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LE PLAISIR DANS LE SERVICE POUR DIEU (3) : « MES BREBIS SONT AU PILLAGE… FAUTE DE PASTEUR.»

Le Seigneur Jésus s'était présenté comme le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis.
Jean 10.11 : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »
À plusieurs reprises, il a utilisé l'image du troupeau, de l'enclos, de la bergerie, pour illustrer sa relation avec nous. Comme un berger affectionne, nourrit, soigne et protège ses brebis, ainsi le Seigneur Jésus prend soin de nous. Il faut dire que des brebis sans berger, c'est triste et dangereux à la fois. Triste parce qu'on se retrouve comme un orphelin, sans père ni mère, sans quelqu'un pour prendre soin de nous. Moïse avait justement imploré Dieu pour qu'il ne laisse pas son peuple sans berger après sa mort, et Dieu suscita Josué.
Nombres 27.15-18 : « 15 Moïse parla à l'Éternel, et dit : 16 Que l'Éternel, le Dieu des esprits de toute chair, établisse sur l'assemblée un homme 17 qui sorte devant eux et qui entre devant eux, qui les fasse sortir et qui les fasse entrer, afin que l'assemblée de l'Éternel ne soit pas comme des brebis qui n'ont point de berger. 18 L'Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l'Esprit ; et tu poseras ta main sur lui. »
Ayant conduit Israël pendant 40 ans, Moïse connaissait l'importance d'un berger pour son peuple. Le Seigneur Jésus aussi avait manifesté de la compassion à l'égard de la foule qui le suivait, parce qu'elle était comme un troupeau sans berger.
Marc 6.34 : « Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. »
Un troupeau sans berger, c'est aussi dangereux. En effet, les brebis sont exposées aux bêtes sauvages qui veulent les tuer et les piller. Abandonner une brebis de Jésus, c'est comme abandonner un petit enfant dans un quartier malfamé. C'est ainsi que dans Ezéchiel 34, Dieu reprend les pasteurs d'Israël qui ne prenaient pas soin de ses brebis qu'il leur avait confiées. À cause de leur négligence, elles avaient été pillées.
Ezéchiel 34.8 : « Je suis vivant ! Dit le Seigneur, l'Éternel, parce que mes brebis sont au pillage et qu'elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteur, parce que mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis, qu'ils se paissaient eux-mêmes, et ne faisaient point paître mes brebis. »

Faute de pasteurs pour les défendre, les brebis sont à la merci des voleurs spirituels. C'est pourquoi le diable travaille beaucoup à les éloigner de leurs enclos respectifs. Il cherche à les isoler, ou à les fragiliser parce qu'il a besoin de voler ce que Dieu a déposé en elles, pour pouvoir « rémunérer » ses agents de ténèbres. Il travaille aussi dans le cas inverse, c'est-à-dire, qu'il cherche à rendre les pasteurs paresseux et égoïstes dans leur service, afin que les brebis de Dieu soient négligées et livrées à elles-mêmes, même si elles demeurent dans l'enclos. Quand il ne réussit pas à refroidir le pasteur dans sa consécration à Dieu, ou à faire partir la brebis de son enclos, le diable essaie une autre méthode d'empoisonnement : il suscite au sein même de la bergerie, des boucs, qui vont maltraiter les autres brebis.
Ezéchiel 34.17 - 22 : « 17 Et vous, mes brebis, ainsi, parle le Seigneur, l'Éternel : voici, je jugerai entre brebis et brebis, entre béliers et boucs. 18 Est-ce trop peu pour vous de paître dans le bon pâturage, pour que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage ? De boire une eau limpide, pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ? 19Et mes brebis doivent paître ce que vos pieds ont foulé, et boire ce que vos pieds ont troublé ! 20C'est pourquoi ainsi leur parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. 21Parce que vous avez heurté avec le côté et avec l'épaule, et frappé de vos cornes toutes les brebis faibles, jusqu'à ce que vous les ayez chassées, 22je porterai secours à mes brebis, afin qu'elles ne soient plus au pillage, et je jugerai entre brebis et brebis.»

Ces boucs, ce sont à la base des brebis parmi d'autres, mais dont le cœur est foncièrement rebelle, et qui cherchent plus à dominer les autres qu'à se laisser conduire par le Bon berger ou par le berger qu'il a établi. Ce sont des personnes qui ont du mal à laisser le Saint-Esprit transformer leur caractère, et leur amertume a tendance à se contaminer aux autres brebis du troupeau, si on ne fait pas attention. En agissant ainsi, les boucs rendent aussi difficile la tâche du pasteur, et c'est le dessein du diable in fine. Il sait très bien qu'un pasteur qui paie le troupeau en gémissant aura du mal à prendre plaisir à son service ; et s'il ne s'accroche pas au Bon Berger, il pourra fuir, et abandonner même le troupeau par découragement. Une fois le troupeau abandonné, les brebis seront alors à la merci des loups.
Matthieu 26.31 (Semeur) : « Jésus leur dit alors : —Cette nuit, ce qui m’arrivera vous ébranlera tous dans votre foi. En effet, il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau s’enfuiront de tous côtés.»
Hébreux 13.7 : « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; » Considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.»
Dieu aime ses brebis, et en tant que pasteur (e), ou une personne quelconque à qui Dieu nous a confié une âme, nous sommes appelés à les aimer. De la même manière qu'on ne peut rester indifférent à la détresse d'un orphelin, on ne peut rester insensible à la brebis de Dieu qui n'a pas de berger. Nous devons par nos actions et nos intercessions, œuvrer pour qu'une telle situation change, si nous la voyons, car une brebis livrée à elle-même est exposée au pillage, surtout si elle a encore certaines fragilités. Lorsque Dieu nous appelle à le faire, prenons soin diligemment de sa brebis qui est perdue ou esseulée ; ou alors, sous la conduite du Saint-Esprit, amenons-la dans une bergerie où elle pourra grandir avec Dieu en sécurité. C'est la volonté de Dieu qu'elle ait un pasteur qui prenne soin d'elle, et Dieu en a, des pasteurs fidèles. Même s'il existe beaucoup de ses serviteurs qui lui sont infidèles, qui pensent surtout à leurs propres intérêts, Dieu a encore des pasteurs sur terre des pasteurs consciencieux et attachés à lui, qui prennent très au sérieux leur mission de berger. Il suffit de lui demander, il répondra.
Ezéchiel 34.22 - 24 : « 22 je porterai secours à mes brebis, afin qu'elles ne soient plus au pillage, et je jugerai entre brebis et brebis. 23 J'établirai sur elles un seul pasteur, qui les fera paître, mon serviteur David ; il les fera paître, il sera leur pasteur. 24 Moi, l'Éternel, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d'elles. Moi, l'Éternel, j'ai parlé.»
Jérémie 3.15 : « Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.»

La responsabilité des bergers est très grande devant Dieu, aussi sera-t-il davantage sévère avec ceux d'entre eux qui auront agi avec méchanceté, parce qu'ils auront été une des causes du pillage des brebis qui leur avaient été confiées.
Zacharie 11.17 : « Malheur au pasteur de néant, qui abandonne ses brebis ! Que l'épée fonde sur son bras et sur son œil droit ! Que son bras se dessèche, et que son œil droit s'éteigne ! »

Jacques 3.11 : « Mes frères, qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.»
Matthieu 24.45 - 51 : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.»

En revanche, Dieu récompensera ceux de ses bergers à qui il pourra dire « bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25.23), ceux qui n'auront pas déserté, qui n'auront pas fui leur service, en dépit des nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés. Alors, même si la tâche n'est pas toujours aisée, en tant que berger, il faut prendre courage. Celui qui vous a appelé, est celui qui va vous justifier, et celui qui va vous justifier est celui qui va vous récompenser. Voyez toute situation difficile dans votre service pour Dieu comme un moyen de vous émonder afin que vous portiez plus de fruits.
Jean 15.2 : « Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruits.»

C'est que nous verrons dans la quatrième et dernière partie de cette série.

PRIÈRE/Père céleste, merci de la grâce et de l'honneur que tu m'accordes en me confiant tes brebis à paître. Aide-moi à prendre soin d'elle selon ton cœur, avec amour et sagesse, avec persévérance. Donne-moi le courage de persévérer malgré les difficultés, et de ne regarder qu'à Toi, Toi le juste juge et rémunérateur de ses fidèles serviteurs. Au nom de Jésus, je prie. Amen.

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