DIEU DE L'ÉQUILIBRE
- Estelle Ndjengue.

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INTRODUCTION : DIEU ÉLARGIT NOTRE CHEMIN.
Avant tout, voyons la définition du mot « équilibre » que nous donne le dictionnaire de l'Académie française :
« État d’un corps, d’un objet qui reste stable, qui ne bascule ni d’un côté ni de l’autre, qui ne tombe pas ». Dans l'étude de l'équilibre, nous envisageons donc tout ce qui nous permet de rester stables et par conséquent, de rester forts. En effet, qui manque de stabilité, manquera de force.
À plusieurs reprises dans la Bible, Dieu nous invite à ne pas nous détourner de ses commandements, ni à gauche, ni à droite. Cela veut dire tout simplement que nous n'avons pas à tordre sa parole pour esquiver nos responsabilités d'une quelconque manière.
Deutéronome 5.32 : « Vous ferez avec soin ce que l'Eternel, votre Dieu, vous a ordonné; vous ne vous en détournerez ni à droite, ni à gauche.»Deutéronome 28.14 : « tu ne te détourneras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd'hui, pour aller après d'autres dieux et pour les servir.»Josué 1.7 : « Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t'a prescrite; ne t'en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras.»Proverbes 4.26-27 : « 26Considère le chemin par où tu passes, Et que toutes tes voies soient bien réglées; 27N'incline ni à droite ni à gauche, Et détourne ton pied du mal »Se détourner à gauche, c'est pervertir le sens de la grâce en se permettant de pécher au nom de la liberté que Christ nous a donné à la croix. Ici, le péché perd de sa gravité, et il est toléré.
Romains 6.15 : « Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! »Se détourner à droite en revanche, c'est ignorer la grâce de Dieu, qui est pourtant par essence amour (1 Jean 4.8). Ici, l'on confond le péché et le pécheur. L'on condamne le péché en même temps que le pécheur, et pourtant, Jésus à la croix, avait condamné le péché pour justement sauver le pécheur. C'est pourquoi dans le détournement à droite, il n'y a pas pratiquement pas de miséricorde. C'est le culte de la haine.
Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.»Jean 12.47 : « […] je (Jésus) suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.»Au final, celui qui s'est détourné de Dieu à gauche, veut le salut éternel sans renoncer au péché, et sans prendre ses responsabilités devant Dieu. Or, il est dit :
« […] le salaire du péché, c'est la mort […] » (Romains 6.23)Et celui qui s'est détourné à droite, veut le salut éternel sans miséricorde divine, sans passer par sa grâce. Il veut la mériter. Et pourtant, il est écrit :
« […] La miséricorde triomphe du jugement.» (Jacques 2.13)« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.» (Ephésiens 2.8)Satan a perverti l'équilibre que nous devons avoir pour être épanouis. D'ailleurs, point d'équilibre en lui. Il se détourne toujours soit à gauche, soit à droite, et à la fin, l'on fait le funambule. Et parce que l'on marche sur un fil, l'on est constamment sur le qui-vive, parce qu'on a peur de tomber. C'est pourquoi l'être humain, surtout quand ses pensées ne sont pas encore renouvelées par le Saint-Esprit, a tendance à tout contrôler. En effet, il a peur de tomber, parce qu'en réalité, il funambule, et il ne le sait même pas. Or, David déclare :
« Tu élargis le chemin sous mes pas, et mes pieds ne chancellent point » (Psaumes 18:37). 
Lorsque l'on marche vraiment avec Dieu, nous lui permettons d'élargir notre chemin de telle sorte que nous ne marchons plus sur un fil, mais nous marchons sur un chemin large, d'où la paix intérieure. En effet, celui qui marche sur un chemin large est forcément plus à l'aise que celui qui marche sur un fil qu'on peut couper à n'importe quel moment. Mais ce qui est étrange, c'est que lorsque nous sommes dans la mentalité du monde, le chemin de Dieu nous paraît trop étroit, et nos chemins à nous paraissent larges. Et pourtant, c'est en faisant confiance à Dieu que notre chemin devient large, et celui du monde nous paraîtra trop étroit.
Mais le Seigneur Jésus a aussi dit :
« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. » (Matthieu 7.13).Alors y a-t-il contradiction ?
Non.
Pour résoudre cette équation en apparence compliquée, souvenons-nous de cette parole de l'apôtre Paul :
1 Corinthiens 3.18 - 19 : « 18Que personne ne se trompe lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage selon les critères de l’ère actuelle, qu'il devienne fou afin de devenir sage, car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. »Ailleurs, il a dit :
« 21 En effet, là où la sagesse divine s’est manifestée, le monde n’a pas reconnu Dieu par le moyen de la sagesse. C’est pourquoi Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient, par un message qui annonce une folie. […] 25 Car la folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que la force des hommes. » (1 Corinthiens 1.21, 25).Ce qu'on comprend donc, c'est que la logique de Dieu est complètement à l'envers de celle du monde, et celle du monde est complètement à l'envers de celle de Dieu. C'est pourquoi il est dit :
« […] l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge" (1 Corinthiens 2.14).Tant que vous êtes donc dans un système de pensée purement humain, tant que vos pensées ne s'alignent pas avec les divines pensées du Saint-Esprit de Jésus-Christ, vous aurez l'impression de funambuler lorsque Dieu élargira votre chemin. À l'inverse, vous aurez l'impression de marcher sur un chemin plus large (et vous vous sentirez même peut-être plus à l'aise) lorsque vous vous détournerez du chemin de Dieu. En réalité, vous êtes en train de marcher sur un fil, et vous pensez marcher sur un chemin large. Mais comme il faut devenir « fou » pour embrasser la sagesse de Dieu comme l'a dit l'apôtre Paul, choisissez de marcher sur le chemin qui vous semble le plus étroit selon votre chair, qui est le chemin de Dieu. Sachez que, lorsque Dieu vous dira de prendre un chemin étroit, en réalité, c'est un chemin qui vous sera large. En revanche, si vous n'obéissez pas en empruntant votre propre voie, vous vous écarterez du chemin large où vous auriez pu être vraiment à l'aise, et croyant trouver la paix et un certain confort, vous prendrez la route étroite ; vous marcherez sur un fil.

Dieu ne veut pas que dans notre vie, nous marchions seulement en équilibriste. C'est une souffrance inutile que nous nous infligeons nous-mêmes. Mais notre âme dont les pensées sont si souvent en inimitié avec celles de Dieu, a besoin d'être rééduquée dans les voies de Dieu. Ce n'est pas toujours facile, mais cela est nécessaire pour que nous puissions marcher effectivement sur un chemin élargi par Dieu, où nos pieds ne chancelleront point.
PRIÈRE/Père céleste, renouvelle ma manière de voir les choses. Là où je pense marcher sur un chemin large et sûr, alors que je ne marche que sur un fil, libère-moi. Aide-moi à voir que ce sont tes voies à Toi qui sont sûres, même si elles me paraissent étroites. Au nom de Jésus, je prie. Amen.
JOUR 1/INCONTINENCE vs MAÎTRISE DE SOI (1)
« Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.» (1 Corinthiens 7.5)Dans ce passage, l'apôtre Paul recommande de ne pas se priver de son mari ou de sa femme de peur que le diable ne nous tente par notre incontinence.
Mais c'est quoi exactement l'incontinence ?
L'incontinence caractérise l'incapacité à retenir ses pulsions. Il peut s'agir de pulsions physiques, de l'ordre du fonctionnement normal de notre corps (Exemples : faire ses besoins, pulsions sexuelles, avoir faim ou soif, se gratter, etc.). Mais il peut aussi s'agir de pulsions de notre âme, en particulier au niveau émotionnel (Exemples : se mettre en colère, manifester sa joie, envie de parler, etc.).
Dans « pulsion », voyez le verbe « pousser ». Il s'agit donc d'une force que l'on ressent (souvent de l'intérieur) et qui nous pousse à agir d'une certaine manière afin de satisfaire un besoin précis.
Voici la définition qu'en donne d'ailleurs l'Académie française :
1. (vieilli) Action de pousser. (physique) Propagation du mouvement dans un liquide ou un gaz.2. (psychanalyse) Dans la théorie de Freud, mouvement de l’inconscient qui pousse un individu à agir pour réduire une tension psychique. Refoulement, libération, sublimation d’une pulsion. Conflit des pulsions. La libido est l’expression des pulsions sexuelles dans la vie psychique. Pulsion de mort, qui est à l’origine de comportements agressifs et violents à l’égard d’autrui et s’enracine dans une haine de soi, une aspiration à l’autodestruction, par opposition à Pulsion de vie, qui comprend les pulsions sexuelles et toutes les pulsions de conservation. [1] Cependant, en parlant de « satisfaire un besoin précis », le problème survient lorsque la satisfaction dudit besoin nous détruit ou fait du mal à autrui (A), ou alors que la source même de pulsions incontrôlables et destructrices, est spirituelle (B).
A - La satisfaction « à tout prix » ?
1/Par exemple, lorsqu'on a faim, on a besoin de manger, et c'est normal. Il le faut pour que notre corps continue de fonctionner normalement. Mais si le Saint-Esprit un jour nous pousse plutôt à jeûner, et qu'au moment où nous sommes en jeûne, nous cédons à la pulsion du corps physique qui réclame de la nourriture, nous sommes en train de faire du mal à notre esprit en voulant obéir à une pulsion physique.
2/Il en est de même pour les pulsions sexuelles. Qu'elles existent, c'est normal. Mais qu'on y cède en désordre, cela peut devenir dangereux. En général, le viol répond à ce schéma : une personne n'arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles, et alors, pour « se soulager », elle va jusqu'à agresser une autre personne. Cela arrive même malheureusement entre personnes mariées, qui pour certaines, brandissent le devoir conjugal comme une épée de Damoclès sur la tête de leurs conjoints. Mais l'équilibre demande aussi de ne pas se priver l'un et l'autre sauf des cas exceptionnels, comme le montre 1 corinthiens 7.5 ci-dessus. En effet, il arrive que certains maris ou femmes utilisent le sexe, non plus comme un instrument de bénédiction pour l'autre, mais plutôt comme moyen de chantage, ou une façon de se faire du mal à leur conjoint.
Ni l'un (obliger à avoir des rapports sexuels) ni l'autre (priver l'autre pour de mauvaises raisons) n'est bon devant Dieu. Ici aussi, nous avons besoin de son sain équilibre que lui seul peut donner.
3/On peut encore prendre exemple des substances que l'on sait nocives pour notre santé comme la drogue, l'alcool en abus, la fumée de cigarette, etc. Lorsque nous ressentons l'envie irrésistible de boire de l'alcool en enchaînant des verres, nous sommes en train d'obéir à une pulsion. Mais en y obéissant, nous nous mettons en danger, et nous pouvons également mettre en danger notre entourage, car l'ivresse ne tue pas que celui qui s'y livre. Selon les circonstances, elle peut aussi tuer d'autres personnes innocentes.

En fumant de la cigarette, nous répondons à une pulsion, à quelque chose qui nous presse en disant : "fume", ou "prends un joint et tu te sentiras bien. Mais en y obéissant, nous mettons en danger notre santé, et même celles des autres, car l'on peut tomber malade en étant constamment exposé à la fumée de cigarette d'un fumeur sans être soi-même fumeur.
Ainsi dit, si une envie pressante peut être le résultat d'un fonctionnement normal de notre corps qui a besoin de se libérer de ses déchets organiques (Ex : faire ses besoins, éternuer, tousser, etc.), toutes les pulsions ne sont pas « normales » et relèvent même plutôt d'un dysfonctionnement dans notre être. Ex : l'incontinence urinaire ou fécale, chez l'adulte. De celles-là, Dieu peut aussi nous en libérer.
B - Pulsions destructrices d'origine spirituelle.
En ce qui concerne les pulsions que l'on veut satisfaire, il faut aussi tenir compte que du fait que toutes ne soient pas naturelles. Il y en a qui sont des manifestations d'esprits mauvais ; ex : être colérique. Mais dans ce dernier cas, cela peut tout simplement être le fait d'un mauvais caractère qu'il faut abandonner, ou alors cela peut encore trouver sa source dans des insécurités intérieures dont la personne colérique n'est pas entièrement guérie.

D'ailleurs, sur ce dernier point, le mot grec « akrasia » qui a été utilisé pour traduire « incontinence » dans 1 Corinthiens 7.5, est traduit également par « manque d'auto-contrôle, intempérance, avidité, dérèglement, insatiable » [2]. Il est en lien avec le mot grec « akrates » (sans auto-contrôle, sans tempérance, incontinent, non maître de soi, déréglé), que l'on retrouve par exemple dans 2 Timothée 3.3 qui parle du comportement des gens à la fin des temps :
« insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants (akrates), cruels, ennemis des gens de bien »Or, étymologiquement parlant, le mot ἀκρατής (akratēs) vient lui-même de deux éléments :
Le préfixe privatif a- (ἀ-), qui signifie « sans absence de ».
Le radical kratos (κράτος), qui désigne la force, la puissance, le pouvoir, la maîtrise [3] [4].
Mais kratos (κράτος) désigne également dans la mythologie grecque un dieu de la guerre. Sachant qu'il n y a qu'un seul vrai Dieu, on peut en déduire ce que certains vénèrent sous la forme de Kratos, c'est un démon, et précisément un démon colérique comme tout démon d'ailleurs. La série "God of War" en fait d'ailleurs un personnage impulsif, violent, fort, plein de douleurs et de culpabilité qu'il transforme en colère intense [5]. Derrière cette divinité, se cache donc vraisemblablement un esprit méchant rempli de colère, qui se nourrit de nos douleurs et de la culpabilité pour nous pousser à être comme lui, c'est-à-dire brutal, violent, colérique.
Pour en revenir donc à l'incontinence, lorsqu'on en souffre, il faut comprendre la source de notre mal, il faut discerner la blessure intérieure qui la nourrit, et laisser le Saint-Esprit de Dieu nous guérir. En guérissant de ces traumas, nous ne donnons plus à cet esprit méchant matière à produire en nous, de la colère ou de l'impulsivité. Avec le temps, nous développerons la maîtrise de soi, un des multiples fruits du Saint-Esprit dont la Bible fait l'éloge à plusieurs reprises. C'est ce que nous verrons le jour suivant.
PRIÈRE/Père céleste, libère-moi je t'en prie de tout trauma, de toute blessure intérieure même inavouée, que je chérirais encore, et que l'ennemi de mon âme utiliserait contre moi, pour me pousser à des pulsions destructrices. Je reçois ton esprit de consolation, car tu essuies les larmes de ceux qui pleurent. Je reçois ton vêtement de joie, car tu as dit qu'il y a un temps pour pleurer, mais aussi un temps pour se réjouir. J'accepte de laisser à la croix de Jésus toutes ces blessures qui me font mal, car je crois qu'il les a déjà portées pour moi afin que je sois libre. C'est en son saint nom que je prie. AMEN.
JOUR 2/INCONTINENCE vs MAÎTRISE DE SOI (2)
A - La maîtrise de soi comme fruit du Saint-Esprit.
La maîtrise de soi est un fruit du Saint-Esprit de Dieu. C'est lui seul qui donne la capacité à se contenir lorsque certaines pulsions nous pressent ou nous oppressent.
Galates 5.22 : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est […] la maîtrise de soi. »2 Timothée 1.7 (Parole vivante) : « Car ce n’est pas un esprit de timidité, de lâcheté ou de défaitisme que Dieu nous a donné, mais un esprit de courage, d’amour et d’enthousiasme, c’est un esprit actif et aimant qui nous rend forts et capables d’aimer ; il nous donne un jugement sain et une parfaite maîtrise de nous-mêmes.»Tite 2.12 (Semeur) : « Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi, nous pourrons mener dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu. »B- Un fruit avantageux.
La maîtrise de soi présente plusieurs avantages, dans la vie de tous, et en tant que fils et filles de Dieu, elle nous est d'un grand secours en ce qu'elle nous protège de biens des pièges du diable.
1/Sans elle, nous sommes vulnérables, exposés à n'importe quelle attaque satanique.
Proverbes 25.28 : « Une ville démantelée, sans murailles, voilà ce qu’est l'homme qui n'est pas maître de lui-même. »2/Elle permet d'avoir aussi la faveur des hommes, même les plus durs.
Proverbes 25.15 : « Par la lenteur à la colère, on fléchit un prince, et une langue douce peut briser des os.»3/Sans maîtrise de soi, nous ne pouvons plus vraiment être appelés « disciples de Jésus ».
En effet, le disciple se discipline volontairement pour devenir comme son maître. En l'absence de maîtrise de soi, il n y a plus de discipline, ce qui peut nous faire perdre notre couronne devant Dieu.
1 Corinthiens 9.25 - 27 : « 25Tous les athlètes s'imposent toutes sortes de privations, et ils le font pour obtenir une couronne qui va se détruire ; mais nous, c’est pour une couronne indestructible. 26Moi donc, je cours, mais pas comme à l’aventure ; je boxe, mais non pour battre l'air. 27Au contraire, je traite durement mon corps et je le discipline, de peur d'être moi-même disqualifié après avoir prêché aux autres.»1 Pierre 4.7 (Semeur) : « La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier.» 4/La maîtrise de soi est donc le lot de ceux qui grandissent en maturité avec Dieu.
1 Pierre 1.5 - 6 : « […] faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance […] »5/Elle vaut mieux que la force physique.
L'on respecte plus facilement une personne qui est maîtresse d'elle-même qu'une personne qui s'emporte facilement. Le vrai héroïsme ne se limite donc pas à la puissance physique, mais à la capacité de se maîtriser.
Proverbes 16.32 : « La lenteur à la colère vaut mieux que l’héroïsme ; mieux vaut être maître de soi que s’emparer de villes.»C/Quelques domaines d'exercice de la maîtrise de soi.
Voici en pratique certains domaines où nous pouvons mettre en pratique le fruit de la maîtrise de soi.
1/Veiller sur sa bouche.
Proverbes 21.23 : « Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue préserve son âme des angoisses.»2/L'ivresse.
Proverbes 23.29 - 33 : « 29Pour qui les ah ? Pour qui les hélas ? Pour qui les disputes ? Pour qui les plaintes ? Pour qui les blessures sans raison ? Pour qui les yeux rouges ? 30Pour ceux qui s'attardent auprès du vin, pour ceux qui vont déguster du vin mêlé. 31Ne regarde pas le vin qui paraît d'un beau rouge, qui fait des perles dans la coupe, et qui coule aisément. 32Il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme un basilic. 33Tes yeux se porteront sur des étrangères, et ton cœur parlera d'une manière perverse.»3/La gourmandise et la gloutonnerie
Gourmandise : tendance à manger en quantité les bonnes choses ou des choses raffinées [6].

Gloutonnerie : excès dans la conduite alimentaire [7].

Proverbes 23.1 - 3 : « 1Si tu es à table avec un grand, fais attention à ce qui est devant toi ; 2Mets un couteau à ta gorge, Si tu as trop d'avidité. 3Ne convoite pas ses friandises : c'est un aliment trompeur.»Proverbes 25.16 : « Si tu trouves du miel, n'en mange que ce qui te suffit, de peur que tu n'en sois rassasié et que tu ne le vomisses. »4/La soif des honneurs.
Il y a un lien direct mais subtil entre les excès, et la poursuite d'une vaine gloire au détriment de Dieu et des autres.
Proverbes 25.27 (Parole de Vie): « Il n’est pas bon de manger trop de miel, ni de rechercher trop d’honneurs.»Proverbes 25.27 (Darby) : « Manger beaucoup de miel n'est pas bon, et s'occuper de sa propre gloire n'est pas la gloire.»
Tout vice naturel a une origine spirituelle souvent cachée. À ce titre, le mystère spirituel qui se cache derrière certains excès comme les excès de table, c'est la recherche de sa propre gloire. Celui qui aimera beaucoup les plaisirs des sens aimera beaucoup la louange des hommes. C'est pourquoi le diable veut à tout prix exciter nos sens physiques pour provoquer le vice de l'idolâtrie de soi-même.
5/Les biens matériels.
Proverbes 23.4 - 5 : « 4Ne te tourmente pas pour t'enrichir, N'y applique pas ton intelligence. 5Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Car la richesse se fait des ailes, Et comme l'aigle, elle prend son vol vers les cieux.»
Quand la recherche du confort matériel devient une tourmente, cela n'est plus bon ; nous avons perdu l'équilibre.
Matthieu 6.25 - 27 : « 25C'est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? 26Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? 27Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?» Matthieu 6.34 : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.»6/Nos rapports avec les autres.
Proverbes 25.17 : « Mets rarement ton pied dans la maison de ton prochain, de peur qu'il ne soit rassasié de toi et qu'il ne te haïsse. »Autant que faire se peut, il nous faut respecter l'espace des autres. Dans ce passage, nous comprenons qu'aller trop souvent chez un tel, ou le solliciter trop souvent, ou même l'appeler trop souvent, peut à un moment donné créer de la lassitude de sa part. Ayons aussi de la maîtrise à ce niveau. C'est pourquoi le Saint-Esprit nous apprend à déprendre uniquement de lui. Certaines personnes ont du mal à rester seules, et pourtant, Dieu a besoin que vous appreniez aussi à rester seul pour ne dépendre que de son amour. Si vous ne développez pas la saine solitude, vous vous sentirez mal lorsque par exemple des amis se retireront de vous, ou lorsque Dieu vous enverra faire une œuvre tout (e) seul (e). Vous aurez peur, croyant que vous avez absolument besoin de quelqu'un pour vous accompagner. C'est la preuve que votre confiance repose encore plus sur l'être humain que sur Dieu.
Il faut ici un équilibre : savoir accepter les aides que Dieu nous donne (amis, partenaires, conseillers, conjoints, mentors, frères, sœurs, etc.), mais savoir aussi cheminer seul dans certaines saisons de la vie.
PRIÈRE/Père céleste, développe dans ma vie le fruit de la maîtrise de soi dans les différents domaines où tu sais que j'en aurai besoin. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
JOUR 3 / L'ÉQUILIBRE GRÂCE À L'ESPOIR
Jean 10.17 : « Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »Le Seigneur Jésus est mort à notre place pour nous sauver de la mort éternelle. En plaçant notre foi en Lui, nous ne mourrons plus éternellement, mais nous vivrons éternellement avec Lui dans Son royaume. Mais l'espoir de cette vie éternelle n'existe que parce que Jésus-Christ n'est pas resté dans la tombe : il est ressuscité d'entre les morts.
Malheureusement, il nous arrive de manquer de cet équilibre-là, entre la mort à soi et la résurrection. Lorsque nous perdons quelque chose, parfois, nous avons du mal à croire encore en des jours meilleurs, à force d'être restés trop longtemps à terre. D'ailleurs, certains n'arrivent même plus à se relever de là où ils sont tombés, parce qu'ils n'ont plus d'espoir.

Si vous êtes tombés, croyez que vous allez vous relever. Mais afin que votre relèvement se concrétise et se pérennise, il vous faut croire en Celui qui s'est relevé de la mort, sachant que la mort est le trou le plus profond dans lequel un homme puisse tomber. Si Jésus a pu se relever de là, vous le pouvez aussi, en recevant Son Esprit, par lequel il a pu se relever d'entre les morts. Jésus est la résurrection et la vie. Celui qui croit en Lui se relèvera toujours s'il tombe ; il y a de l'espoir.
Jean 11.25 - 26 : « 25Jésus lui dit : "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; 26et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »Proverbes 24.16 : « Car sept fois le juste tombe, et il se relève [...] »Psaumes 37.23 - 24 : « 23L'Eternel affermit les pas de l'homme, et il prend plaisir à sa voie ; 24 s'il tombe, il n'est pas terrassé, car l'Éternel lui prend la main. »Michée 7.8 : « Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemie ! Car si je suis tombée, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, l'Éternel sera ma lumière. »Lorsque c'est le temps de perdre, de « mourir », d'abattre, de partir, laissez faire. Mais lorsque vient le temps de la restauration, croyez-le aussi, et saisissez la main de Dieu qui vient vous relever.
Ecclésiaste 3.1 - 8 : « 1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : 2 un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; 3 un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; 4 un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ; 5 un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements ; 6 un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ; 7 un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler ; 8 un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.»PRIÈRE/Père céleste, aide-moi à retrouver en Toi l'espoir de jours meilleurs. Je saisis ta main qui me secourt, et qui me relève. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
JOUR 4/ÉQUILIBRE ENTRE VIE DE PRIÈRE ET CONNAISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU.

Certaines personnes prient beaucoup, mais elles étudient très peu la bible. D'autres font l'inverse : elles lisent beaucoup la bible, mais prient peu. Cependant, les deux vont ensemble. La vie de Jésus le démontre. Il connaissait très bien les Écritures sans même avoir fait d'école théologique ; mais sa vie de prière était aussi intense, et c'est normal : le plus nous sommes nourris par la parole de Dieu, le plus notre vie de prière devient vivante ; et plus elle devient vivante, plus nous aurons envie d'étudier la parole.
En principe, il est impossible que l'un aille sans l'autre. Lorsque vous méditez sur la parole de Dieu, le Saint-Esprit vous conduira à prier sur la base des paroles qu'il vous a données ; et lorsque vous prierez dessus, vous aurez soif d'en connaître davantage dans la parole de Dieu, parce que prier, c'est échanger avec Dieu sur la base de ce qu'il dit. C'est donc un dialogue entre Lui et nous, de telle sorte qu'ignorer la parole de Dieu dans notre vie de prière, revient à faire de simples monologues.
À l'inverse, lorsque vous ne faites que lire la bible sans que votre vie de prière ne grandisse, vous n'aurez qu'une connaissance superficielle de la parole, mais pas une connaissance éprouvée. Or, il est écrit :
"Les paroles de l'Éternel sont des paroles pures, un argent éprouvé sur terre au creuset, et sept fois épuré." (psaumes 12.6)"Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité" (2 Timothée 2.15).Lorsque vous recevez des révélations dans la parole de Dieu, vous recevez de la matière organique ou de quoi mettre au feu de bois. Et lorsque vous priez sur la base de cette parole-là, vous allumez un feu avec la matière que vous avez reçue. La parole de Dieu est donc le combustible qui permet au feu du Saint-Esprit de s'allumer en vous. Elle est comme l'huile qui permet au feu de Dieu de vous embraser. Dès lors, si vous ne faites que lire la parole, en ayant une pauvre vie de prière, vous aurez des combustibles, mais sans feu, puisque c'est la prière qui attise le feu de Dieu sur les combustibles à votre disposition (la parole de Dieu).
À l'inverse, si vous ne faites que prier, alors que la parole de Dieu est pauvre en vous, vous n'allumez pas un vrai feu, puisque vous n'avez pas de combustibles.
C'est pourquoi, très souvent, ceux qui sont fragiles avec la parole de Dieu (faute de méditation régulière), prient pour les mêmes sujets longtemps, alors qu'ils seraient déjà passés à autre chose. La raison en est qu'ils n'ont pas vraiment de feu dans leur esprit ou dans leur autel de prière, ou alors, leur feu est petit par rapport à ce qu'il aurait dû être. Ils font donc beaucoup d'effort pour l'allumer. En priant beaucoup, c'est comme s'ils soufflent encore et encore sur leurs brasiers, mais leur feu a du mal à prendre, ou alors s'il prend, il n'est pas aussi fort qu'il aurait dû l'être. Et pourtant, Dieu est un feu dévorant (Deutéronome 4.24).
Pour éviter de s'épuiser lorsque nous prions, ce n'est pas la peine d'en faire trop. Jésus dit :
« En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles, ils seront exaucés. » (Matthieu 6.7)Blindez-vous simplement avec la parole de Dieu et vous constaterez avec le temps, que votre esprit prendra feu plus rapidement et plus facilement.
De même, pour éviter de s'épuiser lorsque vous méditez la Bible, prenez un temps dans la prière et priez sur la base non de votre volonté, mais de ce que le Saint-Esprit vous a donné comme parole. Le plus vous prierez les prières du Saint-Esprit, en lui demandant de vous donner ses paroles, le plus votre rapport avec la Bible sera aisé.
Proverbes 3.1 - 2, 5 - 7, 21-23 : « 1 Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, et que ton cœur garde mes préceptes ; 2 Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, et ils augmenteront ta paix. [...]
5 Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse ; 6 Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. 7 Ne sois point sage à tes propres yeux, crains l'Éternel [...]
21 Mon fils, que ces enseignements ne s'éloignent pas de tes yeux, Garde la sagesse et la réflexion : 22 Elles seront la vie de ton âme, et l'ornement de ton cou. 23 Alors tu marcheras avec assurance dans ton chemin, et ton pied ne heurtera pas.»PRIÈRE/Seigneur Jésus, accorde-moi d'être équilibré dans ma vie de prière et dans la connaissance de tes préceptes. Comme Toi, je veux savoir prier comme il le faut, et être rempli de ta parole. Merci de me remplir de ton Saint-Esprit par qui seul, je pourrai y arriver. AMEN.
JOUR 5/IL Y A DES MOÏSE, ET IL Y A DES JOSUÉ.
Josué 1.1 : « Après la mort de Moïse, serviteur de l'Éternel, l'Éternel dit à Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse. »Dieu appelle tout le monde à le servir, selon la mission qu'il assigne à chacun sur cette terre. Cependant, le schéma d'introduction au ministère d'un tel peut être différent du schéma d'introduction au ministère d'un autre. Cela dit, vous verrez des personnes que Dieu appelle, mais qu'il forme lui-même directement, sans l'intermédiaire d'un mentor humain ou d'un père spirituel qui serait là avec eux, pour les épauler, pour leur apprendre, et qu'ils assistent.
1/Le schéma « Moïse, serviteur de l'Éternel »
Au rang de ces personnes, vous avez par exemple Moïse. Lorsque Dieu l'avait appelé à le servir, Moïse n'avait eu personne pour le former ou pour l'introduire à son ministère de berger d'Israël. Il avait tout appris avec Dieu seul, dont il recevait directement les instructions, et qui lui enseignait ce qu'il devait enseigner au peuple.
Exode 4.12 (Dieu, à Moïse, lorsqu'il lui apparut dans le désert en l'envoyant libérer Israël) : « Va donc, je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu auras à dire.»Exode 33.11 : « L'Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Puis Moïse retournait au camp ; mais son jeune serviteur, Josué, fils de Nun, ne sortait pas du milieu de la tente. »Nombres 12.8 (Dieu, à Myriam et Aaron) : « Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans énigmes, et il voit une représentation de l'Éternel. Pourquoi donc n'avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? »Vous avez encore l'exemple de Paul, apôtre de Jésus-Christ. Aussitôt qu'il sortit des eaux du baptême, aussitôt Dieu l'envoya pour exercer le ministère auquel il était destiné. Dieu forma son serviteur sur le tas ; dans son cas à lui, il ne passa pas par ceux qui étaient par exemple apôtres avant lui.
Galates 1.15 - 17 : « 15Mais [Dieu] m'avait mis à part dès le ventre de ma mère et m'a appelé par sa grâce. 16Lorsqu’il a trouvé bon de révéler son Fils en moi afin que je l'annonce parmi les non-Juifs, je n'ai consulté personne, 17je ne suis même pas monté à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je suis aussitôt parti pour l'Arabie. »D'ailleurs, contrairement aux premiers apôtres (Pierre, Jacques, Jude, etc.), qui furent formés par le Seigneur Jésus qu'ils virent en chair, Paul n'avait pas vu Jésus en chair. Seul l'Esprit de Jésus fut son formateur ; mais cela ne l'empêcha pas de travailler efficacement et fidèlement pour celui qui l'avait envoyé.
1 Corinthiens 15.10 : « Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine ; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. »On peut encore citer l'exemple de Jean-Baptiste, prophète de Dieu, dont l'appel particulier se caractérise entre autres, par le fait qu'il fut formé par Dieu lui-même, qui l'appela dans le désert, d'où il parut pour prêcher. La Bible ne fait que dire qu'il « parut » sans donner plus de précision parce que, justement, c'est Dieu lui-même qui s'était chargé directement de la formation de son serviteur dans le secret, jusqu'au jour où il était prêt pour s'exposer en public. Notons toutefois que Jean-Baptiste, en tant que fils d'un sacrificateur (Zacharie), avait forcément été instruit dans les voies de Dieu par son père. Sa mère, également, était pieuse.
Luc 1.5 - 6 : « 5Du temps d'Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; sa femme était d'entre les filles d'Aaron, et s'appelait Élisabeth. 6Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur.»Cependant, on peut penser à juste titre que Dieu l'introduisit à son ministère un peu comme Eli, sur les traces de qui il était :
Luc 1.17 (l'ange Gabriel, à Zacharie, au sujet de son fils à naître) : « Il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé. »Or, justement, Eli, prophète de Dieu également, n'avait pas eu de mentor humain.
On peut encore penser à Daniel lorsqu'il fut déporté à Babylone, à Joseph, qui était tout seul en Egypte jusqu'à ce qu'il en devînt gouverneur, à David qui erra çà et là dans les déserts, à des juges, comme Déborah, Samson, ou Gédéon.
De l'Ancien testament au Nouveau Testament, nous voyons ce profil de personnes dont Dieu est directement le formateur. Ils n'ont pas eu à proprement parler, de formateur humain régulier.
En revanche, pour d'autres personnes, Dieu utilise un processus différent.
2/Le schéma « Josué, serviteur de Moïse »
Ici, Dieu appelle des personnes à le servir, en les faisant servir un autre serviteur de Dieu. Cela peut durer toute leur vie, ou seulement une saison de leur vie. Auprès de ces personnes, elles se forment, elles grandissent, elles mûrissent, elles s'affermissent. Elles sont dans une école où elles acquièrent les outils d'un bon et fidèle serviteur et d'un vrai adorateur de Dieu.
Au rang de ces personnes, on peut penser à Elisée, serviteur du prophète Elie.
1 Rois 1.19 - 21 : « 19Élie partit de là, et il trouva Élisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Élie s'approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. 20Élisée, quittant ses bœufs, courut après Élie, et dit : laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Élie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t'ai fait. 21Après s'être éloigné d'Élie, il revint prendre une paire de bœufs, qu'il offrit en sacrifice ; avec l'attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Élie, et fut à son service.»2 Rois 3.11 : « Mais Josaphat dit : n'y a-t-il ici aucun prophète de l'Éternel, par qui nous puissions consulter l'Éternel ? L'un des serviteurs du roi d'Israël répondit : il y a ici Élisée, fils de Schaphath, qui versait l'eau sur les mains d'Élie.»C'est en suivant fidèlement Elie jusqu'au bout qu'il put d'ailleurs recevoir de lui, la double portion de l'onction.
2 Rois 2.13 - 18 : « 8Alors Élie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec. 9Lorsqu'ils eurent passé, Élie dit à Élisée : demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d'avec toi. Élisée répondit : qu'il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit !
10Élie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d'avec toi, cela t'arrivera ainsi ; sinon, cela n'arrivera pas.
11Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre, et Élie monta au ciel dans un tourbillon.
12Élisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux. 13et il releva le manteau qu'Élie avait laissé tomber. Puis il retourna, et s'arrêta au bord du Jourdain ; 14il prit le manteau qu'Élie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit : Où est l'Éternel, le Dieu d'Élie ? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Élisée passa.
15Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, vis-à-vis, l'ayant vu, dirent : L'esprit d'Élie repose sur Élisée ! Et ils allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui.»Le prophète Samuel fut encadré depuis son enfance par le sacrificateur Eli jusqu'à sa mort [8].
1 Samuel 1.11, 22, 25-28 : « 11Elle fit un vœu, en disant : Éternel des armées ! Si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Éternel pour tous les jours de sa vie […]
22Mais Anne ne monta point, et elle dit à son mari : lorsque l'enfant sera sevré, je le mènerai, afin qu'il soit présenté devant l'Éternel et qu'il reste là pour toujours. […] 25 […] ils conduisirent l'enfant à Éli. 26Anne dit : mon seigneur, pardon ! Aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, je suis cette femme qui me tenais ici près de toi pour prier l'Éternel. 27C'était pour cet enfant que je priais, et l'Éternel a exaucé la prière que je lui adressais. 28Aussi je veux le prêter à l'Éternel : il sera toute sa vie prêté à l'Éternel. Et ils se prosternèrent là devant l'Éternel.».De même, on peut penser à Ruth, appelée à être ancêtre du messie d'Israël ; mais pour ce faire, elle a dû suivre et servir fidèlement Naomie sa belle-mère.
Ruth 1.16 : « Ruth répondit : ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras, j'irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu.»Ruth 2.11 - 12 : « 11Boaz lui répondit : on m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant. 12Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier !»Esther, reine du royaume de Perse, avait été encadrée par Mardochée qui l'avait adoptée ; elle lui restait soumise même après avoir été établie reine.
Esther 2.7 : « Il élevait Hadassa, qui est Esther, fille de son oncle ; car elle n'avait ni père ni mère. La jeune fille était belle de taille et belle de figure. À la mort de son père et de sa mère, Mardochée l'avait adoptée pour fille.»Esther 2.20 : « Esther n'avait fait connaître ni sa naissance ni son peuple, car Mardochée le lui avait défendu, et elle suivait les ordres de Mardochée aussi fidèlement qu'à l'époque où elle était sous sa tutelle.»
Les deux schémas sont challengeant, mais à chacun son processus, et tous ces processus doivent être honorés, car ils viennent tous de Dieu. Lorsque Dieu nous appelle à ne dépendre que de Lui, sans nous donner une personne auprès de qui il nous forme, acceptons cette voie, même si elle peut parfois être déstabilisante, parce qu'on peut se sentir seul. De même, lorsque Dieu nous place aux côtés d'une personne que l'on doit servir, afin de nous former, acceptons également cette voie. Dans les deux cas, Dieu travaille notre caractère (humilité, foi, amour, patience, etc.), capital pour le bon accomplissement de la mission qu'il nous a confié sur terre. Ne cherchons pas à entrer dans tel processus alors que ce n'est pas le nôtre. En effet, l'on peut être tenté de dire : "je n'ai besoin de personne, je n'ai pas besoin d'un Moïse ou d'un Eli", alors que Dieu nous en a destiné un. À l'inverse, on peut être tenté de dire :"il me faut absolument un mentor en chair", et pourtant, notre schéma de formation est celui de Moise qui était seul.
À chacun son appel et à chacun son schéma de formation. Si vous ignorez encore le vôtre, demandez au Saint-Esprit de vous le révéler, car se tromper de cheminement peut vous retarder dans votre destinée. Par ailleurs, une fois que le Saint-Esprit vous aura révélé votre schéma d'introduction au ministère, acceptez humblement de le suivre en lui faisant confiance.
Jérémie 3.15 : « Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.»PRIÈRE/Père céleste, révèle-moi quel est le processus de formation que tu avais prévu pour moi d'avance. Aide-moi à le reconnaître et à l'accepter, car tes voies pour moi sont parfaites. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
JOUR 6/SEUL DIEU EST PARFAIT.
Luc 18.19 : « Jésus lui répondit : pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul.»Psaumes 18.30 : « Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l'Éternel est éprouvée. »Lorsque nous désirons trop bien faire les choses, nous tombons dans le piège du perfectionnisme. Mais un perfectionniste ne se repose jamais, parce qu'il cherche à atteindre des standards trop élevés, voire surréalistes. En bref, il cherche la perfection qu'il n'a pas, qu'aucun être humain d'ailleurs n'a. Seul Dieu l'a ; seul Lui est parfait. Imaginez une chienne qui cherche à pondre des œufs ; elle souffrira, parce qu'elle ne le peut pas. C'est du ressort de la poule. Imaginez un homme qui veut absolument tomber enceinte. Il se fera du mauvais sang, parce que cela n'est pas de son ressort, mais plutôt du ressort de la femme. Imaginez un être humain qui veut voler avec ses mains. Il ne le peut pas, malgré tous ses efforts, parce qu'il n'est pas anatomiquement constitué pour ce faire. Seuls les oiseaux le peuvent. S'il veut aller dans les airs, il lui faudra une machine conçue pour cela (ex : avion, montgolfière, etc).
Tout ce que nous essayons d'atteindre sans que nous n'ayons naturellement (ou même spirituellement) les capacités pour, constituera un objet de stress. Il en est de même pour toute personne perfectionniste. La perfection, seul Dieu l'a dans tout l'univers. Dès lors, abandonnons la culpabilité parce que nous n'aurons pas réussi à faire ceci ou cela, ou parce que nous aurons fait telle erreur. Acceptons que nous soyons faillibles, que nous ne pouvons pas tout contrôler, que nous ne pouvons être partout. Seul Dieu est parfait, seul Lui est omniscient (il sait tout), omnipotent (il est tout-puissant), et omniprésent (il est partout en même temps).
Cela dit, il ne faut pas non plus être négligent dans les responsabilités que nous devons assumer. Il y a donc un équilibre à avoir ici : faire tout ce qui nous est possible pour accomplir nos devoirs, et là où il devient impossible pour nous d'agir, laissons Dieu faire.
PRIÈRE/Père céleste, Toi seul est parfait, et je le reconnais. Je choisis donc de recevoir ton pardon pour toutes mes erreurs, et je choisis également de t'abandonner tout ce qui me dépasse. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
JOUR 7/UNE RÈGLE D'ÉGALITÉ.
2 Corinthiens 8.13-15 : « 13Car il s'agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d'égalité : dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, 14afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu'il y ait égalité, 15selon qu'il est écrit : Celui qui avait ramassé beaucoup n'avait rien de trop, et celui qui avait ramassé peu n'en manquait pas. »Les Églises de Macédoine avaient voulu participer à une grande collecte qui se faisait au profit d'autres chrétiens dans le besoin. Elles l'avaient fait avec joie, considérant cela comme une grâce que de venir en aide aux autres.
2 Corinthiens 8.3 - 4: « 3Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au-delà de leurs moyens, 4nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l'assistance destinée aux saints. »Le contexte ici est une assistance via des dons matériels ; mais cette vision est valable pour tout type de service que nous rendons aux autres pour Dieu. Lorsque vous répondez à l'appel de Dieu, vous lui permettez de fortifier ceux qui sont faibles, afin qu'eux aussi deviennent forts. À leur tour, ils pourront un jour vous bénir, mais surtout, ils pourront aussi fortifier ceux qui sont faibles, et ainsi de suite. À la fin, il n'y aura aucun indigent, comme dans l'Église primitive, que ce soit sur le plan matériel comme sur le plan spirituel.
Actes 4.34 - 35: « 34Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, 35et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. »Personne ne manquera de rien, et tout le monde sera véritablement consacré à Dieu. Il y aura alors un véritable peuple de sacrificateurs (Apocalypse 1.6, Exode 19.6).
En répondant à l'appel de Dieu, vous contribuez à créer et à préserver un bel équilibre dans son royaume.
PRIÈRE/Père céleste, je choisis de répondre à ton appel ; je veux te servir, je veux me donner entièrement à Toi afin que tu m'utilises pour fortifier ceux qui en ont besoin. Je te donne le temps, mes ressources et tout ce que j'ai pour que tu puisses enrichir aussi ceux qui sont démunis, que ce soit matériellement ou spirituellement. Aide-moi à voir cela comme une grâce, que de te servir. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
[8] 1 Samuel 4.18 : « A peine eut-il fait mention de l'arche de Dieu, qu'Eli tomba de son siège à la renverse, à côté de la porte; il se rompit la nuque et mourut, car c'était un homme vieux et pesant. Il avait été juge en Israël pendant quarante ans.»



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