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NE NOUS RETIRONS PAS DE DIEU.

Dans Ésaïe 5.1-7, Dieu s'adresse à son peuple en ces termes :


« 1Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.
2Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux ; Il bâtit une tour au milieu d'elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu'elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.
3Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne !

4Qu'y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n'aie pas fait pour elle ? Pourquoi, quand j'ai espéré qu'elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais ?
5Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne. J'en arracherai la haie, pour qu'elle soit broutée ; J'en abattrai la clôture, pour qu'elle soit foulée aux pieds.

6Je la réduirai en ruine ; elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu'elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.
7La vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël, Et les hommes de Juda, c'est le plant qu'il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé ! De la justice, et voici des cris de détresse ! »

Et, dans sa lettre aux Hébreux, Paul, apôtre de Jésus-Christ, donne ce message :


« 19Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire 20par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair, 21et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, 22approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure.

23Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres.

25N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour. 26Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, 27mais une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles.

28Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; 29de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? 30Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore : Le Seigneur jugera son peuple.

31C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. 32Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, 33d'une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l'autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. 36Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. 38Et mon juste vivra par la foi ; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (Hébreux 10.19-30)

Ici, Dieu nous met en garde contre le manque de persévérance dans la foi en Lui et le fait d'abandonner son assemblée (N. B. : on parle bien ici de personnes qui, par rébellion, ont délibérément quitté le lieu où Dieu Lui-même les avait établies, et non de personnes qui, sous l'inspiration du Saint-Esprit, ont dû quitter un lieu gouverné par les ténèbres).


Tout ce que Dieu vous a confié, tout lieu où Dieu vous a établis, vous devez y rester fidèles. En effet, l'infidélité aux responsabilités que le Seigneur vous a confiées ou aux lieux où Il vous avait établis équivaut à abandonner Dieu, même si vous pensez Lui être resté fidèle. Beaucoup, en effet, disent : « Mais je n'ai pas abandonné Dieu ! J'ai fait ce qu'Il m'a dit » ; et pourtant, exactement comme Saül qui disait avoir obéi à Dieu, ils sont dans la désobéissance vis-à-vis de Dieu, et Son Saint-Esprit n'est pas dupe.

1 Samuel 15.13 : « Samuel se rendit auprès de Saül, et Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel ! J'ai observé la parole de l'Éternel.»
1 Samuel 15.19-23 : « 19Pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel ? pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel ? 20Saül répondit à Samuel : J'ai bien écouté la voix de l'Éternel, et j'ai suivi le chemin par lequel m'envoyait l'Éternel. J'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai dévoué par interdit les Amalécites ; 21mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, comme prémices de ce qui devait être dévoué, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu, à Guilgal.
22Samuel dit : L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.
23Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi.»

Tout comme Saül, beaucoup de personnes commencent bien avec le Seigneur Jésus. Elles supportent l'opprobre de Christ, s'associent à ses fidèles ou à des personnes qui partagent la même vie de consécration. Elles acceptent de marcher dans l'humilité et pratiquent les œuvres dignes de la repentance. Cependant, à un moment donné, l'orgueil les saisit, ajouté au manque de persévérance dans les promesses de Dieu. Alors, le courage se transforme en peur, l'assurance se pervertit en lâcheté ou en culot ; l'amour pour Jésus qu'on avait commencé à servir se transforme en amour du monde, et désormais, l'on se sert de Jésus au lieu de le servir. La croix de Christ devient une horreur, et la rétrogradation entamée fait son chemin plus ou moins rapidement selon les cas.


En agissant ainsi, malheureusement, nous insultons l'esprit de la grâce qui prenait soin de nous tout en nous protégeant. D'où Ésaïe 5.6 :

« […] elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu'elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle»

Dans Proverbes 24.30 - 31, le roi Salomon dit que le champ du paresseux et la vigne de l'homme dépourvu de sens a laissé croître des épines et des ronces, partout.


Proverbes 24.30 - 34 : « 30J'ai passé près du champ d'un paresseux, et près de la vigne d'un homme dépourvu de sens. 31Et voici, les épines y croissaient partout, les ronces en couvraient la face, et le mur de pierres était écroulé. 32J'ai regardé attentivement, et j'ai tiré instruction de ce que j'ai vu. 33Un peu de sommeil, un peu d'assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir !... 34Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, et la disette, comme un homme en armes.»

Les ronces poussent lorsqu'un champ ou un jardin n'est pas entretenu, et c'est ce que ce proverbe confirme. La conséquence de ce manque d'entretien est la pauvreté avec sa compagne la disette. Elles viennent comme des rôdeurs (Image du diable, lion rugissant cherchant qui dévorer [1]) et des hommes armées (qui viennent pour lui faire la guerre, pour le combattre).


Dans la parabole du semeur, le Seigneur Jésus avait dit que les épines symbolisent les soucis du monde. On peut aussi y voir le symbole de la malédiction, puisque Jésus, qui portait une couronne d'épines sur sa tête lors de sa crucifixion, s'était chargé de nos malédictions (Ésaie 53.5).


En conclusion, la personne dont la vie spirituelle n'est pas entretenue se place sous une malédiction que Jésus a déjà pourtant portée ! Alors, cette personne tombera en ruine, se tournera vers le monde.


Le verset 30 de Proverbes 24 parle de « mur de pierres (qui était) écroulé ». Dans son commentaire, la Bible annotée dit « les murs ont des brèches qui livrent passage à gens et bêtes » [2]. Autrement dit, n'importe qui y entre n'importe comment pour squatter ; et pourtant, notre vie est censée être « un jardin fermé, une source fermée, une fontaine scellée » pour Jésus, l'Époux.

Cantiques 4.12-13 : « 12Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée. 13Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents […]»

C'est un espace réservé pour Lui, protégé tel un enclos à brebis, où des fruits doivent pousser en toute sécurité.


Dans Proverbes 5.16 - 17, il est justement dit :


« 16Tes sources doivent-elles se répandre au-dehors ? Tes ruisseaux doivent ils couler sur les places publiques ? 17Qu'ils soient pour toi seul, et non pour des étrangers avec toi.»

Cela pourrait également faire allusion à l'enseignement de la Parole de Dieu. Nous ne sommes pas appelés à donner les trésors de la Parole que Dieu nous a confiés à n'importe qui et n'importe comment. L'on n'est pas obligé de répondre à toutes les sollicitations ou à n'importe quelle sollicitation, sous prétexte qu'il faut exhorter, il faut enseigner, il faut donner la parole. Soyons sages dans la dispensation de la Parole de Dieu. C'est la raison pour laquelle Jésus avait juste choisi douze disciples (apôtres) au départ. À eux, il dispensait certaines paroles qu'il ne donnait pas à la foule quand il enseignait tout le monde en public. D'ailleurs, l'institution de l'alliance par son corps et son sang ne s'est faite qu'avec ces douze disciples-là.


De plus, même parmi les douze, trois seulement avaient été permis d'accompagner Jésus à la montagne de la transfiguration [3].


Par ailleurs, lui-même leur avait dit qu'il a encore beaucoup de choses à leur dire, mais qu'ils ne pourraient pas encore les supporter [4]. Et si l'on considère tous les moments qu'il passait dans la présence de Dieu, il est évident que le Seigneur Jésus n'enseignait pas n'importe quoi n'importe comment, n'importe quand, et à n'importe qui. Le faire, c'est s'exposer à la ruine. Notre énergie spirituelle, et même physique sera anormalement absorbée, et nous serons volés. Pensez à la fable de Jean de la Fontaine, « le corbeau et le renard ». Le corbeau avait perdu son fromage en voulant montrer sa belle voix, parce que son ego avait été flatté. C'était donc de l'orgueil et de la folie en même temps. C'est ainsi que nous pouvons nous faire voler par le diable en débitant des paroles même sous couvert d'encouragement, d'exhortations, tout simplement parce que nous ne sommes pas à notre place, ou que nous nous adressons à la mauvaise personne.


Enseigner des personnes que le Saint-Esprit ne nous a pas confiées, c'est porter un mauvais fardeau [5] qui va ruiner notre vitalité. C'est pourquoi Jésus a dit que son joug à Lui est doux et léger, parce qu'il n'épuise pas, il ne fait pas mourir. Au contraire, il élève celui qui le porte spirituellement, dans l'âme, et même sur le plan physique.


PRIÈRE/Père céleste, j'ai besoin de ta sagesse, d'une part pour faire toujours les bons choix, afin que je ne laisse rien me détourner de tes sentiers, et d'autre part, que je ne pèche pas par naïveté ou par orgueil, en livrant les trésors que tu me confies n'importe comment. Merci de m'assister par ton Saint-Esprit. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.


[1] 1 Pierre 5.2 : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera.»


[2] Proverbes 24.30 - Bible annotée


[3] Matthieu 17.1 - 2 : « 1Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne. 2Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. »


[4] Jean 16.12 : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant.»


[5] « NE PORTEZ QUE LES FARDEAUX QUE DIEU (VOUS) A DONNÉS » (message de culte du 31.05.26), disponible sur ces liens :



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