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QUE VOTRE AMOUR POUR DIEU SOIT PLUS GRAND QUE VOTRE AMOUR POUR LE PEUPLE.

il y a 1 jour
4 min de lecture

Dieu a dit :


« Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. » (Exode 20.3)

Tout ce qui prend la place de Dieu dans notre cœur devient en réalité notre dieu, même si nous ne l'appelons pas ainsi. Cela peut être notre famille, notre travail, une activité quelconque, l'argent, et, en particulier pour ceux qui sont appelés à gouverner sur un peuple, l'amour du peuple.


Aimer son peuple est une très bonne chose, et cela est même capital pour pouvoir être un bon dirigeant. En effet, un gouvernant qui n'aime pas le peuple qu'il gouverne ne saura travailler pour son bien. Au contraire, il le vendra au diable tôt ou tard. Mais lorsque cet amour pour le peuple surpasse l'amour que nous devons avoir pour Dieu, qui est au-dessus du peuple, nous sommes sûrs de faire des erreurs ; malgré nous, nous travaillerons un jour contre les intérêts du peuple que nous voulons servir. Ainsi dit, aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée, c'est la seule garantie pour un gouvernant, de travailler à 100 % en faveur du peuple que Dieu lui a confié. C'est ce qui avait valu à David d'être en même temps l'homme selon le cœur de Dieu qu'il a été, et le roi illustre dont le témoignage illumine encore aujourd'hui les générations.


En revanche, la soif du pouvoir fera que nous aimerons le peuple plus que Dieu parce que nous nous serons convaincus que le pouvoir vient du peuple. Or le véritable pouvoir vient de Dieu. Celui qui vient du peuple est un pouvoir fragile ; il ne tiendra pas devant certaines secousses, qui sont inévitables. C'est donc un pouvoir instable, parce qu'il varie selon les circonstances. Mais le pouvoir que Dieu vous donne est stable. C'est pourquoi un gouvernant sage devrait aimer Dieu plus que le peuple ; cela le mettra à l'abri de la soif du pouvoir.


Le roi Saül avait désobéi à Dieu parce qu'il avait eu peur du peuple, dont il craignait de perdre les faveurs ; mais cela lui a fait perdre sa royauté, finalement.


1 Samuel 15.24 : « Alors Saül dit à Samuel : « J'ai péché, car j'ai enfreint l'ordre de l'Eternel et tes paroles. J'ai eu peur du peuple et je l'ai écouté. »

D'ailleurs, c'est un zèle patriotique qui rompit l'alliance que les Israélites avaient faite avec les Gabaonites, et cela entraîna une grave crise après sa mort.


2 Samuel 21.1-2 : « 1 Du temps de David, il y eut une famine qui dura trois ans. David chercha la face de l'Eternel, et l'Eternel dit : C'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, c'est parce qu'il a fait périr les Gabaonites. 2 Le roi appela les Gabaonites pour leur parler. - Les Gabaonites n'étaient point d'entre les enfants d'Israël, mais c'était un reste des Amoréens ; les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par un serment, et néanmoins Saül avait voulu les frapper, dans son zèle pour les enfants d'Israël et de Juda »

Ponce Pilate avait abandonné Jésus par peur du peuple.


Matthieu 27.20-24 : « 20 Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. 21 Le gouverneur prenant la parole, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Ils répondirent : Barabbas. 22 Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Christ ? Tous répondirent : Qu'il soit crucifié ! 23 Le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Qu'il soit crucifié ! 24 Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. »

Hérode avait fait tuer le prophète Jean-Baptiste pour plaire au peuple.


Marc 6.25-27 : « 25 Aussitôt la jeune fille se hâta de retourner auprès du roi pour lui exprimer son vœu en ces termes : Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste. 26 Le roi en fut consterné, mais à cause de son serment et de ses invités, il ne voulut pas le lui refuser. 27 Il envoya donc aussitôt un garde en lui ordonnant de rapporter la tête de Jean. Celui-ci s'en alla décapiter Jean dans la prison. »

Le même Hérode maltraita d'ailleurs une fois de plus les membres de l'Eglise primitive, toujours pour faire plaisir à son peuple.


Actes 1.1-3 : « 1 Vers le même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l'Eglise, 2 et il fit mourir par l'épée Jacques, frère de Jean. 3 Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. »

La peur du peuple nous induit en erreur, nous rend meurtriers, menteurs, traîtres.


N'ayons pas peur du peuple même s'il redouble de cris contre nous, alors que nous sommes en train de faire la bonne chose aux yeux de Dieu. Mais ayons plutôt la crainte de Dieu, beaucoup plus puissant que le peuple. En apprenant à l'aimer plus que tout, on saura vraiment aimer le peuple d'un amour saint et non d'un amour idolâtre, ce qui nous emprisonne. Or c'est à la liberté que Christ nous a appelés (Galates 5.13).


Matthieu 10.28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. »

PRIERE/Père céleste, fais-moi t'aimer toi plus que mes compatriotes, car tu es au-dessus de tout, et le véritable pouvoir ne vient que de toi. C'est Toi qui saura m'apprendre comment diriger, comment mener à bien la mission auprès du peuple que tu m'as confié. Au nom de Jésus je prie. AMEN.

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