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DIEU DE LA CONCENTRATION.

INTRODUCTION

Il devient de plus en plus difficile de se concentrer. Tout peut devenir un sujet de distraction, surtout à l'heure des NTIC. Un téléphone, les réseaux sociaux, la TV, mais pas que. Même en l'absence de ces choses, on peut aussi perdre le focus sur ce que nous sommes appelés à faire. Par exemple, en confondant les rôles, les places ou les responsabilités, en nous inquiétant, ou en nous mêlant de choses qui à vrai dire ne nous regardent pas. Quand la concentration nous aide à obtenir les bénédictions que Dieu a en réserve pour nous, la déconcentration, quant à elle, peut nous faire perdre ce que Dieu veut nous accorder gracieusement.

PROPULSION SPIRITUELLE MAI 2026, C'EST PARTI !


JOUR 1/ATTENTION AU RETOUR EN ARRIÈRE.

Genèse 19.17 (l'ange à Lot) : « Après les avoir fait sortir, l'un d'eux dit : sauve-toi, pour ta vie ; ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans toute la plaine ; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses.»
Genèse 19.26 : « La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel.»
Luc 17.31 - 32 : « En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et qui aura ses effets dans la maison, ne descende pas pour les prendre ; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière. Souvenez-vous de la femme de Lot.»

La femme de Lot regarda en arrière, à ce qu'elle laissait brûler à Sodome que Dieu jugeait, et elle devint une statue de sel. Elle mourut. Même en l'absence de mort physique, il est clair que la situation d'une personne rétrograde est toujours pire par rapport à avant, car par sa négligence ou sa rébellion, elle a ouvert la porte à sept esprits plus méchants que celui qui la tenait liée auparavant.

Luc 11.24 - 26 : « Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il va dans les lieux arides, pour chercher du repos. N'en trouvant point, il dit : je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti ; et quand il arrive, il la trouve balayée et ornée. Alors il s'en va, et il prend sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première.»

C'est la raison pour laquelle nous pouvons souvent avoir l'impression qu'un rétrograde est plus méchant, plus dur de cœur que d'autres personnes qui n'ont même pas encore donné leur vie à Christ. Dès lors, dans notre marche avec Jésus, restons concentrés en regardant toujours droit devant nous, sans nous détourner ni à gauche, ni à droite, et sans regarder en arrière.

Deutéronome 5.32 : « Vous ferez avec soin ce que l'Éternel, votre Dieu, vous a ordonné ; vous ne vous en détournerez ni à droite, ni à gauche.»
PRIÈRE/Père céleste, accorde-moi de rester concentré (e) sur ce que tu attends de moi en cette saison de ma vie. Garde-moi de toute tendance à revenir en arrière, à regarder à gauche ou à droite. Donne-moi, je te prie, la grâce d'avancer avec Toi, quels que soient les défis qui peuvent se présenter. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.

JOUR 2/MARCHER DROIT DEVANT SOI

Ezéchiel 1.9 (vision du prophète Ezéchiel, de quatre animaux, au fleuve du Kebar) : « […] ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi.»
Ezéchiel 1.12 : « Chacun marchait droit devant soi; ils allaient où l'esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche.»

Lorsqu'on suit le Saint-Esprit de Dieu, on ne peut que marcher droit devant soi en restant concentré. Au v. 7, il est précisé que les pieds de ces animaux étaient droits. Ce qui veut dire que leurs genoux n'étaient pas chancelants. Ils étaient affermis.

Esaie 35.3 - 4 : « 3 Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent ; 4Dites à ceux qui ont le coeur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.»
Hébreux 12.12-13 : « 12Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis; 13et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.»

Au v. 10 d'Ezéchiel 1, le prophète voit quatre figures : une face d'homme, une face de lion, une face de bœuf et une face d'aigle. On peut y voir l'image de différentes saisons de nos vies, ou différents aspects de notre personne. Ainsi, que nous soyons « homme » (représentation de notre humanité et de notre statut de fils de Dieu), « lion » (image de notre nature royale en Christ, de notre autorité en Christ), « bœuf » (image de notre rôle de serviteurs ou servantes de Dieu), ou aigle (saison de la vie marquée par un revêtement de puissance particulière, et une accélération dans notre évolution avec Dieu), restons concentrés. Gardons le focus là où le Saint-Esprit nous veut, sur l'appel qu'il a pour nous, sur là où il nous conduit. Ne nous dispersons pas, ne nous enorgueillissons pas non plus. Même dans son humanité, en tant que « Fils de l'Homme », le Seigneur Jésus était resté concentré sur sa mission sur terre. En tant que Roi, il est aussi resté concentré. Il savait qu'il était Roi des Juifs par exemple, et que son règne allait s'étendre sur toutes les nations; mais cela ne lui était pas monté à la tête. Même lorsque cette identité royale fut rejetée par les hommes, il ne la méprisa pas pour autant, et il pardonna ceux qui l'insultaient, parce qu'il savait que c'étaient eux qui se trompaient sur sa véritable identité. Il n'a pas cherché à leur prouver par maints débats qu'il était roi ; il a fait ce qu'il était censé faire, laissant le Saint-Esprit lui-même convaincre de péché ceux qui se laisseraient convaincre. Chercher à se justifier devant les hommes à propos de e que Dieu a déposé comme manteau sur nous, c'est une distraction. C'est pourquoi, Jésus a donné comme signe essentiel de qui il était : sa mort et sa résurrection.

Matthieu 12.38 - 40 : « 38Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens prirent la parole, et dirent : Maître, nous voudrions te voir faire un miracle. 39Il leur répondit : Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. 40Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.»

En tant que serviteur, Jésus est également resté concentré sur sa mission. Non seulement, il savait qu'il était venu pour servir, mais en plus, il l'a fait diligemment jusqu'au bout, sans se laisser déconcentrer.

Matthieu 20.28 : « C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.»
Luc 13.31 - 33 : « Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire : va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te tuer. Il leur répondit : allez, et dites à ce renard : voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour, j'aurai fini. Mais il faut que je marche aujourd'hui et demain, et le jour suivant ; car il ne convient pas qu'un prophète périsse hors de Jérusalem.»

De même, quand Jésus ressuscita d'entre les morts, et qu'il fut sur le point de retourner dans sa gloire, il resta concentré jusqu'au bout. Souvenons-nous par exemple de ce qu'il avait dit à Marie de Magdala, au sépulcre, quand il se révéla à elle.

Jean 20.17 : « Jésus lui dit : ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père […]»

Il voulait consoler Marie qui le croyait mort ; mais même dans ce déversement émotionnel, Jésus faisait attention à l'offrande sacrée qu'il était. Il devait d'abord se donner à son Père avant toute chose. Personne ne devait le toucher avant cela.

Très souvent, sous le coup des émotions, nous perdons le focus. Nous oublions qui nous sommes et ce que nous devons accomplir comme mission. Nous oublions pourquoi le Saint-Esprit nous a établis dans tel endroit. Rester concentré, c'est garder en soi le mandat que Dieu nous a spécifiquement confiés, même au milieu d'un flot émotionnel, ou du brouhaha en général. Lorsque nous recevons et marchons selon l'Esprit de Jésus-Christ, cela est possible.

Ezéchiel 1.15, 17, 19-21 : « 15Je regardais ces animaux ; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces […]. 17 En cheminant, elles allaient de leurs quatre cotés, et elles ne se tournaient point dans leur marche. […] 19Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à coté d'eux ; et quand les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient aussi. 20Ils allaient où l'esprit les poussait à aller ; et les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues. 21Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient ; quand ils s'élevaient de terre, les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.  »

En suivant la tête, tout le corps va dans la même direction. Jésus est la tête de son Église qui est son corps.

Ezéchiel 10.9,11 : « Je regardai, et voici, il y avait quatre roues près des chérubins, une roue près de chaque chérubin ; […] En cheminant, elles allaient de leurs quatre cotés, et elles ne se tournaient point dans leur marche ; mais elles allaient dans la direction de la tête, sans se tourner dans leur marche.»
PRIÈRE/Seigneur Jésus, apprends-moi, je te prie, à marcher droit devant, par la puissance de ton Saint-Esprit. AMEN.

JOUR 3/COMME UN ÉCONOME FIDÈLE ET PRUDENT.

Luc 12.42 - 46 : « Et le Seigneur dit : quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens. Mais, si ce serviteur dit en lui-même : mon maître tarde à venir ; s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.»

Dieu nous a confié des taches. Accomplissons-les avec sérieux, diligence, patience et persévérance, car nous ne savons pas quand il reviendra. Il ne faut pas que le temps nous refroidisse, qu'on se dise que comme il tarde, on peut se relâcher. C'était l'erreur des Israélites lorsque Moïse avait été appelé par Dieu au mont Sinaï. Ils s'impatientèrent et dirent à Aaron de leur faire un veau d'or. Or, Moïse était justement sur le point de descendre.

Exode 32.1, 7 : « Le peuple, voyant que Moise tardait à descendre de la montagne, s'assembla autour d'Aaron, et lui dit : allons !! Fais-nous un dieu qui arche devant nous, car ce Moise, cet homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. […] L'Éternel dit à Moïse : va, descends ; car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d'Egypte, s'est corrompu.»

Dans Exode 31.18, c'est-à-dire juste avant cet épisode, il est dit :

« LorsqueÉternelnel eut achevé de parler à Moise sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierres, écrites du doigt de Dieu.».

Dieu venait donc à peine de terminer son entretien avec Moise que le peuple s'impatienta et se corrompit.

Très souvent, c'est à la dernière minute que nous cédons à la pression de l'impatience, alors même que ce que nous attendons est déjà sur le point d'arriver.

Restons concentrés jusqu'au bout. Ne laissons rien, pas même l'impatience nous détourner de Dieu. Il fait toutes choses belles en son temps (ecclésiastes 3.11). Il est fidèle. Puissions-nous aussi l'être jusqu'à la fin.

PRIÈRE/Père céleste, je te remercie de me fortifier afin que je devienne fidèle et prudent (e). Aide-moi par ton Saint-Esprit à accomplir la mission que tu m'as confiée, sans céder à l'impatience. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.

JOUR 4/POUR UN TRÉSOR DANS LE CIEL.

Dans le livre de Matthieu 13, le Seigneur Jésus dit :

« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache ; et dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète le champ. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu'il avait, et l'a achetée. » (v. 44-46).

Cela fait écho à cette déclaration de Paul, apôtre de Jésus-Christ, lorsqu'il parlait de qui il était et avait pu accomplir, avant sa rencontre avec le Christ :

 « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte à cause de Christ. Et même, je regarde toutes ces choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ » (Philippiens 3.7 - 8).

Beaucoup de personnes sont prêtes à tout lâcher pour recommencer ce qu'elles estiment être une nouvelle vie. Par exemple, il en y a qui donnent ou vendent leurs maisons, leurs terrains, tous leurs biens, pour s'installer dans une autre pays où selon eux, il fait bon vivre. D'autres vendent tout ce qu'ils ont pour acheter des biens immobiliers ou démarrer une entreprise. D'autres encore sont prêts à tout vendre pour pouvoir payer leurs soins de santé, ou ceux d'un proche, parce que leur vie leur est précieuse.

Et en ce qui concerne le royaume des cieux, sommes-nous prêts à tout donner, à tout vendre ou à tout abandonner pour Christ comme l'apôtre Paul ?

À un homme qui lui demanda ce qu'il devait faire pour avoir la vie éternelle, le Seigneur Jésus rappela quelques commandements : ne pas tuer, ne pas commettre d'adultère, ne pas voler, ne pas dire de faux témoignage, honorer son père et sa mère, aimer son prochain comme soi-même (Matthieu 19.16 - 19). Après que l'homme ait affirmé avoir respecté tous ces commandements, le Seigneur Jésus lui dit :

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi » (Matthieu 19.21). 

Mais l'homme s'en alla tout triste après avoir entendu ces paroles, parce qu'il avait de grands biens (Matthieu 19.22).

En parlant de Lui, le Seigneur Jésus a déclaré que

« la sagesse a été justifiée par tous ses enfants » (Luc 7.35). 

Il reprenait ceux qui ayant méprisé Jean-Baptiste à cause de son style de vie sobre, avaient encore méprisé Jésus qui mangeait et buvait avec les gens dits « de mauvaise vie ». Cette sagesse, c'est Jésus ; et ses enfants qui l'ont justifiée, ce sont tous ceux qui auront cru en Lui, dont la vie aura été changée, et qui répandront le parfum de sa vie dans leur génération. En bref, ce sont les véritables disciples de Jésus-Christ. Mais pour ce faire, ils auront dû accepter de tout perdre ou de tout donner pour Lui, car c'est aussi cela le commencement même de la sagesse. D'où Proverbes 4.7 :

« Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse, et avec tout ce que tu possèdes, acquiers l'intelligence.».

Lorsque nous sommes prêts à tout perdre pour acquérir une chose, nous montrons que nous nous concentrons sur cette seule chose qui finalement pour nous, est la véritable chose qui soit importante.

PRIÈRE/Père céleste, merci de m'apprendre à me concentrer sur Toi et les affaires de ton royaume. Donne-moi la grâce de tout laisser pour te suivre, quand tu me le demandes, comme tu l'as fait à l'homme riche dans Matthieu 13. Aide-moi ne pas m'attacher à mes possessions matérielles, mais au contraire à tout lâcher pour suivre Jésus. Je crois qu'en le faisant, j'aurai un trésor au ciel. Au nom de Jésus, je prie. Amen.

JOUR 5/HORS DE LA CONTRÉE.

Exode 13.17 - 18 : "17 Lorsque le pharaon laissa partir le peuple, Dieu ne le conduisit pas par le chemin qui passait par le pays des Philistins, même si c’était le plus direct. Dieu se dit en effet : « Le peuple pourrait éprouver des regrets en rencontrant la guerre et retourner en Egypte.» 18 Dieu fit donc faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer des Roseaux. Les Israélites étaient partis d'Egypte en ordre de bataille."

Joseph fut vendu par ses frères à des Ismaélites, qui le vendirent à leur tour à un Égyptien, Potiphar. C'est en Egypte que Joseph, finalement, se retrouva, loin de Canaan, la terre promise à son peuple, à la postérité d'Abraham.

Genèse 13.15 (Dieu, à Abraham) : « Car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours.»

Peut-être que Joseph était confus à cause de cette promesse faite à son ancêtre, que lui avait sûrement partagé son père Jacob. Peut-être se demandait-il souvent comment se faisait-il que Dieu l'envoie en Egypte alors que la terre promise à la postérité d'Abraham, c'était Canaan. Dans ce genre de situation, où l'on se retrouve hors de notre contrée, on peut facilement se dire que ce qui nous arrive est anormal. On peut se dire que cela vient du diable et non de Dieu. Et croyant que la situation vienne du diable, on peut se mettre à prier contre elle, alors qu'elle est savamment orchestrée par Dieu Lui-même, qui est en train d'accomplir son plan, conformément à sa promesse, mais à sa manière et non à la nôtre.

Parfois, pour hériter de Canaan, il va falloir sortir de Canaan pendant un moment. Et tant que nous résistons à ce scénario divin, nous nous bloquons nous-mêmes ; nous nous empêchons d'hériter finalement notre terre promise. Si Joseph ne sortait pas de Canaan pour aller en Egypte, sa famille aurait péri dans la famine. Sa postérité à elle allait vivre (il eut deux fils en Egypte), mais celle de son père (en parlant de ses onze frères restés à Canaan) allait périr. De même, si Jacob n'acceptait pas d'obéir à Dieu en descendant en Egypte, il aurait péri avec sa famille qui serait restée avec lui à Canaan (Genèse 46.2 - 4). Ce n'est certes pas à Canaan qu'il finit ses jours, mais en Egypte comme Joseph d'ailleurs (Genèse 49.33, 50.26). Toutefois, leur postérité finit par sortir d'Egypte en emportant même la sépulture de Joseph (Exode 13.19, Genèse 50.25). Finalement, comme son père Jacob (Genèse 49.29 - 32), Joseph fut enterré à Canaan, dans la terre promise à la postérité d'Abraham (Josué 34.32). Le détour en Egypte pour ces fils d'Abraham était donc transitoire, et en vérité, Dieu en avait déjà averti Abraham.

Genèse 15.13 - 14 : « 13 Et l'Éternel dit à Abram : sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. 14 Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses.»

En envoyant donc Joseph et toute la famille d'Israël hors de leur contrée (Canaan), Dieu était en train d'accomplir sa parole, une promesse faite depuis longtemps à leur ancêtre Abraham. Jacob connaissait cette promesse, et il savait sûrement que la postérité d'Abraham serait emmenée dans un pays étranger, hors de sa contrée. En effet, les promesses de Dieu se transmettaient oralement, de père en fils. On peut donc imaginer que Jacob était au courant de cela par son père Isaac, qui lui-même en avait été mis au courant par son père Abraham. Cependant, Jacob n'avait visiblement pas compris au départ que c'était cela qui se réalisait au travers de la descente en Egypte de leur famille, et surtout de sa séparation d'avec Joseph son fils, qu'il croyait mort.

Dieu nous donne souvent des prophéties que nous acceptons volontiers - ou pas -. Ses paroles finissent toujours par s'accomplir. Cependant, le processus de leur accomplissement peut nous perturber, parce qu'en apparence, il peut donner l'impression qu'il y a des incohérences entre ce que Dieu nous a dit et les circonstances qui se déroulent sous nos yeux. Mais si nous prenons du temps avec Dieu, si nous nous laissons faire par Lui, nous réaliserons - très souvent vers la fin du processus - que tout était plutôt logique et non incohérent, comme nous le pensions tantôt. Nous réaliserons qu'il y avait des aspects de ses prophéties qui nous avaient échappé, soit parce qu'on les avait oubliés, soit parce qu'on n'y avait pas prêté attention (1), soit parce qu'on les avait rejetées dès le départ, mais elles se sont accomplies malgré nous. En effet, lorsque Dieu libère une parole et que notre cœur ne le reçoit pas pleinement, cette parole tombe sur le chemin ; les oiseaux viennent et la mangent. Quand notre cœur est réceptif, la parole donnée peut plus facilement se comprendre ; mais quand le cœur est endurci comme un chemin sur lequel tout le monde marche, cette parole ne sera pas comprise. Alors, le diable la vole facilement, et la parole est oubliée.

Matthieu 13.4, 19 : « Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent, et la mangèrent.(…) Lorsqu'un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.»

Quand cette parole oubliée est sur le point de s'accomplir, cela peut perturber, parce qu'on ne la reconnaît pas. On peut alors la prendre pour une œuvre du malin, et pourtant, c'est bel et bien Dieu qui est à l'œuvre. Un aspect de la prophétie divine a juste été oublié ou occulté, et elle est en train de s'accomplir malgré nous sous nos yeux, d'où l'importance d'ailleurs d'écrire les prophéties que l'on reçoit de Dieu (2).

Alors, quand Dieu nous pousse à aller « hors de la contrée », n'ayons pas peur. Il est en train d'accomplir sa parole. Il est en train de réaliser sa promesse. Restons en prière afin de nous souvenir de tous les aspects des prophéties qu'il nous a donné, et surtout pour que nos cœurs soient réceptifs à tous ces aspects-là. Au-delà de ça, faisons-lui confiance, même si le processus est long et/ou difficile. Nous finirons par entrer à Canaan.

PRIÈRE/Père, merci de me donner le courage d'aller hors de ma zone de confort, de lâcher prise sur ce que je crois être à moi tout en te faisant confiance. Jésus a dit que celui qui perd sa vie à cause de lui, la retrouvera (Matthieu 16.25). Je crois donc que même si je sors de ma terre promise, tu es en train d'accomplir ton plan. J'y reviendrai en ton temps. Au nom de Jésus, je prie. Amen.

JOUR 6/CONCENTREZ-VOUS SUR VOS FARDEAUX À VOUS !

L'un des grands pièges dans lesquels nous tombons très souvent, c'est la confusion des rôles. Plus précisément, nous avons tendance à porter des fardeaux qui ne sont pas les nôtres. Ils ne sont pas les nôtres soit parce que seul Dieu peut les porter, soit parce que ces fardeaux appartiennent à une autre personne. Par exemple, en nous inquiétant pour notre avenir, nous sommes en train de porter un fardeau qui relève de la responsabilité de Dieu seul.

Psaumes 31.15 : « Mes destinées sont dans ta main. […] »
Jérémie 29.11 : « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance.»

En cherchant donc à vouloir contrôler notre avenir ou celui d'autres personnes, nous risquons de commettre des actes abominables, source de malédictions (Ex : consulter un voyant, jeter un sort, voler l'étoile d'autrui, etc.).

Par ailleurs, lorsque dans une famille, les parents abandonnent leurs responsabilités en la laissant à leurs enfants, les rôles sont inversés. C'est du désordre, et seul le diable règne dans le désordre. Par exemple,

  • Un père ou une mère qui ne lève pas d'autels de prière pour ses enfants, mais qui comptent sur ces derniers pour prier pour lui/elle ;

  • Un père ou une mère qui livre ses enfants à la prostitution ou à des choses infâmes pour faire prospérer sa famille, alors qu'en tant que père ou mère, c'est à lui de se battre pour prendre soin de ses enfants.

2 corinthiens 12.14 : « […] Ce n'est pas, en effet, aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants.»

S'occuper de choses qui ne nous concernent pas, voilà aussi une manière de porter des fardeaux qui ne sont pas les nôtres.

1 Thessaloniciens 4.10 - 11 : « […] Mais nous vous encourageons, frères et sœurs, à progresser encore, 11à vous efforcer de vivre en paix, à vous occuper de vos propres affaires […]»
2 Thessaloniciens 3.11 : « Nous apprenons cependant que quelques-uns parmi vous mènent une vie désordonnée : ils ne travaillent pas, mais se mêlent des affaires des autres. »
1 Timothée 5.13 : « De plus, étant désœuvrées, elles prennent l'habitude d'aller de maison en maison. Et non contentes d’être désœuvrées, elles se montrent encore bavardes et indiscrètes en parlant de ce qu’il ne faut pas.»
1 Pierre 4.15 : « Que personne parmi vous n’ait à souffrir pour avoir tué, volé, fait le mal ou pour s’être mêlé des affaires d'autrui.»

En lisant ce dernier verset, on comprend donc qu'il y a une souffrance attachée au fait de se mêler des affaires d'autrui. Autrement, s'ingérer dans les affaires d'autrui, qui ne nous concernent pas, c'est s'exposer à une malédiction, parce que nous portons là un fardeau que Dieu ne nous a jamais donné. Or seul le fardeau de Jésus est doux et léger comme il le dit.

Matthieu 11.30 : « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.»

Le fardeau qui ne vient donc pas de Jésus et que nous porterions sera amer et lourd ; de quoi nous déconcentrer dans notre appel.

PRIÈRE/Père céleste, aide-moi à ne m'occuper que des fardeaux que tu me confies. Garde-moi de toute curiosité malsaine, en particulier en ce qui concerne des affaires qui ne me regardent pas, même si on m'y invite. Donne-moi un cœur humble pour éviter de parler de manière désordonnée et méchante de la vie des autres. Au nom de Jésus, je prie. Amen

JOUR 7/PROCLAMATIONS

Au nom de Jésus-Christ, je déclare :

  • Je reste concentrée sur la (les) mission (s) que Dieu m'a confiée (s) sur cette terre ;

je refuse de revenir en arrière, sur ce que j'ai déjà vomi ; j'avance avec Jésus-Christ que j'ai décidé de suivre ;

  • Je marche droit devant moi sur le chemin que Dieu a tracé pour moi en Jésus, sans me détourner ni à gauche, ni à droite, sans chercher des raccourcis ;

  • je suis un serviteur/servante de dieu fidèle et prudente ; je ne m'impatiente pas en attendant le retour de Jésus-Christ mon maître ; mais je fais ce qu'il m'a demandé de faire ;

  • si Dieu me sort de ma zone de confort, je lui fais confiance, car sa parole s'accomplira toujours ;

  • Je me concentre sur mes fardeaux à moi ; je ne porte pas des fardeaux étrangers à ce que Dieu m'a confié ; je ne me mêle pas des affaires d'autrui. Je parle avec amour, conduit par la sagesse de Dieu.

  • Je ne vais pas n'importe où n'importe quand ou n'importe comment ; je sais rester à ma place, et posé (e) en attendant les instructions de Dieu.

Amen.

(1) Job 33.14 : « Dieu parle cependant, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde.»

(2) Habacuc 2.2 : « L'Éternel m'adressa la parole, et il dit : écris la prophétie : grave-la sur des tables, afin qu'on la lise couramment.»



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