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LES DÉCRETS DE DIEU


INTRODUCTION.

Lorsque nous parlons de décrets, nous faisons allusion aux décisions de personnes exerçant une certaine autorité dans un territoire donné, dans le cadre de leurs compétences. En principe, ce qui est décrété doit être exécuté impérativement parce qu'il est revêtu de la puissance publique. Sa violation entraîne des sanctions auxquelles personne en temps normal ne souhaiterait être exposé. S'il en est ainsi au niveau simplement humain, imaginons l'importance et la grandeur des choses au niveau divin. Dieu, le Tout-puissant, maître de l'univers, créateur de toute chose, libère lui aussi des décrets. Grâce à ces décrets, le soleil ne nous tombe pas sur la tête, pour ne citer qu'un exemple. Ce sont donc les décrets de Dieu qui maintiennent l'univers dans l'harmonie que nous lui reconnaissons.

Mais les décrets de Dieu ne concernent pas uniquement les phénomènes naturels. Ils touchent également à la vie des hommes et des femmes que nous sommes. Nous sommes pleinement concernés par ce que Dieu décrète dans les cieux et sur la terre, et nous pouvons même participer à leur libération !

C'est l'objet de notre sujet de prière et de jeûne de ce mois de février.

PROPULSION SPIRITUELLE FÉVRIER 2026, C'EST PARTI!

JOUR 1/LES DÉCRETS DE DIEU S'EXÉCUTERONT.

Ce que Dieu a décrété, prendra effet. Cela s'accomplira assurément, et nous-mêmes nous devons le croire. Il nous arrive très souvent d'être zélés pour déclarer la parole de Dieu, et pourtant, au fond de notre cœur, nous n'y croyons pas vraiment. Or il ne suffit pas de «dire» la parole pour qu'elle se réalise; il faut aussi que nous y mettions notre foi, car Jésus a dit :

« […] si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11.40)
«[…] Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu'un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrive, il le verra s'accomplir» (Marc 11.23)

Voici quelques versets que nous pouvons déclarer avec foi, à propos de l'accomplissement certain des décrets de Dieu.

➡️Je déclare :
Psaumes 33.8-11 : «8Que toute la terre craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant lui ! 9Car il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe. 10L'Éternel renverse les desseins des nations, Il anéantit les projets des peuples ; 11Les desseins de l'Éternel subsistent à toujours, Et les projets de son cœur, de génération en génération.»
Proverbes 19.21 : « Il y a dans le cœur de l'homme beaucoup de projets, Mais c'est le dessein de l'Éternel qui s'accomplit.»
Proverbes 21.30 : « Il n'y a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil qui tienne contre l'Eternel.»

Dieu a fait une promesse irrévocable à Abraham en lui faisant le serment qu'il sera comblé de bénédictions et qu'il aura une grande descendance. Or, un serment met fin à toute contestation (Hébreux 6.16). C'est l'affirmation ou la promesse solennelle faite en invoquant un être ou un objet sacré, une valeur morale reconnue [1]. D'ailleurs, étymologiquement, le mot "serment" est issu du latin sacramentum (« serment ») et, en latin chrétien, « sacrement » [2]. Dans tous les cas, le serment fait allusion à quelque chose de sacré. Lorsque Dieu fait donc le serment à Abraham de le bénir et de multiplier sa descendance, on peut croire en le caractère irrévocable de sa décision. Assurément, elle s'accomplira.

Hébreux 6.17 : « C’est pourquoi Dieu, voulant montrer plus clairement encore aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, est intervenu par un serment.»

Tout fils d'Abraham par foi est au bénéfice de cette grâce, d'autant plus que nous avons dans la nouvelle alliance, le serment le plus puissant : le sang de Jésus, qui est l'Amen de Dieu.

"19Car Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que moi-même comme Silas et Timothée nous avons proclamé parmi vous, n’a pas été à la fois oui et non. En lui était le oui : 20car c’est en lui que Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce par lui que nous disons « oui », « amen », pour que la gloire revienne à Dieu." (2 corinthiens 1.19-20)
➡️Je déclare Seigneur Dieu que tes promesses dans ma vie sont irrévocables; tu les accompliras, car en Jésus-Christ, tu as dit "oui" de façon solennelle. C'est donc également en Jésus-Christ, que je te dis Père, "oui, amen" à toutes tes décrets dans ma vie.

Dieu dit :

« […] Mes arrêts subsisteront, Et j'exécuterai toute ma volonté.» (Ésaïe 46.10)
➡️Je déclare au nom de Jésus-Christ, que les desseins de mon Père céleste subsisteront, et qu'il exécutera toute sa volonté. Les choses se passeront uniquement comme il le désirera. Amen.

JOUR 2/LA PRÉEMINENCE DES DÉCRETS DE DIEU.

Dieu est premier en tout, et même dans la libération de ses décrets. Il les libère longtemps en avance pour exécuter sa volonté, afin qu'on n'attribue pas aux idoles ou à nous-mêmes, la gloire de ses prédictions ou de la réalisation de ses décrets.

Ésaïe 48.3 : « Dès longtemps j'ai fait les premières prédictions, Elles sont sorties de ma bouche, et je les ai publiées : Soudain j'ai agi, et elles se sont accomplies.»
Ésaïe 48.5 : «Je t'ai annoncé dès longtemps ces choses, je te les ai déclarées avant qu'elles arrivassent, Afin que tu ne dises pas : C'est mon idole qui les a faites, C'est mon image taillée ou mon image en fonte qui les a ordonnées.»

Le diable fait souvent croire qu'il a été le premier à réaliser telle chose, à établir telle loi, à instituer tel ordre, de telle sorte que lorsque la lumière de Dieu parait dans un lieu rempli de ténèbres, les hommes ont du mal à accepter cette lumière, parce qu'ils pensent ainsi trahir « le premier ordre établi ». Mais en réalité, ce qui nous paraissait être le premier ordre établi, le premier système, et qui est pourtant contraire au système de Dieu, n'a jamais été le premier système. C'est un mensonge dans lequel l'on est tombé par ignorance. La vérité est que Dieu avait instauré longtemps en avance un système qui a dû être abandonné et remplacé peu à peu par des traditions contraires, et avec le temps, ces dernières sont passées pour être les premières instituées.

Dans Ésaïe 51.4, Dieu dit :

« […] La loi sortira de moi, et j'établirai ma loi pour être la lumière des peuples.» 

Si la loi sort de l'Eternel, c'est qu'elle ne sort pas de l'Homme, fut-ce t-il ancêtre. La loi de Dieu a préexisté à toutes les traditions humaines et ancestrales. Si une coutume humaine n'est pas conforme à la loi de Dieu, c'est qu'elle s'est érigée en rébellion contre la loi de Dieu qui était là avant elle. Même dans les contrées les plus éloignées, qu'on a taxée de "sauvages" ou qui ont été colonisées par d'autres peuples, la loi de Dieu y avait forcément un jour existé, et même préexisté avant que ne soient instituées par la suite, avec le temps, des coutumes qui lui sont contraires. On pourrait donc dire que ce n'est pas tant les colonisations ou toute autre formes d'hégémonie politiques qui aurait inauguré le message du salut par la foi, et la loi divine en général, car Dieu ne peut sacrifier des générations de personnes en les maintenant dans l'ignorance de sa vérité, en attendant un missionnaire. Même en l'absence de missionnaires étrangers, Dieu est capable de se révéler à celui qui le cherche, même dans un peuple lointain. C'est ainsi qu'Il a dit dans Ésaïe 59.15 -16 :

«[…] L'Éternel voit, d'un regard indigné, Qu'il n'y a plus de droiture. Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède ; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d'appui.»

Il dit encore, à propos de son jour de vengeance pour son peuple :

«J'ai été seul à fouler au pressoir, Et nul homme d'entre les peuples n'était avec moi ; Je les ai foulés dans ma colère, Je les ai écrasés dans ma fureur[…]» (Ésaïe 63.3)
« Je regardais, et personne pour m'aider ; J'étais étonné, et personne pour me soutenir ; Alors mon bras m'a été en aide, Et ma fureur m'a servi d'appui.» (Ésaïe 63.5)

Dieu aime passer par l'Homme pour exécuter ses plans, en particulier lorsque les voies de la justice sont méprisées. Mais en lisant les deux passages ci-dessus, on voit qu'il peut arriver que Dieu ne trouve personne par qui passer dans une communauté pour agir au travers de cette personne (« J'ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d'entre les peuples n'était avec moi» ; [Esaïe 63.3] ; « personne pour m'aider » , « personne pour me soutenir » [Ésaïe 63.3]). Alors, il s'appuie sur Lui-même (« mon bras m'a été en aide » ; Esaïe 63.5) ; et son indignation devant la justice bafouées lui sera suffisante pour intervenir (« Et ma fureur m'a servi d'appui » ; Esaïe 63.5).

Quelque soit le peuple, quelque soit le lieu, Dieu protège les sentiers de la justice afin de donner le salut aux hommes droits, et la protection à celui qui est intègre.

Proverbes 2.7-8 : « Il tient en réserve le salut pour les hommes droits, Un bouclier pour ceux qui marchent dans l'intégrité, 8En protégeant les sentiers de la justice […]»

À titre d'exemple, nous pensons à Corneille, le centurion romain chez qui Pierre avait prêché l'évangile de Jésus-Christ. Il n'était pas encore sauvé, puisqu'il n'avait pas encore abandonné sa vie à Jésus-Christ. Cependant, il pratiquait la piété, la prière et l'aumône. Il y avait en lui une certaine crainte de Dieu, et un désir de faire ce qui est juste à ses yeux. Cela avait touché le cœur de Dieu, qui lui envoya donc Pierre pour le conduire au salut.

Actes 10.1-5 : « Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. 2Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d'aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. 3Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit : Corneille ! 4Les regards fixés sur lui, et saisi d'effroi, il répondit : Qu'est-ce, Seigneur ? Et l'ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s'en est souvenu. 5Envoie maintenant des hommes à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre »

D'ailleurs, au travers de cette expérience, Pierre avait réalisé ceci :

« […] En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable

On peut encore penser à Nathanaël dont le Seigneur Jésus avait reconnu la droiture en disant :

«[…] Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude.» (Jean 1.47)

Et pourtant, Nathanaël n'était même pas encore son disciple; d'ailleurs, il l'avait même méprisé au départ à cause de son origine nazaréenne.

Jean 1.45-46 : « Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ?[…] » 

Nathanaël avait eu l'attitude d'une personne qu'on aurait peut-être qualifiée aujourd'hui de « raciste » ou de « tribaliste ». Cependant, il avait au moins cette qualité de ce qu'il haïssait la fraude et aimait la droiture. Nous ne sommes pas parfaits, bien au contraire, nous avons tous des défauts ; et c'est encore pire lorsque nous ne sommes pas encore dans la sainte alliance de Jésus-Christ dans laquelle notre esprit sera régénéré, et notre âme purifiée. Néanmoins, lorsqu'une personne quelle qu'elle soit, essaie de marcher dans la droiture et l'intégrité, cela plaît à Dieu. Il y est sensible, parce qu'une telle attitude prédispose à recevoir le salut de Jésus-Christ. Les personnes qui aiment la vérité auront moins de mal à accepter Jésus comme étant la vérité, et donc à être sauvées de leurs péchés. C'est dans ce sens que Jean-Baptiste qui était venu préparer le chemin pour Jésus en disant :

« […] Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.» (Matthieu 3.2)

Jésus avait peu après répété d'ailleurs les mêmes paroles.

« Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.» (Matthieu 4.17)

En conclusion, croyons que quelque soit l'endroit où nous nous trouvons, quelque le contexte religieux où nous sommes, les lois de Dieu y avaient un jour préexisté, même s'il semble que dans cet endroit nul ne fait mention du Dieu vivant. Le diable ou des personnes malveillantes feront tout pour effacer toute traces de Dieu dans leurs cultures, mais celui qui est l'alpha, le commencement, est aussi l'oméga, la fin. Il aura le dernier mot.

PRIÈRE/Père céleste, je crois que tes lois ont toujours préexisté avant toute loi que nous connaissons. S'abandonner à Toi, c'est donc tout simplement revenir aux sources, revenir à ce que nous sommes depuis l'origine des choses. Je déclare que dans ma vie, tu es et resteras toujours le premier. Au nom de Jésus, je prie. Amen.

JOUR 3/AU SERVICE DE DIEU, AU SERVICE DE SES DÉCRETS.

Celui ou celle qui est appelé (e) par Dieu, est appelé (e) à le servir pour l'exécution de ses décrets. Au travers de son ministère, Dieu rendra effectifs les décrets qu'il a prononcés. C'est ce pourquoi il/elle est même sur terre ; il/elle est au service des décrets de Dieu.

➡️Je déclare :
Ésaïe 49.1-3 : « 1Iles, écoutez-moi ! Peuples lointains, soyez attentifs ! L'Eternel m'a appelé dès le ventre de ma mère, il a mentionné mon nom dès avant ma naissance.2Il a rendu ma bouche pareille à une épée tranchante, il m'a couvert de l'ombre de sa main. Il a fait de moi une flèche aiguë, il m'a caché dans son carquois.3Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël[ndlr : Vous pouvez mettre votre nom à la place d'Israel]. Par toi je montrerai ma splendeur. »
Ésaïe 49.5 : « Maintenant l'Eternel parle, lui qui m'a formé dès le ventre de ma mère pour que je sois son serviteur […] »
Ésaïe 49.6 : "Il dit : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d'Israël : *je t'établis pour être la lumière des nations, pour apporter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. »"
Ésaïe 50.4 : « Le Seigneur, l'Éternel, m'a donné une langue exercée, Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j'écoute comme écoutent des disciples.»
Ésaïe 50.10 : «Quiconque parmi vous craint l'Éternel, Qu'il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, Qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, Et qu'il s'appuie sur son Dieu !»

JOUR 4/LES OBSTACLES À LA MANIFESTATION DES DÉCRETS DE DIEU

Ésaïe 59.8-9 : « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, Et il n'y a point de justice dans leurs voies ; Ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix. C'est pourquoi l'arrêt de délivrance est loin de nous, Et le salut ne nous atteint pas (…)»
Ésaïe 58.2 : « Tous les jours ils me cherchent, Ils veulent connaître mes voies ; Comme une nation qui aurait pratiqué la justice Et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, Ils me demandent des arrêts de justice, Ils désirent l'approche de Dieu. -»

Le péché non confessé et abandonné empêche l'exécution des décrets de Dieu dans notre vie, en particulier les décrets de délivrance et de paix.

Voici quelques péchés cités dans Ésaïe 59 où aux versets 1-2, Dieu dit :

« Non, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l'empêchent de vous écouter.»
  • le sang versé ;

  • la mauvaise langue (qui inclut la langue menteuse) ;

  • les plaintes injustes ou malhonnêtes ;

  • les plaidoiries mensongères ;

  • la protection du mal ;

  • les attaques ou la haine contre le juste ou celui qui ne participe pas à ces crimes ;

  • lâcheté, iniquité, violence ;

  • les mauvaises pensées ;

  • l'absence de paix; les sentiers détournés.

Dans Ésaïe 58, Dieu dénonce le jeûne uniquement pour la forme :

  • pendant le jeûne, on continue de s'appuyer sur notre sagesse au lieu de s'appuyer sur celle de Dieu ; il s'agit de faire ce qui nous plaît sans se soucier de savoir si cela est agréable à Dieu ;

Ésaïe 58.3 : « […] Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants […]»
Proverbes 3.5 : « Confie-toi en l'Éternel de tout ton coeur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse »
  • traiter durement ses ouvriers ;

  • querelles et disputes, violences.

Ésaïe 58.4 (Français courant) : « […] Quand vous jeûnez ainsi, votre prière ne m’atteint pas.»

Or, par nos prières, nous permettons à Dieu de libérer des décrets en notre faveur.

Dieu n'aime pas le formalisme religieux où l'on fait des exercices spirituels sans que notre cœur ne soit vraiment dans l'adoration de sa personne. Ici, on fait les choses pour faire, comme si l'acte religieux en lui-même était suffisant pour satisfaire Dieu. C'est la disposition du cœur qui donne un sens à ce que nous posons comme acte religieux, et non l'inverse.

Dans Ésaïe 66.2, Dieu dit que celui sur qui il porte ses regards, c'est celui qui est humble et qui a l'esprit abattu, sur celui qui fait preuve de respect vis-à-vis de sa parole. Il ajoute en disant :

« Celui qui égorge un bœuf abat un homme, celui qui sacrifie un agneau brise la nuque d’un chien, celui qui présente une offrande verse du sang de porc, celui qui fait brûler de l'encens adore des idoles : tous ceux-là ont choisi de suivre leurs propres voies et trouvent du plaisir dans leurs monstruosités.» (Ésaïe 66.3)

Sur ce passage, précisément, la bible annotée fait ce commentaire : « Le sens est que celui qui offre à Dieu un culte de pure forme, l'outrage aussi gravement que celui qui commet un crime et viole audacieusement la loi. Le rite sans l'adoration du cœur, le sacrifice sans l'obéissance, lui est insupportable. Comparez 1.13-14.» [3]

Effectivement, dans Ésaïe 1.13, Dieu dit :

« Cessez d'apporter de vaines offrandes : J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.»

En un mot, le formalisme religieux empêche Dieu de libérer des décrets de bénédiction en notre faveur, et quand bien même il les aurait libérés, ces décrets n'atteignent pas ceux qui doivent en bénéficier ; ils se tiennent loin d'eux. En effet,

«[…] quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?» (2 corinthiens 6.14)

De plus, le Seigneur Jésus a dit :

« Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.» (Jean 4.23)

Le culte que l'on rend à Dieu est spirituel et non charnel. Cela veut dire qu'il est dirigé uniquement par le Saint-Esprit de Dieu qui est venu résider dans notre esprit, en particulier pour ceux qui ont accepté d'entrer dans la nouvelle alliance divine, celle de Jésus-Christ. En effet, seul le Saint-Esprit connaît les profondeurs de Dieu (1 corinthiens 2.10). Il sait donc comment prier de façon à lui être agréable, et il est là pour nous aider dans ce sens (Romains 8.26). De plus, la vérité de Dieu doit vraiment être notre partage quand nous lui rendons un culte, ou quand nous lui faisons un sacrifice. C'est pourquoi Jésus avait appelé le Saint-Esprit « l'Esprit de vérité » [4]. En se laissant conduire par l'Esprit de vérité, nous nous exposons facilement à l'exécution des décrets de Dieu pour notre bien.

PRIÈRE/Au nom de Jésus-Christ, je déclare que je ne serai pas un obstacle à la manifestation des décrets de Dieu. Que tout ce qui dans ma vie ferait obstruction à leur manifestation tombe maintenant par la puissance du Saint-Esprit. Amen.

JOUR 5/L'IMMUABILITÉ DES DÉCRETS DE DIEU

Ce que Dieu a décrété sur nos vies est immuable ; cela veut dire que nul ne peut les changer. Quelles que soient les manigances des hommes pour désorienter, pervertir, ou même souiller les desseins de Dieu, cela ne marchera pas. Il aura toujours le dernier mot, et comme nous l'avons déjà vu plus haut, ses desseins subsisteront (Ésaïe 46.10).

Le caractère immuable des décrets de Dieu vient de sa nature même : il ne change pas.

Hébreux 13.8 : «Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et pour l'éternité.»
Psaumes 90.2 : « Avant que les montagnes soient nées, avant que tu aies créé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu.»
Psaumes 102.27-28 : « 27Eux, ils disparaîtront, tandis que toi, tu restes là. Ils vieilliront tous comme un vêtement ; tu les remplaceras comme un habit, et ils céderont la place, 28mais toi, tu es toujours le même et ton existence n’aura pas de fin»
Ésaïe 41.4 : « Qui a accompli cela ? Qui l’a mis en œuvre ? C'est celui qui a convoqué les générations dès le commencement : c’est moi, l'Eternel, qui suis le premier, et je serai encore le même avec les générations à venir.»
Malachie 6.3 : « Je suis l'Eternel, je ne change pas (…)»
Jacques 1.17 : «tout bienfait et tout don parfait viennent d'en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation.»

Elle vient aussi de ce qu'en tout temps, c'est lui qui commence, et c'est lui qui termine. C'est à Lui que revient le clap de fin.

Apocalypse 1.8 : « Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.»

Apocalypse 2.8 : «  (…) Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie»
Apocalypse 21.6 : « Puis il me dit : « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. (…)»
Apocalypse 22.13 : « Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.»

L'antéchrist essaiera de changer les temps et la loi de Dieu.

Daniel 7.25 : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi (…)»

Esaie 5.20 : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume !»

Mais il échouera.

2 Thessaloniciens 2.8 : « Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement.»

Apocalypse 20.10 : « Le diable, qui les égarait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre où sont la bête et le prétendu prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.»
PRIÈRE/Père céleste, je te bénis parce que tu es immuable. Tu ne changes pas dans ta nature sainte, et ce que tu décrètes, nul ne pourra non plus le changer. Je te fais donc confiance, car c'est Toi qui as le dernier mot. Ce que tu as prévu, c'est cela qui s'accomplira. Au nom de Jésus, je prie. Amen.

JOUR 6/DÉCRETS DE BÉNÉDICTION SUR NOUS ET NOS MAISONS.

Si vous avez donné votre vie au Seigneur Jésus, il vous a affranchi de la maison de servitude, pour vous positionner dans une alliance de paix et de liberté. Désormais, vous pouvez confesser librement la bénédiction et sur vous personnellement, et sur toute votre descendance. C'est ce que nous allons faire sur la base du Psaumes 65.

➡️Je déclare, au nom de Jésus-Christ :

Avec confiance, Seigneur Jésus, moi et ma maison, nous te louerons à jamais.

J'accomplirais mes vœux envers toi.

Je crois que tu m'écoutes lorsque je te prie, et que tu m'exauces, conformément à ta sainte volonté.

Je déclare que mes péchés sont pardonnés par ton sacrifice à la croix.

Je suis choisi (e) par Toi, et je demeure dans ta présence ; je vivrai éternellement avec Toi.

Je me rassasierai du bonheur de ta maison et de ta sainteté.

Dieu est bon envers moi, et il opère en ma faveur des prodiges.

Il m'affermit par sa force et sa puissance dont il me revêt.

Il fait taire la voix des oppresseurs qui crient contre moi.

Tu me remplis d'allégresse, tu me combles de tes richesses.

Je vis la vie abondante de Christ ; ses ruisseaux de bénédiction coulent sur moi ; la vie de son Esprit déborde de moi.

Dieu bénit le travail de mes mains.

Cette année, je suis béni (e) en Jésus-Christ.

Je ne suis pas seul (e) ; Dieu est avec moi, et il me donne également des partenaires fidèles pour ma destinée.

Je ne manque de rien ; mes enfants ne manqueront de rien. Mon mari/Ma femme ne manque de rien. Ma famille est bénie ; mes entrailles sont bénies. Dans ma maison, ce sont des cris de joie, par la puissance du Saint-Esprit qui nous comble. AMEN.


JOUR 7/DÉCRETS DE JUGEMENT

Jérémie 1.11-14 : «11La parole de l'Éternel me fut adressée, en ces mots : Que vois-tu, Jérémie ? Je répondis : Je vois une branche d'amandier. 12Et l'Éternel me dit : Tu as bien vu ; car je veille sur ma parole, pour l'exécuter.13La parole de l'Éternel me fut adressée une seconde fois, en ces mots : Que vois-tu ? Je répondis : Je vois une chaudière bouillante, du côté du septentrion. 14Et l'Éternel me dit : C'est du septentrion que la calamité se répandra sur tous les habitants du pays.»

Dieu avait suscité Jérémie comme prophète pour annoncer ses jugements sur Israël et sur d'autres nations (Jérémie 1.5). Il en déclare la certitude et l'imminence au travers de la vision d'une branche d'amandier (Jérémie 1.11-12), et les moyens de ces jugements, au travers de la vision d'une chaudière bouillante du côté du septentrion (Jérémie 1.13-14).

Le mot hébreu traduit dans le verset 11 par "amandier" est שָׁקֵד (shaqed) [5] qui vient lui-même du mot שָׁקַד (shaqad), qu'on retrouve au verset 12 dans "veille" quand Dieu dit : « je veille sur ma parole, pour l'exécuter ». Il y a donc probablement un jeu de mots dans le passage de Jérémie 1.11-12, entre שָׁקֵד (shaqed) [amandier] et שָׁקַד (shaqad) [veiller]. C'est pourquoi Dieu donna la vision d'une branche d'amandier à son serviteur.

De plus, l'amandier fleurit dès le mois de janvier, lorsque tout le reste de la nature dort encore. Cela signifie que la parole de Dieu reste active en permanence, même pendant les temps de sommeil et de mort spirituelle. Dieu connaît les péchés de son peuple et sa justice veille à l'exécution de ses avertissements [7].

Dans les chapitres 2 à 3 du livre de Jérémie, on voit Dieu reprendre son peuple à cause de son obstination à pécher tout en refusant de s'en repentir. Il promet pourtant de les restaurer s'ils reviennent entièrement à lui. Il y a donc en Israël un sérieux problème d'humilité et précisément d'humilité liée à la repentance sincère.

Jérémie 3.10 : « Malgré tout cela, la perfide Juda, sa sœur, n'est pas revenue à moi de tout son cœur ; c'est avec fausseté qu'elle l'a fait, dit l'Éternel.»
Jérémie 2.35 : «Malgré cela, tu dis : Oui, je suis innocente ! Certainement sa colère s'est détournée de moi ! Voici, je vais contester avec toi, Parce que tu dis : Je n'ai point péché.»

Cela fait penser à l'attitude des hommes dans Apocalypse lors de la sixième trompette.

Apocalypse 9.20-21 : «20Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; 21et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols.»

Si nos prières vers Dieu sont susceptibles de libérer en notre faveur des décrets, notre rébellion, notre orgueil ou notre refus de la repentance sont susceptibles de provoquer des décrets de jugement contre nous. Il est écrit :

« L'orgueil d'un homme l'abaisse, Mais celui qui est humble d'esprit obtient la gloire.» (Proverbes 29.23)

« Avant la ruine, le cœur de l'homme s'élève; Mais l'humilité précède la gloire » (Proverbes 18.12)

L'humilité attire la faveur divine (image ici de la gloire de Dieu), mais l'orgueil attire l'opprobre, le jugement, et la condamnation (image de la chute). Or, quand Dieu libère un décret, quelle que soit la nature de celui-ci, il est irrévocable. Personne ne peut le changer comme on l'a vu le jour 5 ("L'immuabilité des décrets de Dieu").

Veillons donc aussi à notre attitude, pour ne pas tenter le Dieu vivant qui ne fait pas de favoritisme, et qui hait l'injustice, l'orgueil et l'iniquité sous toutes ses formes. Lorsqu'il nous appelle à la repentance, répondons entièrement à cet appel, et convertissons-nous, c'est-à-dire, changeons concrètement nos habitudes, nos façons de voir et de faire les choses. Dans le cas contraire, nous attirons sur nous-mêmes la condamnation. Que les décrets de Dieu soient toujours en notre faveur et non contre nous. Que notre cœur honore l'amour patient de Dieu, et qu'il soit suffisamment humble pour marcher fidèlement avec la seule source d'eau vive qui soit Dieu.

Jérémie 2.13 : «Car mon peuple a commis un double péché : Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau.»
PRIÈRE/Père céleste, je déclare que tu es ma seule source d'eau vive. Je choisis de t'honorer en tant que tel. Donne-moi un cœur respectueux de ta merveilleuse personne, toujours conscient de ton amour inconditionnel à notre égard. Au nom de Jésus, je te le demande. Amen.

POUR ALLER PLUS LOIN

  • Écouter le message de culte du 1er.02.2026 intitulé : "LES PORTES DE JÉRUSALEM (13) : LA PORTE DES CHEVAUX (partie 2)"


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[4]  (Jan 16.13, Jean 14.17, Jean 15.26, 1 Jean 4.6

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