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DIEU DE LA FOI

il y a 2 heures
26 min de lecture

INTRODUCTION


Le livre de Ruth raconte l'histoire d'une femme, d'origine moabite qui quitta son pays, sa patrie, et la maison de son père, comme Abraham, pour aller en terre inconnue pour elle, à savoir Israël. Elle l'a fait parce qu'elle voulait demeurer avec Naomie, sa belle-mère, et Dieu honora l'amour de cette brave dame. Mais en parcourant cette histoire, nous verrons qu'il n'y a pas qu'elle dont le témoignage est riche d'enseignements sur la foi ; il y a aussi Naomie, Boaz, celui qui devint son mari ainsi que les anciens du peuple.


Que le Saint-Esprit de Dieu par sa parole nous enseigne, et que notre foi par ces enseignements puisse grandir.

Romains 10.17 : « Ainsi, la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.»

PROPULSION SPIRITUELLE SEPTEMBRE 2026, C'EST PARTI !




SOMMAIRE


JOUR 1 / LA FOI DE RUTH (1) : UN AMOUR SANS CALCUL


JOUR 2 / LA FOI DE RUTH (2) : BRAVER DES CODES


JOUR 3 / LA FOI DE NAOMIE


JOUR 4 / LA FOI DE BOAZ (1) : LE REFUS DU RACISME


JOUR 5 / LA FOI DE BOAZ (2) : BRAVER SES PEURS


JOUR 6 / LA FOI DE BOAZ (3) : LE RESPECT DU PROTOCOLE DIVIN


JOUR 7 / LA FOI DU PEUPLE ET DES ANCIENS



JOUR 1 / LA FOI DE RUTH (1) : UN AMOUR SANS CALCUL


Dans le livre de 1 Corinthiens 13.5, il est dit en parlant de l'amour, qu' :

« il ne cherche pas son intérêt ».

Dans le même sens, Romains 12.9 dit :

« Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. »

C'est l'une des qualités que l'on remarque chez Ruth, précisément dans son rapport avec sa belle-mère Naomie. Elle a aimé sans calcul, sans chercher un intérêt personnel, de façon inconditionnelle. Et pourtant, le contexte dans lequel cette femme de valeur a vécu n'a pas forcément été aisé pour elle :


  • Elle vient d'un peuple étranger (Moab), interdit d'entrer dans la présence de Dieu pour n'avoir pas secouru les Israélites avec du pain et de l'eau à leur sortie de l'esclavage, et pour les avoir maudits.

Deutéronome 23.4 - 5 : « 4L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans l'assemblée de l'Éternel, même à la dixième génération et ce pour toujours, 5parce qu'ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l'eau, sur le chemin de votre sortie d'Egypte, et parce qu'ils ont soudoyé à tes dépens Balaam, fils de Beor, de Pethor en Mésopotamie, pour qu'il te maudisse. » 

  • En dix ans de mariage avec l'un des fils de Naomie, elle n'eut point d'enfant ; devenue veuve et appauvrie dans cette famille juive à laquelle elle s'était attachée, pour laquelle elle avait tout quitté (sa famille, son confort, ses traditions, sa religion moabite). À cause de cela, elle aurait pu devenir amère contre le Dieu d'Israël qu'elle apprenait à aimer ; mais il n'en fut pas ainsi. L'appauvrissement et le veuvage n'eurent pas raison de sa foi. Elle préféra suivre Naomie en terre inconnue pour rester attachée au Dieu dont l'amour l'avait touchée, plutôt que de retourner dans sa patrie, vers ses (faux) dieux. Autrement dit, Ruth a plus aimé Naomie (une femme âgée et pauvre, qui n'avait rien à lui offrir matériellement) que son propre peuple et sa famille, parce qu'elle était plus attirée par le cœur du Dieu vivant qu'elle désirait plus que tout. En conséquence, elle fut fidèle et soumise à Naomie, et était prête à l'être jusqu'à la fin de ses jours en la suivant partout où elle irait.

Ruth 1.15 - 18 : « 15Naomi dit à Ruth : voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. 16Ruth répondit : ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; 17où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! 18Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances.»

Remarquons sa détermination au v. 17-18. Or, la détermination et la fermeté sont effectivement des signes de foi que Dieu attend de nous.

Job 22.28 : « A tes résolutions répondra le succès […] »
Jacques 1.5 - 8 : « 5Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée. 6Mais qu'il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute ressemble aux vagues de la mer que le vent soulève et agite de tous côtés. 7Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : 8c'est un homme partagé, instable dans toute sa conduite. »

En un mot, Ruth a aimé Dieu plus que sa propre vie. C'est aussi le sens du commentaire de Matthew Henry sur le chap. 1 v 15.

« Remarquez la bonne résolution de Ruth, et sa grande affection envers Naomi. Orpa répugnait à quitter son pays, elle n'éprouvait pas, envers Naomi, assez d'amour qui puisse justifier son départ de Moab.

Beaucoup de personnes ont de l'estime et de l'affection pour Christ, sans toutefois vouloir bénéficier de Son salut, car elles ne veulent pas abandonner, pour Lui, ce qui les attire en ce monde. Malgré cette estime pour Jésus, elles prennent la résolution de ne pas le suivre : en fait, elles ne L'aiment pas suffisamment, préférant les attraits d'ici-bas, qu'ils estiment meilleurs !

Ruth est un exemple de la Grâce de Dieu, incitant l'âme à choisir « la meilleure part ». Naomi ne désirait rien de plus que la déclaration solennelle que lui fit sa belle-fille. Remarquez au passage, la puissance d'une telle résolution : elle fait taire toute tentation de rester en Moab. Ceux qui empruntent les voies de la piété avec un esprit non résolu, sont comme une porte entr'ouverte, qui laisse toute liberté d'entrer aux voleurs !

Les fermes résolutions verrouillent les portes aux attaques du diable, en le forçant à fuir ! » [1]

PRIÈRE/Père céleste, accorde-moi d'aimer sans condition, Toi d'abord et mon prochain. Comme Ruth, aide-moi à tout quitter ce qui me retient pour embrasser la vraie foi, celle qui repose uniquement sur Toi. Au nom de Jésus, je prie. Amen.


JOUR 2 / LA FOI DE RUTH (2) : BRAVER DES CODES


Matthieu 15.3 : « Il [Jésus] leur répondit : "Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?" »

Parmi les obstacles à la manifestation de notre foi en Dieu, il y a certains codes de société dans lesquels nous avons grandi et auxquels nous restons attachés. Tant qu'ils ne s'opposent pas à notre marche avec Dieu, il n'y a pas de problème à les appliquer (Exemples : manger avec des baguettes, ou une fourchette, ou avec les mains, saluer d'une certaine manière, etc.). Mais lorsque ces codes, que l'on peut mettre au rang des traditions, nous empêchent d'obéir à Dieu, cela devient un obstacle pour l'entrée dans notre destinée.


Ruth a brillé par son courage parce qu'elle a agi d'une manière peu ordinaire pour une femme vivant dans une certaine culture en Israël, et pour une femme de son âge.


D'abord, remarquons que c'est elle qui a fait le premier pas vers celui allait devenir son mari. Sur les conseils de Naomie, elle alla voir Boaz en pleine nuit, dans son champ, découvrit ses pieds, et se coucha près de lui. Elle lui dit ensuite de la prendre pour épouse. C'est ce que signifie dans le contexte, pour un homme d'étendre son manteau sur une femme.


Ruth 3.3 - 9 : "3Lave-toi et parfume-toi, puis remets tes habits et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui jusqu'à ce qu'il ait fini de manger et de boire. 4Quand il ira se coucher, observe l'endroit où il se couche. Ensuite, va découvrir ses pieds et te coucher. Il te dira lui-même ce que tu as à faire. » 5Ruth lui répondit : « Je ferai tout ce que tu as dit. » 6Elle descendit à l'aire de battage et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère. 7Boaz mangea et but, et son cœur était joyeux. Il alla se coucher au bout du tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds et se coucha.
8Au milieu de la nuit, Boaz eut un frisson ; il se pencha et vit une femme couchée à ses pieds. 9Il dit : « Qui es-tu ? » Elle répondit : « Je suis Ruth, ta servante. Étends le pan de ton manteau sur ta servante, car tu as droit de rachat. »"

Boaz avait bien réagi en se réjouissant de la demande de Ruth. Mais beaucoup d'autres hommes penseraient même encore aujourd'hui, que c'est déplacé pour une femme de se comporter de la sorte, en demandant à un homme de l'épouser. Ce n'est pas commun, et il faut vraiment être conduit par le Saint-Esprit pour le faire. Mais Ruth l'avait fait, et Dieu au final bénit leur union. À sa place, d'autres femmes n'auraient sûrement pas eu ce courage. Mais en obéissant à Naomie, Ruth suivait le chemin du Saint-Esprit, qui finalement était un chemin d'humilité pour une femme comme elle, en Israël.

Cela rappelle un peu la femme à la perte de sang, qui guérit en touchant le pan du vêtement de Jésus. Selon la loi, elle n'avait pas le droit de s'afficher en public, parce qu'elle était considérée comme impure à cause de sa perte de sang. Venir en public, au milieu d'une foule suppose qu'elle a dû se frotter à des gens. Si ces personnes étaient conscientes qu'une femme « impure » les touchait, ils auraient été capables de lui faire du mal par peur, et elle le savait. Mais elle brava les codes religieux, et se mêla à la foule pour recevoir sa guérison. Et Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix. » (Luc 8.48).


Afin de voir tomber certains obstacles qui se dressent contre notre bénédiction, Dieu attend de nous que nous mettions notre foi en pratique en bravant certains codes sociaux qui finalement s'opposent à ses plans. ll ne s'agit pas de créer du désordre dans un élan rebelle, mais plutôt d'obéir à une instruction ou une impulsion du Saint-Esprit qui a besoin de notre foi pour faire tomber des murs de ténèbres.

On peut encore penser à la reine Esther. Son courage sauva tout un peuple voué à la destruction. Selon la loi des Mèdes et des Perses, elle n'avait pas le droit de voir le roi sans être appelée par lui, sous peine de mort. Cependant, après avoir jeuné et prié, Esther brava cette loi qui finalement la mettait en danger elle et son peuple. Elle alla voir le roi sans être appelée, et Dieu toucha le cœur de ce dernier. Il lui fit grâce, en lui laissant la vie sauve. C'est ainsi qu'elle put plaider pour le salut des Juifs. (Esther 4.11 - 16)


Un autre élément qui est louable dans l'attitude de Ruth, c'est qu'en demandant à Boaz de l'épouser, elle n'a pas regardé à son physique ou à son âge de Boaz. On peut imaginer qu'il y avait un certain écart d'âge entre les deux, puisque Boaz l'appelle « ma fille ».

Ruth 3 v 10 : "Il dit : « Sois bénie de l'Éternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches."

Ruth avait simplement obéi à Naomie sur les conseils de qui elle agissant quand elle allait rencontrer Boaz dans son champ, sans chercher à savoir s'il réagirait mal, sans rechigner à cause de son apparence (jeune, moins jeune, physiquement attrayant ou pas). Bien sûr, il ne s'agit pas non plus d'épouser une personne qui ne nous plaise pas du tout physiquement. Mais si nous agissons comme notre Père céleste qui regarde au cœur et non à l'apparence (1 Samuel 16.7), nous ferons sûrement de bien meilleurs choix. Combien de personnes ont-elles contracté mariage avec une autre uniquement sur des critères physiques, et à la fin, elles deviennent malheureuses dans leur foyer ? Le caractère dans le choix de notre conjoint est capital, et il devrait primer sur le physique qui peut facilement changer ou s'améliorer. Aujourd'hui, celui ou celle que vous méprisez par exemple à cause de son style vestimentaire, peut mieux s'habiller demain avec quelques conseils. Il ou elle peut prendre plus de poids, ou en perdre. Il ou elle peut être embelli (e) assez facilement. En revanche, le cœur de l'être humain est difficilement changeable lorsque la personne résiste au Saint-Esprit. De la même manière qu'il est plus facile d'améliorer son apparence physique, il est moins facile de changer le caractère d'une personne, car la transformation du cœur ne se fait pas forcément en un jour ; alors qu'un tour chez un maquilleur, un coiffeur ou un conseiller en image modifie directement votre apparence.


D'ailleurs, il est dit que c'est du cœur que vienne les sources de la vie, et non de l'apparence physique, qui en plus, va forcément changer au fil du temps avec l'âge, l'accouchement, ou qu'une maladie peut affecter.


Ruth avait sûrement été encouragée à aller vers Boaz à cause de la noblesse de son cœur qu'elle sut apprécier, bien au-delà de son apparence physique. C'est ainsi que la parole de Dieu nous met d'ailleurs en garde contre le danger de focaliser sur la beauté extérieure.

Proverbes 31.30 : « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; la femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée.»
Proverbes 6.25 - 26 : « 25Ne la convoite pas dans ton coeur pour sa beauté, Et ne te laisse pas séduire par ses paupières. 26Car pour la femme prostituée on se réduit à un morceau de pain [...] »
Proverbes 11.22 : « Un anneau d’or au nez d’un porc : voilà la femme belle mais stupide.»

PRIÈRE/Père céleste, aide-moi à braver ce que j'ai érigé comme code et qui s'oppose à ta volonté dans ma vie. Amen.


JOUR 3 / LA FOI DE NAOMIE


Ruth 3 v. 1 : « Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.»

Malgré l'amertume qu'elle ressentit contre Dieu au départ, plus tard, nous voyons en Naomi des attitudes qui montrent l'amour que Dieu avait déposé dans son cœur : elle a su renoncer à ses propres intérêts pour le bonheur de Ruth.


1 / Quelle est la source de votre préoccupation pour les autres ?


Naomie avait en partie orchestré le mariage de sa belle-fille. Préoccupée par la situation de cette dernière, elle lui donna une instruction pour le moins étrange, vu les mœurs de l'époque : aller se coucher en pleine nuit dans le champ d'un homme aussi puissant en Israël, à ses pieds.


Naomie ne s'était pas dit : « Je mets ma belle-fille en danger ! ». Au contraire, elle a fait sortir Ruth de ses retranchements, et leur foi a payé.


Au lieu de nous inquiéter pour les autres en les empêchant de mettre leur foi en pratique, si nous nous soucions vraiment de leur bonheur, poussons-les à mettre leur foi en Dieu, quitte à ce qu'ils paraissent fous aux yeux des hommes. Si votre préoccupation pour une personne vient vraiment de Dieu, parce que vous regardez sincèrement aux intérêts de cette personne que vous aimez, alors elle poussera l'autre à poser des actes de foi. Mais si votre préoccupation pour l'autre vient de votre propre peur, elle poussera l'autre à avoir peur et à ne pas faire confiance à Dieu. Faisons attention à nos préoccupations pour les gens. Discernons si cela vient de Dieu ou de la chair. Sinon, nous serons pour les autres des occasions de chute.


2/ L'amour ne cherche pas son intérêt.

1 Corinthiens 13.5 : « […] il [l'amour] ne cherche point son intérêt […] » 

En suivant Naomi, Ruth avait renoncé à sa propre vie, à ses propres intérêts. De même, en poussant Ruth dans les bras de Boaz, Naomi avait également pensé aux intérêts de Ruth plus qu'à elle-même. En effet, elle aurait pu se dire : « Je suis bien avec ma fille Ruth, elle prend soin de moi, j'aimerais bien qu'elle reste avec à moi pour toujours prendre soin de moi ; ainsi, je ne me sentirai pas seule. »


Beaucoup de pères et de mères, ou même de frères et sœurs, et d'amis, réfléchissent ainsi. Ils sont mal à l'aise à l'idée de voir leur parent ou leur ami se rapprocher d'un prétendant, ou d'une femme pour convoler en justes noces, uniquement parce qu'ils veulent garder intacts les intérêts, soit matériels soit affectifs qu'ils ont avec ce parent ou cet ami-là. C'est une forme d'égoïsme, et même de méchanceté, car il est dit :

« L'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront les deux une seule chair.» (Matthieu 19.5).

Si l'homme doit quitter son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, à plus forte raison, doit-il « quitter » d'autres personnes pour s'attacher à sa femme. Dans « quitter », il ne s'agit pas forcément de rompre une relation au nom du mariage. Mais il s'agit de reconsidérer le schéma de cette relation en tenant du nouveau statut de son frère, sa sœur ou son ami. Par exemple, en pratique, si vous aviez l'habitude de vous voir pour prendre un verre jusqu'à une heure du matin, plusieurs fois par semaine, il est clair cela ne sera plus possible, puisque votre parent ou votre ami a désormais des responsabilités dans son foyer. Si votre ami vous aidait en vous donnant certaines sommes d'argent de façon régulière, le fait qu'il ait de nouvelles charges va sûrement impacter l'aide qu'il pourrait vous apporter à l'avenir. Si vous aviez l'habitude de faire des soirées pyjama très régulièrement avec vos copines, le fait que vous soyez mariée vous poussera à modifier vos habitudes. Vous continuerez de voir vos amies, mais vous ne serez plus autant disponibles. Bien sûr, n'allons pas vers l'autre extrême où nous commencerions à mépriser nos amis ou nos familles à cause du mariage. Cependant, aimer son prochain, son parent, son ami, implique que l'on veuille aussi le ou la voir établi (e) dans son foyer et heureux/se ; et pour ce faire, il faut avoir la foi de Naomie : ne pas regarder à ses propres intérêts en encourageant cette personne à aller vers l'homme ou la femme que Dieu lui donne.


PRIÈRE/Père céleste, je veux marcher dans l'amour comme Naomie. Aide-moi à ne pas avoir peur de voir un proche parent ou un (e) ami (e) aller vers l'homme/la femme de sa vie, parce que j'aurai peur de me sentir seul (e), ou peur de perdre un intérêt quelconque. Je prie pour être plutôt une aide pour cette personne, car tu as dit que l'amour ne cherche pas son intérêt. Je veux donc te faire confiance, car même si cette personne n'est plus là, toi, tu demeures avec moi, et tu prendras soin de moi. Au nom de Jésus, je prie. Amen.


JOUR 4/LA FOI DE BOAZ (1) : LE REFUS DU RACISME


Boaz avait aimé et accepté d'épouser une femme étrangère. Ruth était moabite, et non israélite, même si elle avait émigré en Israël par amour pour sa belle-mère Naomie. Boaz n'a pas rejeté cette femme. Il n'a pas méprisé cette femme de valeur au nom d'un attachement à sa patrie.


Aimer sa patrie est une très bonne chose. Cependant, tout ce que vous aimerez plus que Dieu constitue une idole dans votre cœur ; et dès lors qu'il y a idolâtrie, vous ouvrez la porte à la méchanceté, qui finira elle-même par vous aveugler en vous faisant agir injustement à l'égard des autres. De ce fait, si vous avez plus de zèle pour votre patrie que d'amour pour Dieu, vous perdrez certaines bénédictions qu'il vous avait réservées.


L'infidélité du roi Saül à l'égard des Gabaonites l'illustre très bien. Il rompit l'alliance faite par ses pères avec ce peuple étranger à Israël, à cause, dit la parole de Dieu, de « son zèle patriotique pour les enfants d'Israël et de Juda ». Les conséquences furent dramatiques : une malédiction s'abattit sur tout le pays, et pour l'endiguer, sept de ses fils durent être livrés aux Gabaonites qui les tuèrent.

1 Samuel 21.1 - 6, 8 - 9, 14 : « 1Du temps de David, il y eut une famine qui dura trois ans. David chercha la face de l'Éternel, et l'Éternel dit : c'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, c'est parce qu'il a fait périr les Gabaonites. 2Le roi appela les Gabaonites pour leur parler. -Les Gabaonites n'étaient point d'entre les enfants d'Israël, mais c'était un reste des Amoréens ; les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par un serment, et néanmoins Saül avait voulu les frapper, dans son zèle pour les enfants d'Israël et de Juda. -

3David dit aux Gabaonites : Que puis-je faire pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, afin que vous bénissiez l'héritage de l'Éternel ? 4 Les Gabaonites lui répondirent : Ce n'est pas pour nous une question d'argent et d'or avec Saül et avec sa maison, et ce n'est pas à nous qu'il appartient de faire mourir personne en Israël. Et le roi dit : Que voulez-vous donc que je fasse pour vous ?

5Ils répondirent au roi : Puisque cet homme nous a consumés, et qu'il avait le projet de nous détruire pour nous faire disparaître de tout le territoire d'Israël, 6qu'on nous livre sept hommes d'entre ses fils, et nous les pendrons devant l'Éternel à Guibea de Saül, l'élu de l'Éternel. Et le roi dit : Je les livrerai. [...] 8 [...] le roi prit les deux fils que Ritspa, fille d'Ajja, avait enfantés à Saül, Armoni et Mephiboscheth, et les cinq fils que Mérab, fille de Saül, avait enfantés à Adriel de Mehola, fils de Barzillaï ; 9et il les livra entre les mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant l'Éternel. Tous les sept périrent ensemble ; ils furent mis à mort dans les premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges. [...] 14 [...] Après cela, Dieu fut apaisé envers le pays. »

On peut également penser à Esther, nièce de Mardochée, Benjamite. Elle n'a pas dédaigné son mariage avec le roi Assuérus, qui n'était pas israélite. Grâce à sa foi, elle sauva finalement son peuple. Si elle s'était focalisée sur sa patrie plus que sur la volonté de Dieu pour sa vie, son peuple aurait même pu périr sous la haine d'Haman. Mais le fait qu'elle épouse Assuérus permit à Dieu de se servir d'elle pour sauver les Israélites.


Cela rappelle Marc 8.35 :

« Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. »

En conclusion, aimons notre patrie, mais aimons encore davantage Dieu, afin que le zèle patriotique ne nous empêche pas de pratiquer l'amour de Dieu à l'égard de notre prochain et, partant, ne nous prive de certaines bénédictions.


PRIÈRE/Père céleste, merci de me donner un cœur qui t'aime, toi, plus que mon propre pays. C'est toi qui m'as fait naître dans tel pays, et c'est toi qui m'as établi dans tel (autre) pays (vous pouvez les citer.). Je prie pour que le zèle patriotique dans mon cœur ne surpasse jamais l'amour que je te dois, afin que mon cœur soit protégé de toute injustice, de toute méchanceté, sous la forme de racisme ou autre chose. Je suis convaincu en accueillant ceux qui ne sont pas du même pays que moi, je m'ouvre à tes nombreuses grâces dans ma vie, comme Boaz, qui trouva une femme de valeur en la personne de Ruth, ou comme Esther, qui sauva son peuple en acceptant d'être l'épouse d'Assuérus. Au nom de Jésus, je prie. Amen.


JOUR 5/LA FOI DE BOAZ (2) : BRAVER SES PEURS


Pour devenir le mari de Ruth, Boaz a du braver des peurs que beaucoup de personnes ont.


1/La peur d'être sans enfants


Ruth avait aimé sa belle-mère Naomie, sans calcul. Elle n'avait matériellement rien à lui offrir, mais cette femme quitta tout pour la suivre, à cause de Dieu. Elle rencontra également un homme qui sut l'aimer uniquement pour son cœur, son caractère.


En effet, Boaz était forcément conscient que Ruth n'avait pas d'enfant, alors même qu'elle avait été, pendant des années, mariée, probablement pendant 10 ans.

Ruth 1.3 - 4 : « 3Elimélec, le mari de Naomi, mourut et elle resta avec ses deux fils. 4Ils prirent des femmes moabites – l'une s’appelait Orpa et l'autre Ruth – et ils habitèrent là environ 10 ans.»

On ignore pour quelle raison il en a été ainsi, si c'était l'ex-mari de Ruth ou elle-même qui ne pouvait enfanter ; quoiqu'il en soit, plusieurs hommes à la place de Boaz auraient hésité à s'engager avec une femme « probablement stérile », parce qu'elle n'aurait eu aucun enfant en 10 ans de mariage environ. En effet, beaucoup de personnes, aujourd'hui, se marient non pas parce qu'ils aiment ceux avec qui elles s'engagent, mais parce qu'elles veulent avoir une descendance. Le conjoint n'est donc finalement qu'un moyen d'atteindre cet objectif. Mais avoir des enfants n'est pas le but ultime du mariage, même si cela fait partie de cette alliance. Dieu a créé cette institution en réalité pour qu'elle nous permette de lui ressembler davantage. Se servir de l'autre pour avoir des enfants est une ambition égoïste, et une perversion même de la belle institution qu'est le mariage. Et cela n'est pas sans conséquence : on trouvera par exemple les pères qui sont plus attachés à leurs enfants qu'à leurs femmes, et des mères plus attachées à leurs enfants qu'à leur mari, parce qu'à la base, c'était surtout pour avoir des enfants qu'ils/elles se sont mariés. Le conjoint est alors relégué au second rand après les enfants, et cela crée un déséquilibre dans le couple, et même dans la vie des enfants, car ces derniers sont toujours négativement impactés par le manque d'amour entre leurs deux parents.

Ruth 3.11 : « Maintenant, ma fille, n’aie pas peur ! Je ferai pour toi tout ce que tu diras, car tout le monde chez nous sait que tu es une femme de valeur.»

Boaz n'avait pas non plus testé la fécondité de Ruth avant le mariage. Malheureusement, beaucoup sont dans cet état d'esprit de nos jours. Ils estiment qu'il faille d'abord vivre en couple avec leur amoureux ou leur amoureuse, sous le même toit, comme un couple marié, mais sans l'être, question de tester s'ils sont « compatibles » ou de tester la fécondité de l'autre. Il y en a qui se disent : « Je veux être sûr que cette femme peut me donner des enfants avant de m'engager avec elle ; une fois qu'elle tombe enceinte, alors, je me lance ». Ce genre de réflexion n'est évidemment pas la foi. Entrer dans l'alliance de mariage nécessite une marche dans la foi ; cela suppose qu'il y a certes des choses que vous devriez analyser avant de dire « oui » devant un officier d'état-civil par exemple, mais il y a aussi des choses que vous ne pouvez « tester » avant de vous marier. Au rang des choses à analyser avant de vous engager, il y a le caractère, il y a le rapport avec l'argent, il y a la manière de gérer ses responsabilités, il y a la fidélité à ses paroles, etc. ; au rang des choses que vous ne pouvez tester avant le mariage, il y a l'intimité sexuelle. Cette dernière se construit lorsque nous avons accepté de nous engager officiellement devant Dieu et les hommes. C'est ce que Boaz avait fait. Il avait pris le temps d'observer Ruth et de constater que c'était une femme vertueuse (désintéressée, travailleuse, et généreuse, au service des autres, qui sait honorer sa belle-mère, obéissante à Dieu, etc). Mais il ne coucha pas avec elle avant de l'avoir épousé, et ne vécut même pas avec elle avant de l'avoir épousé. Il avait cru que Dieu lui susciterait une descendance pour respecter sa parole selon laquelle le beau-frère devait relever le nom de son frère décédé en épousant sa veuve.

Deutéronome 25.5 - 6 : « 5Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l'un d'eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l'épousera comme beau-frère. 6Le premier-né qu'elle enfantera succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël.»

C'est comme cela qu'agit un homme qui respecte une femme de valeur, une femme vertueuse. Il le fait par crainte de son Père céleste. Mais si vous manquez de crainte de Dieu, vous tomberez probablement dans cette erreur, qui n'est pas aussi sans conséquences d'un point de vue spirituel, et même naturel.


Quoiqu'il en soit, attendre le mariage pour vivre une intimité sexuelle, c'est une question de foi en Dieu.


2/La peur de dépenser pour sa (future) femme.


Ruth 4.5 - 6 : « 5Booz poursuivit : —Si tu acquiers le champ de la main de Noémi, tu prendras pour femme Ruth la Moabite, la veuve du défunt, pour donner au défunt une descendance qui héritera de son patrimoine. 6 — Dans ces conditions, dit le plus proche parent, je ne peux pas racheter pour mon compte, car je ferais tort à mon propre patrimoine. Reprends donc à ton compte mon droit de rachat, car je ne puis en profiter moi-même. »

Avant Boaz, il y avait un plus proche parent d'Élimélek qui avait la responsabilité de relever le nom du défunt en épousant la veuve Ruth. Cependant, ce dernier refusa de le faire, quitte à renoncer à l'acquisition du champ d'Élimélek, qu'il était enchanté d'acquérir au départ. Il le fit parce qu'il eut peur que son propre patrimoine soit diminué en enfantant un héritier à Élimélek, avec qui il aurait probablement fallu partager ses biens. Autrement dit, tant qu'il y trouvait un avantage matériel, ce proche parent se réjouissait d'acquérir la propriété d'Élimélek, mais dès lors qu'il apprit que cela l'engageait à prendre Ruth pour femme afin qu'il enfante d'elle à Élimélek un fils qui héritera de lui, ce proche parent eut peur de revoir son patrimoine être diminué. Il voulait les avantages de la loi de Dieu, mais pas la responsabilité que cette loi lui imposait en retour. Il voulait la bénédiction divine, mais sans payer le prix de cette bénédiction-là.


Boaz n'avait pas vu les choses sous cet angle ; il était prêt à prendre Ruth pour femme, quitte à ce que le premier fils qu'ils auraient porté le nom d'Élimélek, et quitte à perdre une partie de son patrimoine en léguant à ce fils-là, ce qui lui revient. Boaz n'avait pas vu en Ruth, une femme qui lui ferait dépenser une fortune, mais il vit une perle rare pour qui justement, il faudrait dépenser, dont il faudra prendre soin, car une femme de valeur, cela ne court pas les rues. On rejoint cette pensée du livre des proverbes :

« Un homme peut hériter maison et richesse de ses pères, mais seul l’Éternel peut lui donner une femme qui sache agir avec sagesse.» (Proverbes 19.14).

Les biens matériels sont transmissibles de père en fils ; mais une femme comme Ruth, seul Dieu peut vraiment vous la donner. Or, comme le don de Dieu surpasse celui des hommes, on en conclut aisément qu'avoir une femme sage comme Ruth comme épouse vaut mieux que des richesses matérielles. En effet, celui qui fréquente les sages devient sage, et avec la sagesse, vous aurez la prospérité.

Proverbes 13.20 : « Celui qui fréquente les sages devient sage, mais celui qui se plaît avec les insensés s'en trouve mal.»
Proverbes 3.16 (à propos de la sagesse) : « Dans sa droite est une longue vie ; dans sa gauche, la richesse et la gloire. »
Proverbes 8.18 : « Avec moi [la sagesse] sont la richesse et la gloire, les biens durables et la justice. »
Proverbes 21.20 : « De précieux trésors et de l'huile sont dans la demeure du sage ; mais l'homme insensé les engloutit. »

Il y a malheureusement des hommes qui aimeront plus l'argent que leurs femmes, et vice-versa. Comme Boaz, sachons appréciez celui ou celle que nous voulons épouser à cause de son caractère, de ses valeurs, de son amour pour Jésus, et non à cause de son porte-monnaie, ou un quelconque avantage matériel. C'est aussi cela, chercher d'abord le royaume, sachant que le reste suivra naturellement.

Matthieu 6.33 : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

Au final, nous pouvons dire que Boaz avait également aimé Ruth, sans calcul.


PRIÈRE/Père céleste, accorde-moi d'aimer celui/celle que tu me donnes comme mari/femme sans calcul. Que j'apprenne à l'aimer pour son cœur qui ressemble au tien, et non pas seulement parce que je veux « me marier » et avoir des enfants, ou encore par intérêt matériel. Tu as dit que ton amour ne cherche pas son intérêt (1 Corinthiens 13 : 5), et tu désires que nous soyons transformés à ton image. Je laisse la place à ton Saint-Esprit de me former dans ce sens. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.

JOUR 6 / LA FOI DE BOAZ (3) : LE RESPECT DU PROTOCOLE DIVIN


Lorsque Ruth déclara à Boaz qu'il avait droit de rachat sur elle, il lui répondit :

« 12Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi. 13Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant ! » (Ruth 3.12-13)

Boaz avait été honnête envers Dieu d'abord, puis envers Ruth. Il aurait pu ignorer le fait qu'une personne avant lui avait le droit de prendre Ruth pour femme. Mais il ne le fit pas. Il respecta le droit d'autrui.


En demandant d'abord à celui qui avait un droit de rachat avant lui s'il voulait user de ce droit-là, Boaz a respecté le protocole de Dieu. Il n'a donc pas usurpé la place d'autrui alors qu'il voulait bien de Ruth.

Ruth 4.1-4 : « 1Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta. 2Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent. 3Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec. 4J'ai cru devoir t'en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit : Je rachèterai. »

Ce respect du processus de Dieu lui a confirmé que c'était bel et bien la volonté de Dieu qu'il épouse Ruth.

Ruth 4. 8 : « Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers (le champ) pour ton compte ! […] »

Ce n'est pas parce que Dieu nous a préparé une bénédiction que nous devons y entrer sans respecter son processus. Le désordre ne vient pas de Lui, mais du diable.

1 Corinthiens 14.33 : « Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. […] »

Si David avait essayé de se venger de Saül sous prétexte qu'il avait reçu l'onction royale sur Israël, et que Saül avait été de toute façon rejeté par Dieu, il n'aurait pas respecté le processus de Dieu dans sa vie. Il aurait montré ainsi, qu'il aimait finalement plus le trône, que Dieu. Si Boaz n'avait pas été honnête en méprisant le droit de rachat du parent qui était plus proche que lui, il aurait commis un vol. Ce n'est pas parce qu'une personne ignore son droit ou ne l'utilise pas (pour le moment) que nous avons le droit de le lui voler. Si les choses fonctionnement ainsi dans le monde, dans le royaume de Dieu, qui est empreint d'amour et de justice, cela est différent. Pr exemple, profiter de la faiblesse d'un couple qui traverse des moments difficiles pour séduire l'un des conjoints, ou commettre l'adultère avec lui, ce n'est pas honnête. En général, un fils de lumière ou une fille de lumière ne profite pas de la faiblesse ou de l'ignorance des autres pour prendre leur place, ou pour profiter d'eux. Mais il laisse le soin à Dieu de juger, et de lui donner ce qui lui revient à lui, sans qu'il ait besoin de voler, ou de forcer quoi que ce soit. Toute ce que nous acquérons dans la malhonnêteté ne vient pas de Dieu, et cela finira par se retourner contre nous. En effet, cela montre que nous avons dans notre cœur, de la convoitise, ou que tout simplement, nous manquons d'amour, puisque l'amour ne fait rien de malhonnête (1 Corinthiens 13.5)

Proverbes 13.11 : « La richesse mal acquise diminue [...] »

En conclusion, respecter le protocole de Dieu est un test de foi au travers duquel nous voyons si oui ou non nous faisons réellement confiance à Dieu par rapport à ce qu'il nous a promis. Par ailleurs, sachons que Dieu nous donnera ce qui est à nous, et non ce qui est à autrui, car il est de principe que chacun récolte ce qu'il a lui-même semé (Galates 6.7).

Ésaïe 62.8 : « L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant : je ne donnerai plus ton blé pour nourriture à tes ennemis, et les fils de l'étranger ne boiront plus ton vin, Produit de tes labeurs.»

PRIÈRE/Père céleste, accorde-moi de respecter ton protocole. Je veux recevoir ta bénédiction en me soumettant au processus de celle-ci. Comme Boaz donne-moi un cœur honnête afin que je ne prenne pas à autrui ce que tu lui as donné ; je veux te laisser Toi-même me donner ce qui me revient, sans forcer. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.

JOUR 7/LA FOI DU PEUPLE ET DES ANCIENS


Ruth 4.11 - 12 : « 11Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël ! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem ! 12Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar !»

Les anciens, et tous ceux qui avaient été témoins de l'accord entre Boaz et celui avait renoncé à son droit de rachat sur Naomie et Ruth, se sont mis à bénir son mariage. Ils ont proclamé sur ce couple la fécondité, et la prospérité, et pourtant, tout le monde savait que Ruth n'avait pas eu d'enfant pendant 10 ans de mariage environ, lorsqu'elle était Machlon, le fils d'Elimelek décédé. En les bénissant ainsi, c'était un acte de foi qu'ils avaient posé en déclarant à Boaz, à l'image d'Isaac ou de Jacob, qui bénirent leurs descendances par la foi.

Hébreux 11.20 - 21 : « 20C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. 21C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton.»

Puisse Dieu nous accorder des personnes qui nous bénissent en proclamant des paroles de foi, quand bien même elles connaîtraient notre situation. Puissions-nous également être des personnes qui, par la foi, bénissent les autres, quand bien même leur situation semble désespérée.


PRIÈRE/Père céleste, je veux apprendre à bénir les autres comme l'ont fait les anciens et le peuple à la porte dans le livre de Ruth. Je veux exercer ma foi dans leur vie, en proclamant ta parole et ta volonté dans leur vie, peu importe ce que présentent les circonstances. Je te prie également de me mettre sur le chemin de personnes bienveillantes à mon égard, qui béniront ma vie, bien que tout semble se liguer contre moi. Je prie enfin pour être moi-même une source de bénédiction pour ma propre vie, car tu as dit que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue (Proverbes 18.21). Je veux exercer ma langue à proclamer ta volonté sur ma vie, par la foi, quels que soient les verdicts des médecins, des juges, quels que soient ce que mes yeux voient ou mes oreilles entendent. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.

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