POURQUOI DIEU FAIT-IL DES PROMESSES ?
=> 2 Pierre 1:3-4 : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de la part de ses plus grandes et plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. »Dans ce passage, nous voyons que c'est par les promesses de Dieu que nous prenons part à sa nature divine. Or, c'est dans la volonté de Dieu que nous devenions saints, car il a dit :
« Vous serez saints car je suis saint » (Lévitique 11:44). En effet, lorsque Dieu nous fait une promesse, il y a un temps d'attente avant l'accomplissement de celle-ci. C'est pendant ce temps d'attente que notre âme se délivre au fur et à mesure de nos mauvaises pulsions, de ses désirs charnels, que l'on retrouve dans le mot « convoitise » au v. 4 de 2 Pierre 1 :
« en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ».L'être humain est plein de convoitises et, à cause d’elles, son âme est souillée. Mais une fois qu'il entre dans l'alliance divine par le sang de Jésus qui l'a lavé de sa nature pécheresse, Dieu lui fait des promesses. À travers elles, il guérit l'âme brisée, blessée, et la libère des résidus de la chair qui ont résisté à la première étape du lavage par le sang de Jésus. En effet, ce n'est pas une fois qu'on a accepté d'abandonner notre vie à Christ que l'on est devenu parfait. Le sang de Jésus nous libère de la condamnation qui pesait sur nous en tant que pécheurs par nature. Mais c’est l’eau de la parole de Dieu qui va par la suite nous libérer de la mentalité du pécheur qui subsiste après que nous avons été délivrés de la mort. Souvenez-vous, lorsqu’ils étaient sur le point de sortir de l'Égypte, les Israélites avaient dû appliquer le sang d'un agneau sur les linteaux de leurs portes, afin que l'ange de la mort ne les frappe pas. Puis une fois sortis d'Égypte, en traversant les eaux de la mer Rouge, Dieu leur fit cette promesse de les conduire ; ils ont emprunté le chemin du désert qui devait les amener à Canaan, terre où coulent le lait et le miel, conformément à la promesse qu'ils avaient reçue de Dieu, promesse que Dieu avait déjà faite à leur ancêtre Abraham.
=> Genèse 13.15 : « car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours »Pendant toute leur traversée du désert, Dieu était en train d'affermir leur foi, de guérir leurs traumatismes, de les libérer de la mentalité d'esclave issue de l'Égypte, d'anéantir leur mauvaise nature pour qu'ils soient participants de sa sainteté. Cela fonctionna pour quelques-uns, mais pas pour la plupart, qui étaient trop impatients d'arriver à Canaan et ne firent pas confiance à Dieu.
C’est de la même manière que Dieu veut procéder avec nous, à peu près, dans la nouvelle alliance. Nous sommes sauvés en acceptant le sacrifice de Jésus-Christ, Agneau de Dieu. Dès ce moment-là, la mort éternelle ne peut plus nous frapper. Mais ça ne s'arrête pas là. Dieu va nous faire des promesses qui vont nous réjouir, car nous recherchons tous un Canaan, un havre de paix, d'amour, de joie, bref de bonheur. Dieu nous exauce donc en nous purifiant de nos mauvais penchants, mais cette purification trouve comme terrain d'exercice la foi que nous plaçons dans les promesses que Dieu nous a faites. Tant que nous y croyons, nous verrons notre vieille nature disparaître et céder la place à la nature paisible de Dieu. Autrement dit, la promesse de Dieu nous purifie de la chair, de ses désirs destructeurs. À force de s'y accrocher, l’on commencera à désirer plus les richesses célestes.
On comprend donc pourquoi Abraham et Sarah ont pu saluer de loin leur grande postérité que Dieu leur avait promise, alors même qu'ils ne l'avaient pas vue de leurs propres yeux, de leur vivant.
=> Hébreux 11. 13-16 : « C'est dans la foi qu'ils sont morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissants qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste (...) »À force d'avoir été éprouvés dans l'attente du fils de la promesse, Isaac, Abraham et Sarah avaient changé leurs systèmes de pensées. Ils n'étaient plus assoiffés d'une descendance terrestre, mais ils étaient devenus assoiffés de la patrie céleste. C'est pour cela que Dieu tenait tant à les bénir au travers d'un fils issu d’une promesse et non de leurs efforts charnels ; en effet, tout ce qui n'est pas don de Dieu, mais fruit de votre propre volonté, est incapable de vous rendre « saints », comme votre Père céleste. Au contraire, cela va renforcer la mauvaise nature de la chair en vous. C’est la raison pour laquelle Dieu dit à Abraham de faire partir l'esclave et son fils, Ismaël (Genèse 21.9-12), car seul le fils de la promesse pourrait être spirituellement appelé « postérité d'Abraham ».
=> Romains 9.7-8 : “7 et, pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ; mais il est dit : en Isaac sera nommée pour toi une postérité, 8 c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.”Qu'est-ce que cela implique pour nous ?
Cela veut dire que seul ce qui est issu d'une promesse de Dieu à votre égard peut vous aider à devenir participants de la nature divine qui est sainte, avec son lot de paix, de joie, de détachement du monde, etc. Seul ce qui est issu d'une promesse de Dieu à votre égard pourra subsister. Mais ce qui ne vient pas d'une promesse de Dieu, un jour, disparaîtra, parce que c'est le fruit de votre chair. Or, il est dit :
« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Matthieu 24:35).PRIERE/Père céleste, merci pour tes belles promesses sur ma vie. Je veux m’accrocher en y croyant, car pendant tout le processus d’attente, tu me transformes de gloire en gloire. Au nom de Jésus, je prie. Amen.




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