'il avait élevés. »

Autrement dit, Jéroboam s'est mis à adorer le diable parce qu'il craignait de perdre le pouvoir royal. Il ne fit pas confiance à Dieu, qui l'avait pourtant établi roi ; il aima plus le pouvoir que Dieu. Dans son cas, voilà en quoi avait consisté l'amour du monde.

Satan tente beaucoup de leaders de la même manière, et le Seigneur Jésus n'y a pas échappé ; mais lui vainquit cette tentation.

Matthieu 4.8-11 : « 8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, 9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores. 10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. 11 Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient. »

Si Jésus avait eu l'amour du monde avec sa vaine gloire, il aurait adoré le diable. Derrière l'amour du monde, il y a donc l'adoration du prince du monde qui est Satan. Et comme l'on finit toujours par ressembler à celui qu'on adore, l'on finira par ressembler au diable en l'adorant consciemment ou non, et l'on partagera son sort final.

Apocalypse 20.10 : « Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. »

Le péché de Jéroboam Ier avait séduit non seulement son peuple, mais aussi plusieurs générations de rois après lui, qui avaient suivi ses pas. Ils n'avaient pas réussi à se détacher de l'adoration des veaux d'or que Jéroboam avait instaurée.


Exemples : Omri, roi d'Israël (1 Rois 16.26), après lui Joram, roi d'Israël (2 Rois 3.3), après lui Joachaz, roi d'Israël (2 Rois 13.2), après lui Jéroboam II, roi d'Israël (2 Rois 14.24), après lui Menahem, roi d'Israël (2 Rois 15.18).


En fait, c'était l'amour du monde (précisément la soif du pouvoir ou des biens matériels que procurait aussi la position royale) qui les en empêchait. Par conséquent, ils ont continué à adorer ces faux dieux. Comme Jéroboam Ier, ils avaient aussi peur de perdre leur pouvoir si le peuple allait adorer à Jérusalem (en Israël du Sud). Ils avaient donc plus aimé le pouvoir que le Dieu qui donne ce pouvoir. Si vous partagez les peurs d'autrui, vous commettrez les mêmes péchés que lui, ou des péchés semblables, et vous risquerez donc de finir comme lui.


PRIÈRE / Père céleste, libère-moi de l'amour du monde, en particulier de la soif du pouvoir. Je veux aussi apprendre à te faire confiance quand tu me bénis, et ne pas avoir peur de perdre ce que tu m'as gracieusement donné. Donne-moi de t'aimer Toi plus que la bénédiction que tu donnes. Au Nom de Jésus, je prie. AMEN.

 JOUR 3 / L'AMOUR DU MONDE EST ÉCLECTIQUE (1)


L'amour pour Dieu est exclusif, mais l'amour du monde est éclectique. Ce qui est éclectique manque d'exclusivité. Le mot « éclectisme » renvoie, en effet, à une tendance à adopter plusieurs voies diverses, tant qu'elles nous plaisent. Selon le contexte, cette notion peut donc être positive ou négative.


Pour ce qui est de l'amour pour Dieu, on ne peut se permettre d'être éclectique, c'est-à-dire de se disperser ; sinon, nous tombons obligatoirement dans l'adultère. Plus vous grandissez avec Dieu, plus il doit prendre la seule place qui existe sur le trône de votre cœur, de telle sorte que ce que vous aimerez ne sera que la conséquence de l'amour que vous avez pour Dieu. Par exemple, vous aimerez votre femme en lui restant fidèle parce que l'amour de Dieu à son égard vous aura envahi. Autrement dit, vous aimerez votre femme de l'amour de Dieu, ce qui est beaucoup plus profond qu'un simple amour sentimental.


En revanche, si vous aimez Dieu et le monde en même temps, vous vous faites ennemi de Dieu, parce que vous vous comportez comme une personne mariée à un(e) autre. Or avec Dieu, il n'y a pas de polygamie. Ce que nous appelons polygamie ici-bas est, à ses yeux, de l'adultère. D'ailleurs, l'esprit du monde a tendance à légaliser ce qui est illégal dans la sainte alliance de Dieu. Même au niveau humain, il avait donné à Adam une seule femme (Genèse 2.22) pour illustrer cette exclusivité de l'amour dans le mariage, qui est le reflet de l'amour entre Christ et l'Église, son Épouse.


Mais depuis que le monde est sous la domination du diable, c'est le désordre. L'harmonie s'est perdue. Le royaume des ténèbres cherche à tout désorganiser ; il règne dans la race humaine, depuis lors, une grande instabilité dans les trois dimensions : esprit, âme et corps.


Esprit : on adore beaucoup de choses que Dieu a créées, au lieu d'adorer uniquement le Créateur, ce qui serait plus facile. En effet, si vous logez avec le boulanger, vous aurez du pain tous les jours, sans même avoir à vous déplacer constamment. Et vous l'aurez gratuitement en plus. Mais si vous n'aimez que son pain, vous vous déplacerez à chaque fois pour en acheter, vous dépenserez à chaque fois pour vous en procurer, et comme c'est épuisant, vous ne viendrez pas tous les jours. Vous n'aurez donc pas tous les jours votre pain, et pourtant ce pain doit être quotidien.

Matthieu 6.11 : « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien »

En bref, vous ne serez pas dans le repos ; or le repos, c'est ce que la vie en Christ suppose.

Psaumes 23.1-3 : « 1 L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. 2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. 3 Il restaure mon âme […] »
Matthieu 11.28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »

Âme : vous conserverez vos blessures et, par conséquent, que vous vous en rendiez compte ou non, vous blesserez les autres, commettant ainsi péchés sur péchés. En effet, un blessé blesse toujours.

Matthieu 13.15 : « Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, qu'ils ne comprennent de leur cœur, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. »

Corps : vos membres sont mis au service du mal ; en plus, votre corps peut lui aussi demeurer dans la maladie, qui n'est que le reflet d'un dysfonctionnement de l'ordre divin dans notre organisme.

Romains 6.13 : « Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice »
Romains 6.19 : " […] De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté." 
1 Corinthiens 11.29 - 30 : « 29 Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. 30C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. »

C'est ce désordre-là que l'on retrouve dans l'adultère. L'adultère n'est en réalité que l'expression même du désordre dans lequel notre esprit, notre âme et/ou notre corps se trouvent. Au lieu de se concentrer sur un seul point, l'on se disperse à gauche ou à droite. Par exemple, si nous adorons l'affection au lieu d'adorer le Dieu de l'affection, nous nous exposons à tromper notre conjoint dès lors que nous aurons l'impression qu'il ou qu'elle ne nous procure pas d'affection ou ne nous satisfait plus sur ce point. Si nous adorons l'argent au lieu d'adorer le Dieu à qui appartient l'or et l'argent, nous serons capables de livrer notre corps pour recevoir de l'argent. Si nous aimons plus le plaisir sexuel que Dieu, nous finirons par livrer nos membres à la fornication ou à l'adultère pour nous satisfaire. 


L'amour du monde et de ses plaisirs est donc une source de l'adultère. L'amour du monde est source de toute infidélité en général, au-delà même du cadre du mariage ou des relations sentimentales. Ainsi, si vous aimez la reconnaissance des hommes plus que Dieu, vous serez prêts à sacrifier votre loyauté pour embrasser des opportunités qui vous promettent cette gloire. C'est ce qu'avait le devin Balaam. Par amour pour la gloire de ce monde, il était prêt à maudire le peuple de Dieu. 

2 Pierre 2.15 : « Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire de l'iniquité […] ». 

Il en a été de même pour Judas Iscariot. L'amour de l'argent le poussa a la déloyauté envers son maître et Sauveur. 

Matthieu 26.14-16 : « 14Alors l'un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, 15et dit : que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d'argent. 16Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.»

Dans le monde, il est permis d'aller à gauche et à droite en amour. Certains en font même une panacée, estimant que c'est bénéfique pour leurs couples. Mais dans le royaume de Dieu, c'est une abomination, que d'avoir plusieurs amoureux (se) en même temps, que d'être marié et de tromper sa femme ou son mari.


Si vous donnez à Dieu l'exclusivité de votre cœur, vous aurez tout de Lui.

Psaumes 37.4 : « Fais de l'Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire.»

Mais si vous êtes partagé entre Dieu et le monde, vous finirez tôt ou tard, par tout perdre.

Matthieu 6.24 : « Personne ne peut servir deux maîtres, car ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s'attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent.»
Apocalypse 3.15-16 : « 15Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! » 16Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.»

PRIÈRE/Père céleste, je te donne toute la place dans mon cœur. Viens-y régner. Je te prie, au nom de Jésus-Christ. AMEN.

JOUR 4 / L'AMOUR DU MONDE EST ÉCLECTIQUE (2)


Ce qui est valable dans le cadre du mariage l'est aussi sur le plan spirituel. Ainsi, si l'on peut parler d'adultère ou de prostitution sur le plan naturel, il y a également l'adultère spirituel ou la prostitution religieuse ; et ça, c'est le propre du monde.


Dans l'esprit du monde, l'on fait facilement les mélanges dans le domaine religieux : on dira croire en Dieu tout en se livrant à des cultes anti-christ. On dira « je marche avec Jésus », et pourtant, on pratiquera des choses dont nous aurions honte si Jésus revenait aujourd'hui et nous surprenait.


Une fois que vous êtes dans l'alliance de Jésus, vous ne pouvez cautionner une alliance étrangère à celle de Christ, lumière du monde, car la lumière et les ténèbres ne marchent pas ensemble.

Jean 8.12 : « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
2 Corinthiens 6.14-16 : « 14 Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? Ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? 15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? 16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? »

Si, en ayant reçu en vous l'Esprit de Jésus-Christ, vous êtes plus à l'aise avec ceux qui rejettent sa lumière qu'avec ceux qui l'ont reçue comme vous, cela peut être un signe de ce qu'en réalité vous n'appartenez pas vraiment à Christ, ou que vous êtes déjà en train de le rejeter. Du moins, c'est la preuve évidente que vous êtes partagé entre l'amour du monde et l'amour de Dieu, ce qui est de l'adultère spirituel. On ne peut être à l'aise avec les ennemis de Dieu et dire que l'on aime Dieu. On ne peut donner accès à notre vie à des ennemis de Dieu et dire que l'on aime Dieu dont nous sommes le temple.

Jacques 4.4-5 : « 4 Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est synonyme de haine contre Dieu ? Celui donc qui veut être l'ami du monde se fait l'ennemi de Dieu. 5 Croyez-vous que l'Écriture parle sans raison ? C'est avec jalousie que Dieu aime l'Esprit qui habite en nous. »

C'était cette prostitution spirituelle qui sévissait en Israël, précisément en Samarie, à l'époque du roi Achab, et qui avait poussé Dieu à leur priver de pluie pendant trois ans et demi. Lorsque le prophète Élie, sur ordre de Dieu, revint en Samarie pour la restauration du culte au vrai Dieu, il réprimanda les Israélites qui jouaient sur deux fronts religieux.

1 Rois 18.21 : « Alors Élie s'approcha de tout le peuple et dit : Jusqu'à quand aurez-vous un comportement boiteux ? Si c'est l'Éternel qui est Dieu, suivez-le ! Si c'est Baal, suivez-le ! Le peuple ne lui répondit rien. »

C'était une invitation à faire un choix clair, car Dieu a besoin de connaître votre position exacte : ou vous le suivez en lui obéissant, ou vous suivez la voix étrangère en lui obéissant. Tant que nous sommes claudicants, Dieu ne peut pas facilement agir dans notre vie, car nous l'en empêchons par notre instabilité. Et c'est ce qui produit finalement la sècheresse spirituelle, comme à l'époque du roi Achab où il n'y avait plus de pluie pour arroser les terres.


On voit d'ailleurs l'image de l'adultère spirituel au tout début de la création de la ville de Samarie. Les nouvelles populations qui s'y étaient installées après l'exil des Israélites en Assyrie ne donnaient pas l'exclusivité à Dieu. Elles adoraient Dieu et en même temps conservaient leurs traditions religieuses.


2 Rois 17.24-41 : « 24 Le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d'Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d'Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes. 25 Lorsqu'ils commencèrent à y habiter, ils ne craignaient pas l'Éternel, et l'Éternel envoya contre eux des lions qui les tuaient.
26 On dit au roi d'Assyrie : Les nations que tu as transportées et établies dans les villes de Samarie ne connaissent pas la manière de servir le dieu du pays, et il a envoyé contre elles des lions qui les font mourir, parce qu'elles ne connaissent pas la manière de servir le dieu du pays.
27 Le roi d'Assyrie donna cet ordre : Faites-y aller l'un des prêtres que vous avez emmenés de là en captivité ; qu'il parte pour s'y établir, et qu'il leur enseigne la manière de servir le dieu du pays.
28 Un des prêtres qui avaient été emmenés captifs de Samarie vint s'établir à Béthel, et leur enseigna comment ils devaient craindre l'Éternel.
29 Mais les nations firent chacune leurs dieux dans les villes qu'elles habitaient, et les placèrent dans les maisons des hauts lieux bâties par les Samaritains. 30 Les gens de Babylone firent Succoth Benoth, les gens de Cuth firent Nergal, les gens de Hamath firent Aschima, 31 ceux d'Avva firent Nibchaz et Tharthak ; ceux de Sepharvaïm brûlaient leurs enfants par le feu en l'honneur d'Adrammélec et d'Anammélec, dieux de Sepharvaïm.
32 Ils craignaient aussi l'Éternel, et ils se créèrent des prêtres des hauts lieux pris parmi tout le peuple : ces prêtres offraient pour eux des sacrifices dans les maisons des hauts lieux.
33 Ainsi ils craignaient l'Éternel, et ils servaient en même temps leurs dieux d'après la coutume des nations d'où on les avait transportés.
34 Ils suivent encore aujourd'hui leurs premiers usages : ils ne craignent point l'Éternel, et ils ne se conforment ni à leurs lois et à leurs ordonnances, ni à la loi et aux commandements prescrits par l'Éternel aux enfants de Jacob qu'il appela du nom d'Israël.
35 L'Éternel avait fait alliance avec eux, et leur avait donné cet ordre : Vous ne craindrez point d'autres dieux ; vous ne vous prosternerez point devant eux, vous ne les servirez point, et vous ne leur offrirez point de sacrifices. 36 Mais vous craindrez l'Éternel, qui vous a fait monter du pays d'Égypte avec une grande puissance et à bras étendu ; c'est devant lui que vous vous prosternerez, et c'est à lui que vous offrirez des sacrifices. 37 Vous observerez et mettrez toujours en pratique les préceptes, les ordonnances, la loi et les commandements qu'il a écrits pour vous, et vous ne craindrez point d'autres dieux.
38 Vous n'oublierez pas l'alliance que j'ai faite avec vous, et vous ne craindrez point d'autres dieux. 39 Mais vous craindrez l'Éternel, votre Dieu ; et il vous délivrera de la main de tous vos ennemis.
40 Et ils n'ont point obéi, et ils ont suivi leurs premiers usages. 41 Ces nations craignaient l'Éternel et servaient leurs images ; et leurs enfants et les enfants de leurs enfants font jusqu'à ce jour ce que leurs pères ont fait. »

PRIÈRE/Père céleste, accorde-moi un cœur intègre devant Toi en rejetant les mélanges religieux. Je te demande pardon pour toute forme de prostitution spirituelle à laquelle je me suis livré(e). Je choisis de te donner désormais l'exclusivité des cultes que je rendrai. Change mon cœur, et remplis-moi de ton Saint-Esprit. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.


 JOUR 5/ L'AMOUR DU MONDE, UN AVEUGLEMENT

2 Corinthiens 4.4 : « […] Le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. »

Dès qu'une personne se soumet à Satan, il aveugle son intelligence, car pour pouvoir être accepté dans le monde qu'il gouverne, il faut être aveugle. Le diable est le prince des aveugles et de l'aveuglement. Chaque fois que vous refusez donc de voir les choses en face, telles qu'elles sont, vous êtes quelque part encore soumis au prince de ce siècle qui aveugle. En effet, dans le monde, l'on n'aime pas la lumière de la connaissance de Dieu, l'on n'aime pas sa vérité, et pourtant, c'est elle seule qui libère.

Jean 8.32 : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »

C'est pourquoi Dieu a dit :

« Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance […] » (Osée 4.6).

Dans le contexte de ce dernier verset, Israël n'avait pas la connaissance, non pas parce que cette connaissance n'était pas disponible, mais parce qu'elle était rejetée. C'est pourquoi Dieu ajoute :

« […] Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j'oublierai aussi tes enfants. » (Osée 4.6).

Il y a donc une haine de la sainte connaissance dans l'esprit du monde.

Proverbes 1.20-23 : « 20 La sagesse crie dans les rues, elle parle tout haut sur les places, 21 elle appelle à l'entrée des endroits bruyants. Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : 22 « Jusqu'à quand, vous qui manquez d’expérience, aimerez-vous la naïveté ? Jusqu'à quand les moqueurs trouveront-ils leur plaisir dans la moquerie et les hommes stupides détesteront-ils la connaissance ? 23 Revenez pour écouter mes reproches ! Je veux déverser mon Esprit sur vous, je veux vous faire connaître mes paroles. »

D'où vient cette haine de la sainte connaissance de Dieu dans le monde ?


Eh bien, du fait que cette saine connaissance révèle les iniquités cachées qu'il y a dans les cœurs en proie à l'esprit du monde. Nous revenons sur ce que nous disions tantôt dans notre propos introductif, en rappelant ces paroles de Jésus :

Jean 3.19 : « […] la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

Cela fait penser à une personne qui refuse de se faire opérer parce qu'elle a peur de la douleur de l'opération, ou parce qu'elle a peur de perdre une aptitude physique suite à l'opération, aptitude qui lui permettait de se livrer à une passion qu'elle aime beaucoup (Ex. : faire du vélo, chanter, danser, etc.). Et pourtant, l'opération lui permettrait de retirer un mal en elle. Mais la personne préfère rester avec son mal, plutôt que de traverser l'épreuve de l'opération. Or, Jésus a dit :

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5.29-30).

L'idée n'est pas ici d'affirmer que les opérations chirurgicales sont le meilleur moyen au monde pour sortir d'une maladie (car beaucoup s'en sortent autrement), mais tout simplement de se servir de cette image pour illustrer une réalité spirituelle que vivent de nombreuses personnes. S'abandonner à Christ en buvant sa sainte connaissance nous fera passer par les opérations chirurgicales de Dieu. Il y a des choses que nous allons probablement perdre ; mais si nous aimons ces choses plus que Dieu, nous éviterons de nous faire opérer par Dieu, et nous conserverons donc en nous le mal. Autrement dit, l'amour du monde vous fera fuir la guérison de Dieu, ce qui finira par nous perdre, parce que nous aurons refusé de perdre quelque chose qui nous est cher.

Matthieu 10.39 (parole de Jésus) : « Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. »

Nous terminons avec ces propos du Seigneur Jésus à l'église de Laodicée dans le livre de l'Apocalypse.

« Je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » (Apocalypse 3.18).

PRIÈRE/Seigneur Jésus, toi qui es la lumière du monde (Jean 8.12), toi qui es venu pour ouvrir les yeux des aveugles (Luc 4.18, Jean 9.39 [3]), ouvre mes yeux, ouvre mon intelligence, afin que je voie ta gloire briller dans mon cœur. AMEN.

JOUR 6 / L'ESPRIT DU MONDE N'AIME PAS L'HOMME.


L'esprit du monde n'aime ni Dieu, ni l'être humain fait à l'image de Dieu. En effet, il est dit pour identifier l'esprit de l'adversaire de Dieu :

1 Jean 4.2-3 : « 2 Voici comment vous reconnaîtrez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui reconnaît en Jésus le Christ venu en chair et en os dans ce monde vient de Dieu. 3 Tout esprit, par contre, qui ne reconnaît pas ce Jésus-là ne vient pas de Dieu. C'est là l'esprit de l'antichrist dont vous avez entendu annoncer la venue. […] »

Tout esprit qui rejette donc l'humanité de Jésus, qui refuse de reconnaître que Jésus est devenu un être humain, de Dieu qu'il est, est de l'antéchrist. Cet esprit n'est pas de Dieu.

La raison en est toute simple : l'esprit du monde n'aime pas Dieu, et il n'aime pas non plus l'être humain fait à l'image de Dieu. Quand bien même il dit promouvoir l'humanité, c'est un mensonge. Car s'il aimait vraiment l'être humain, il agirait en tout point pour ses intérêts ; il l'aiderait à retrouver sa divine identité. Or, justement, c'est ce qu'il ne veut pas. Il ne veut pas que l'Homme soit réconcilié avec Celui seul de qui il tire sa véritable identité, Dieu. Aussi lui propose-t-il tout un tas d'options différentes où l'Homme trouverait soi-disant son identité. Le but est en réalité de l'éloigner le plus possible de son identité divine. C'est pourquoi le monde hait Jésus-Christ, qui est à la fois Dieu et à la fois homme. C'est en réalité ce que nous, êtres humains, sommes appelés à être. Tous ceux qui reçoivent l'Esprit de Christ retrouvent leur divine identité en même temps qu'ils sont humains. C'est cela même le sens de « fils de Dieu ».


Si l'on peut nier de manière verbale l'humanité de Jésus fils de Dieu, l'on peut aussi le faire par notre attitude, de manière plus subtile et hypocrite. En effet, certains semblent reconnaître avec leurs lèvres que Jésus est Dieu et qu'il s'est fait homme. Cependant, lorsque l'Esprit de Jésus se manifeste en un être humain comme eux, ils le rejettent, juste parce que cette personne est un être humain comme eux. Pour eux, si Dieu ne leur parle pas directement du haut de son ciel, ils refusent d'entendre sa voix lorsqu'il parle au travers d'une autre personne qui est sur terre, près d'eux. Ils refusent de se soumettre à Dieu lorsqu'il passe par un autre pour les bénir, les éduquer, les former, pire, les reprendre. C'est encore là une manifestation de la haine contre l'Homme. Il est donc tout à fait logique que dans le même passage, l'apôtre Jean dise :

« Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (1 Jean 4.20)

C'est cela qui avait valu à Jésus le rejet de ses contemporains. Ils n'admettaient pas que Dieu puisse se manifester au travers d'une personne humaine comme eux. Dans leur esprit, il y a une franche séparation entre Dieu et eux, une séparation de par leur nature. Dieu est dans sa nature et eux dans la leur, qui est différente, et cela leur convient parfaitement. Mais cette séparation, Christ est justement venu l'abolir afin que nous soyons réconciliés avec Dieu. Ainsi, chaque fois que nous rejetons le Saint-Esprit qui se manifeste au travers d'un être humain comme nous, nous agissons exactement comme ces contemporains de Jésus qui disaient aimer Dieu, mais en réalité, rejetaient la réconciliation avec Lui. L'humanité de Jésus, Fils de Dieu, qui s'exprime encore aujourd'hui au travers des uns et des autres en qui son Esprit parle et agit pour nous faire du bien, est la clef de notre délivrance. La rejeter, c'est choisir la mort.


Celui qui n'aime pas l'être humain rejette sa propre humanité. Dans ce sens, on comprend pourquoi il ne peut que marcher dans la haine. En effet, Dieu dit d'aimer son prochain comme soi-même. Pour aimer son prochain, il faut donc d'abord s'aimer soi-même. Or, il est impossible de haïr sa propre nature humaine et d'aimer les autres en même temps. En revanche, en s'aimant soi-même, il devient plus facile d'aimer les autres parce que nous nous reconnaissons en eux, ou mieux, nous reconnaissons l'image de notre Père céleste en eux.


⚠️ Attention à ce piège.


La haine de l'être humain s'exprime également au travers de la haine des genres. Par exemple, lorsque vous détestez les hommes, pour une raison quelconque, vous marchez dans la haine. L'amour de Dieu ne peut demeurer en vous, et vous êtes sous l'emprise de l'esprit du monde qui par essence déteste l'être humain.


Lorsque vous méprisez les femmes, c'est pareil, car vous êtes également en train de haïr des êtres humains. Idem pour les enfants, pour les personnes âgées, pour les personnes de telle couleur de peau, de telle culture, de telle morphologie, de telle confession religieuse, de tel mouvement politique, de tel niveau social (riches ou moins riches), du moment où ce sont des êtres humains qui sont en cause. Toute haine d'une catégorie quelconque d'être humain ne vient pas de Dieu. C'est l'esprit de l'antéchrist, l'esprit du monde. Cet esprit vous donnera plein de prétextes pour vous soumettre à sa volonté, car pour pouvoir vivre dans son monde, il vous faut absolument haïr l'être humain ; que ce soient tous les êtres humains, ou quelques-uns, cela revient au même spirituellement parlant, puisque l'amour de Dieu ne pourra demeurer en vous dans l'une ou l'autre situation. Alors, faisons attention aux blessures, qui sont l'un des principaux prétextes pour laisser libre cours à la haine de l'Homme. Lorsque l'amour de Dieu demeure en nous, il nous fera toujours pardonner ceux qui nous ont fait du mal. Et en pardonnant, nous nous préservons d'un grand nombre de péchés, en même temps que nous nous protégeons de l'esprit du monde. N'oublions pas : si nous avons vraiment l'Esprit saint de Jésus-Christ, nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde.

Jean 15.19 : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. »
Jean 17.14-16 : « 14 Je (Jésus) leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. […] 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. »

PRIÈRE / Père céleste, je crois que Jésus-Christ est ton Fils, qu'il est Dieu comme Toi, tu es Dieu, et qu'en l'acceptant comme celui qui me sauve de mes péchés, et qui est seigneur de ma vie, je reçois également cette divine nature que j'avais perdue à cause du péché, conformément à ta parole : « 23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3.23-24).

JOUR 7/PRIÈRES-PROCLAMATIONS


Je déclare, au nom de Jésus-Christ :


je choisis d'aimer Dieu, et je renonce à l'attrait du monde et de toutes ses convoitises


je choisis de me positionner clairement pour Dieu en croyant en sa parole, ses promesses, et en renonçant à l'incrédulité sous toutes ses formes


je renonce à toute forme de haine de quelque catégorie humaine que ce soit : les pères, les mères, les hommes, les femmes, les enfants, les personnes de telle morphologie, telle couleur de peau, de tel statut social, de telle origine, confession religieuse, parti politique, église, famille, etc.


je choisis de pardonner à ceux qui m'ont offensé comme Dieu lui-même m'a pardonné toutes mes offenses ;


je laisse le Saint-Esprit de Dieu me guérir de toutes blessures intérieures qui me font haïr mon prochain ;


je renonce à l'amour des biens matériels, et du pouvoir, car Dieu lui-même pourvoit à tous mes besoins ;


je crois que Jésus est le Fils de Dieu qui s'est fait homme pour porter mes péchés à la croix. De même, j'ai la nature divine en Jésus-Christ qui m'a donné sa justice, non pas à cause de mes bonnes œuvres, mais à cause de sa grâce dans ma vie.


Amen.



[3] Luc 4.18 : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés »

Jean 9.39 : « Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.»

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