À DIEU SEUL LA CADENCE DE NOS MOUVEMENTS.
- Estelle Ndjengue.

- il y a 21 heures
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S’abandonner à Dieu, c’est aussi le laisser être le maître de notre marche et de nos déplacements. Ce n’est pas à lui de nous suivre, mais c’est à nous de le suivre, même si on ignore où il nous mène, et même si sa cadence ne nous plaît pas toujours.
Dans le désert, nous voyons qu'Israël suivait le rythme de la nuée ou du feu de l’Éternel, selon que c’était la nuit ou le jour. Quand la nuée s’arrêtait quelque part, le peuple s'arrêtait aussi dans ce lieu. Quand la nuée s’élevait, il levait aussi le camp pour partir. Les enfants d'Israël ne savaient pas quand et où la nuée s’arrêterait la prochaine fois, ni pour combien de temps. Ils la suivaient simplement, telles des brebis qui suivent leur berger.
→ Nombres 9.17 - 23 : « 17Quand la nuée s'élevait de dessus la tente, les enfants d'Israël partaient ; et les enfants d'Israël campaient dans le lieu où s'arrêtait la nuée. 18Les enfants d'Israël partaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils campaient sur l'ordre de l'Éternel ; ils campaient aussi longtemps que la nuée restait sur le tabernacle. 19Quand la nuée restait longtemps sur le tabernacle, les enfants d'Israël obéissaient au commandement de l'Éternel et ne partaient point.
20Quand la nuée restait peu de jours sur le tabernacle, ils campaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils partaient sur l'ordre de l'Éternel. 21Si la nuée s'arrêtait du soir au matin, et s'élevait le matin, ils partaient. Si la nuée s'élevait après un jour et une nuit, ils partaient. 22Si la nuée s'arrêtait sur le tabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d'Israël restaient campés, et ne partaient point ; et quand elle s'élevait, ils partaient. 23Ils campaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils partaient sur l'ordre de l'Éternel ; ils obéissaient au commandement de l'Éternel, sur l'ordre de l'Éternel par Moïse. »Dans le ministère des premiers disciples, on voit également cette dépendance au Saint-Esprit. Ils allaient là où Dieu les conduisait, sans discuter, parfois, sans même s'être préparé comme ils l’auraient imaginé. Aujourd’hui, le Saint-Esprit pouvait leur dire : « Lève-toi et va dans tel endroit », et ils y iraient aussitôt.
→ Actes 8.26 - 27 : « 26Un ange du Seigneur, s'adressant à Philippe, lui dit : lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. 27Il se leva, et partit. [...] »Dieu pouvait vraiment se servir d’eux aisément, comme il le souhaitait. Jusqu’à présent, nous sommes encore au bénéfice de leur obéissance. L’Évangile a touché des contrées éloignées de Jérusalem, et beaucoup d’entre nous sont contents d’avoir connu Jésus.
Pour prendre l’exemple de l'apôtre Paul, lorsqu’il fut accusé par les Juifs et mené en procès çà et là lors de son séjour à Jérusalem, il fut à un moment donné enfermé en prison, à Césarée. Il fut entendu par Félix, gouverneur de la région, et après cela, ce dernier lui demanda de se retirer pour être entendu à une autre occasion. Tous ces tralalas judiciaires avec Félix durèrent deux ans. Pendant ce temps, Paul était toujours en prison (Actes 24.27).
Dans de telles circonstances, on pourrait se demander : à quand la sortie ? Quand aurons-nous enfin une issue à notre situation ? Quand notre droit sera-t-il enfin reconnu ? Quand cette injustice prendra-t-elle fin ?
Mais Paul a supporté ces injustices, ces fausses accusations, ces faux témoignages, ces complots d’assassinat à n’en plus finir. Il les a supportés alors qu’il ignorait le moment de sa délivrance. Il faisait simplement confiance à Jésus-Christ qui lui avait dit :
« (…) Prends courage, car de même que tu as rendu témoignage de moi à Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome » (Actes 23.11).Tout ce qu’il savait donc, c’est qu’il n’allait pas mourir à Jérusalem. Cependant, il ignorait la durée de son épreuve dans cette ville. Il supporta tout, grâce à sa foi en Jésus-Christ. Il lui avait laissé gérer la cadence de ses mouvements, de ses voyages, de sa vie entière. C’est un exemple pour nous. Laissons le Saint-Esprit gérer la cadence de nos déplacements. Certes, lorsque nous aimons bouger, ce n’est pas facile de rester longtemps dans une même situation ou dans un lieu qui nous est en plus hostile. Mais n’oublions pas qu’en tant que brebis de Jésus, c’est à nous de suivre le bon berger là où il va, là où il nous emmène. Or, là où il nous emmène, il y a de verts pâturages, des eaux tranquilles et, surtout, sa justice à lui.
→ Psaume 23.1 - 3 : « 1Cantique de David. L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. 2Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. 3Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.» Ce chemin de la justice divine n’est pas toujours confortable parce qu’il nous pousse à sortir de nos retranchements, des zones de sécurité que nous nous sommes érigées. Mais nous pouvons dire avec David :
« Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Psaume 23.4)Alors, faisons confiance au bon berger ; c’est à lui qu’appartient la cadence de nos déplacements.
PRIÈRE/Père céleste, c'est toi qui gères la cadence de mes mouvements. Comme Israël dans le désert qui suivait le rythme de la nuée, je choisis de me laisser conduire par Toi. Au nom de Jésus, je prie. Amen.



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