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RIEN DE COMMUN ENTRE LES TÉNÈBRES ET LA LUMIÈRE.

INTRODUCTION.

L'apôtre Paul déclare à l'église de Corinthes :

« 14Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? 15Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle? 16Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles?» (2 Corinthiens 6.14-16)

L'huile ne peut se mélanger avec de l'eau. De même, devant Dieu, ce qui est sombre, ne peut cohabiter avec ce qui est pur. Malheureusement, à cause de la faiblesse de notre chair, nous avons souvent du mal à faire la distinction entre le ténébreux et le lumineux, le bien du mal, la vie et la mort; d'où nos mauvais choix. À l'occasion de ce programme de jeûne et de prière, remettons nos cœurs à Dieu afin que son Saint-Esprit vienne opérer la séparation dans notre conception des choses, entre les ténèbres et la lumière. De là, dépendent certaines délivrances tant attendues.


PROPULSION SPIRITUELLE JUIN 2025, C'EST PARTI!


JOUR 1/JÉSUS, LA LUMIÈRE DU MONDE.

La lumière représente la clarté émise par le soleil, qui éclaire les objets et les rend visibles à l'œil nu (synonymes de "lumière" : clarté, jour, lueur, éclat, éclairage, brillant).

Quand nous parlons de la "lumière" nous parlons également de "Luminosité"; autrement dit de ce qui est lumineux, qui a pour action d'éclairer intensément. Nous parlons aussi d'une vive lumière, ce par quoi les choses sont éclairées. 

La lumière apparaît dans la Bible comme le symbole du salut. Elle évoque et représente le salut apporté par Dieu, dans la mort et la résurrection du Christ. Les ténèbres, c'est l'obscurité profonde, sinistre, qui peut provoquer la peur, l'angoisse (synonyme des "ténèbres" : noir, nuit, obscurcissement, obscurité, ombre, noirceur). Les ténèbres symbolisent et désignent le monde sans Dieu, c'est-à-dire le mal. Pendant la crucifixion de Jésus lors de sa mort, les ténèbres ont été présents puisqu'il y a eu l'obscurité oppressante, "la mort" pendant 3 heures (nous pouvons y voir le chiffre 3 celui de la résurrection). Cette absence de lumière prouvait également que "la vie' était Jésus. Cette obscurité, c'était le jugement divin de Dieu car l'Homme n'avait pas accepté sa lumière, et elle annonçait également que Jésus avait souffert.

Alors que le Christ est «lumière du monde», Satan est le «prince des ténèbres». Christ, par amour pour nous et par sa résurrection, a vaincu le mal et le monde des ténèbres. Je cite la parole dans Jean 1:1-5 :

« 1.Au commencement, la parole existait déjà.La Parole était avec Dieu et la parole était Dieu.2.Elle était au commencement avec Dieu.3.Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait a été fait sans elle.4.En elle il y avait la vie, et cette vie était la lumière des êtres humains. 5. La lumière brille dans les ténèbres,et les ténèbres ne l'ont pas accueillie.» 

Ce passage nous indique que Jésus est la Lumière que Dieu nous a envoyée afin que nous ne soyons plus perdus dans les ténèbres. Nous sommes invités à marcher dans sa Lumière, cette lumière qui révèle l'amour de Dieu, qui nous libère. Il est notre source de vie et de lumière. Le verset 5 explique que le mal n'a jamais vaincu et ne vaincra jamais la lumière divine. Jésus-Christ est le créateur de la vie, et sa vie apporte la lumière à l'humanité. À sa lumière, nous nous voyons tels que nous sommes : des pécheurs ayant besoin d'un sauveur. Lorsque nous suivons Jésus, la vraie lumière, nous n'avons plus à marcher à l'aveuglette et à tomber dans le péché. Il éclaire le chemin devant nous afin que nous sachions comment vivre. Il enlève de notre vie l'obscurité du péché. Si nous laissons le Seigneur diriger, cela évitera que nous tombions dans l'obscurité.

Dans le tabernacle, il y avait un chandelier fait d'or pur battu. Il se trouvait dans le lieu saint. Il était placé au côté opposé de la table des pains, composé de sept branches au bout desquels se trouvaient les lampes que l'on allumait en permanence. Cette lumière particulière représentait la présence de Dieu dans le monde, et plus particulièrement à cet endroit où il était placé. Soyons ce chandelier qui permettra de guider les autres vers la lumière de Dieu, donc vers Jésus. Faisons tout notre possible pour que nous restions allumés en permanence pour montrer la présence de Dieu dans nos vies.

Ephésiens 5. 8 : "Car si toutefois vous étiez ténèbres maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur conduisez vous comme des enfants de lumière." 

Dans Jean 8:12, Jésus dit :

"Je suis la lumière du monde"

Pourquoi dit-il qu'il est la lumière ?

Parce que Jésus est pour nous la lumière qui brille dans la nuit, parce que sa mort et sa résurrection attestent que la vie est plus forte que la mort. Jésus disait aux pharisiens :

« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie.» (Jean 8.12)

Il est la vraie lumière qui nous permet de trouver le chemin qui nous rapproche de Dieu et nous enseigne comment avancer sur ce chemin. Dieu a créé la lumière pour éclairer la terre. Jésus éclaire l'humanité chaque jour qui passe (je fais référence à une vision reçue de Dieu, où j'ai vu deux projecteurs qui partaient du ciel sur la terre; Dieu vient éclairer ses enfants).

Jésus est la lumière du monde et par lui, nous sommes guidés. Tout comme une lampe éclaire notre chemin dans les ténèbres, faire confiance à Jésus et demeurer fidèle à sa Parole est la lumière dont nous avons besoin pour nos vies ! 

PRIÈRE/Seigneur Jésus, je te choisis comme ma lumière. Viens m'éclairer sur tous les domaine de ma vie, et je suivrai, comme le Dieu que tu es. Amen.

Sylvia M.



JOUR 2/NE SOYONS PAS NAÏFS.

Jean 2.23-25 : "23Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. 24Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous, 25et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme."

L'une des raisons pour lesquelles nous sommes souvent blessés par les autres, c'est notre manque de discernement sur le réel état de cœur de ceux qui nous ont fait du mal. Selon le Robert, on entend par "discerner" le fait de "se rendre compte de la nature, de la valeur de quelque chose; faire la distinction entre (des choses mêlées, confondues)"[1]. En un mot pour revenir à notre thème, "discerner" consiste aussi à séparer le vrai du faux, le vil du profane, la lumière des ténèbres dans notre conception des choses. Autrement dit, il s'agit de démêler dans ce qui parait confus, pour en dégager le pur afin de le séparer de l'impur.

Dans Jean 2.23-25, Jésus venait d'enseigner et de faire des miracles comme il en avait l'habitude. À la vue de ces signes, beaucoup crurent en lui. Cependant Jésus n'eut pas confiance en eux.

Il m'est personnellement arrivé d'avoir fait confiance en des personnes qui semblaient "croire en Jésus", et de me rendre compte qu'en réalité, elles étaient fausses. Cela peut paraître étrange de ne pas se fier à une personne qui semble partager votre foi; mais si le Fils de Dieu lui-même ne s'était pas fié à ceux qui crurent en lui à la vue de ses miracles, c'est parce qu'il avait sondé quelque chose de plus profond dans leurs cœurs. Jésus ne jugeait pas les gens à l'apparence de piété, ni même à l'apparence de sincérité qu'ils pouvaient présenter. Il savait voir ce qui se cachait profondément dans les cœurs; il savait discerner les réelles motivations de ceux qui l'entouraient. C'est ainsi qu'il ne fut pas surpris de voir que Judas l'ait finalement trahi, alors que les autres disciples en étaient étonnés. C'est encore pourquoi il ne fut pas surpris de ce que Pierre l'ait renié trois fois, alors que ce dernier lui-même ne s'imaginait pas trahir son maître aussi lâchement. Jésus nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. Ainsi dit, si nous le laissons grandir en nous, si nous laissons son Saint-Esprit nous conduire, nous gagnerons en maturité et en sagesse, dont l'une des filles est justement le "discernement".

Proverbes 8.12 : « Moi, la sagesse, j'ai pour demeure le discernement, et je possède la science de la réflexion »

Nous ne serons plus surpris de la trahison d'un tel, parce que de toutes les manières, nous aurions déjà vu depuis le début, quelles étaient les réelles dispositions de son cœur, malgré son zèle. Il ne s'agit pas ici de faire une chasse aux sorcières, ou de se méfier de tout le monde dans une sorte de paranoïa. Mais il s'agit de savoir à qui nous donnons notre main d'association, à qui nous pouvons faire confiance ou pas. La naïveté vient des ténèbres et non de la lumière divine. Elle révèle que quelque part, nous n'avons pas marché par le Saint-Esprit de Dieu. C'est pourquoi nous devons davantage être intimes avec Lui. Seul lui connaît les cœurs: le nôtre, et celui de notre prochain. Seul lui peut nous dire "tu peux lui faire confiance" ou "ne lui fais pas confiance". Sans le Saint-Esprit, tout est mélangé dans notre entendement. Ce qui est bon ou bien, on risquera l'appeler "mal"; et ce qui est mal, on l'appellera "bien". Celui qui est fiable, on s'en méfiera; mais celui qui n'est pas fiable, on lui fera confiance.


PRIÈRE/Père céleste, remplis-moi de ton Saint-Esprit afin que je marche dans le discernement. Je veux savoir à qui je peux me fier ou non, comme ton fils Jésus savait à qui il pouvait faire ou ne pas faire confiance. C'est en son nom que je prie. Amen.

Estelle N.



JOUR 3/QUI DE VOUS ME CONVAINCRA DE PÉCHÉ ?

Jean 8.45-47 : « 45Mais moi [Jésus], parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. 46Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? 47Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous n'écoutez pas parce que vous n'êtes pas de Dieu. »"

Les Juifs qui contredisaient Jésus ne recevaient pas ses paroles, parce qu'ils les tenaient pour fausses. Le problème est qu'ils n'étaient pas capables de dire en quoi Jésus avait une seule fois péché. Or une personne qui n'a jamais péché est sainte. Quel était donc le sens de leur opposition à Jésus ? Elle démontrait, malgré eux, que c'était eux qui étaient dans le mensonge, et non pas Jésus. C'étaient eux qui servaient le diable et non Dieu, contrairement à ce qu'ils prétendaient (même si c'était de manière inconsciente pour certains d'entre eux).

Jean 8.39-45 : "39Ils lui répondirent : Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham. 40Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. 41Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ; nous avons un seul Père, Dieu.
42Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé.40Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. 41Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ; nous avons un seul Père, Dieu.
42Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. 43Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. 45Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas."

En principe, vous ne pouvez pas contredire celui qui parle par le Saint-Esprit sans trahir ce qui vous anime, parce que justement, il n' y a rien de commun entre les ténèbres et la lumière. Si une parole, un conseil, un enseignement vient du Saint-Esprit de Dieu et que cela vous rebute, c'est la preuve même que vous êtes animé par le diable, car seul lui est allergique à la vérité. C'est la preuve même que votre système de pensées se fonde sur un mensonge, en dépit d'une belle argumentation, ou de votre sincérité.

Dans le livre des proverbes, il est écrit :

"L'homme injuste fait horreur aux justes, et celui dont la voie est droite fait horreur aux méchants." (Proverbes 29.27).

Parce que les ténèbres et la lumière ne vont pas ensemble, si lors d'une discussion la vérité divine sort de la bouche d'un des interlocuteurs, et qu'il y a mésentente avec l'autre, cela veut dire que c'est ce dernier qui est dans l'erreur. Veillons donc à être en accord avec la pensée de Dieu, afin de nous entendre avec ceux qui reçoivent également sa pensée. Mais surtout, veillons à avoir la pensée de Dieu pour notre propre bien, car c'est sa vérité qui rend libre. Cela nous évitera par ailleurs d'essayer de convaincre inutilement de péché ceux qui, parce qu'ils marchent dans la vérité de Jésus, sont réellement libres. 

Jean 8.31-32 : "31Alors il [Jésus] dit aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, 32vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »"
Jean 8.36 : "Si donc le Fils [Jésus] vous affranchit, vous serez réellement libres".
1 corinthiens 2.14-15 : « 14Or, l'homme animal ne comprend point les choses de l'Esprit de Dieu ; car elles lui semblent folie, et il ne les peut connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. 15Mais l'homme spirituel juge de toutes choses, et n'est lui-même jugé par personne.»

PRIÈRE/Père céleste, je veux marcher dans ta vérité, et selon ton système de pensées. Aide-moi à focaliser sur l'esprit qui anime mes interlocuteurs plutôt que sur mes émotions, afin de savoir si oui ou non j'entend une vérité qui vient de toi. Je crois que cela est possible grâce à ton Saint-Esprit. Au nom de Jésus je te le demande. Amen.

Estelle N.



JOUR 4/JE SUIS SPÉCIAL (E).

Deutéronome 34.10-11 : « 10Il n'a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, que l'Éternel connaissait face à face. 11Nul ne peut lui être comparé pour tous les signes et les miracles que Dieu l'envoya faire au pays d'Égypte contre Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays »

Selon le passage ci-dessus, il n'y a plus eu de prophète pareil à Moïse en Israël. Mais lorsque nous lisons Josué 10.14, nous voyons une affirmation similaire au sujet de Josué, successeur de Moïse :

« Il n'y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l'Éternel ait écouté la voix d'un homme ; car l'Éternel combattait pour Israël.»

Josué venait en effet de prier Dieu d'arrêter la course du soleil et de la lune :

Josué 10.12-13 : « 12Alors Josué parla à l'Éternel, le jour où l'Éternel livra les Amoréens aux enfants d'Israël, et il dit en présence d'Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, Et toi, lune, sur la vallée d'Ajalon ! 13Et le soleil s'arrêta, et la lune suspendit sa course, Jusqu'à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis. Cela n'est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le soleil s'arrêta au milieu du ciel, Et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour.»

Chacun est spécial dans sa relation avec Dieu, dans son cheminement avec Lui, et dans les choses qu'il va accomplir sur terre avec Dieu. Tout part de la « spécialité » de Dieu Lui-même.

2 Samuel 7.22 : « (…) nul n'est semblable à toi, et il n'y a point d'autre Dieu que toi (…)»
Deutéronome 3.24 : « (…) car quel dieu y a-t-il, au ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes œuvres et tes hauts faits »
Psaume 86.10 : « Car tu es grand, et tu opères des prodiges ; Toi seul, tu es Dieu.»
Exode 15.11 : «Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges ?»
1 Samuel 2.2 : «Nul n'est saint comme l'Éternel ; Il n'y a point d'autre Dieu que toi ; Il n'y a point de rocher comme notre Dieu.»

Même le nom de "Michaël" que porte un de ses anges ou d'autres personnes, le montre. En effet, "Michaël" signifie en hébreux "qui est comme Dieu"[2].

Dieu est spécial. Par "spécial", on entend ce qui est relatif à une seule catégorie d'êtres ou d'objets, à ce qui se distingue d'autres choses de même nature, à ce qui sert à un usage précis en raison de ses caractéristiques propres ou auquel on a recours dans des circonstances spécifiques.

Ce qui est spécial sort de l'ordinaire. Ce qui est spécial n'est pas commun. On revoit ici le début de la prière du "Notre père" que Jésus nous a enseigné :

« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié »

Autrement dit : « que ton nom soit mis à part ». Or on met à part ce qui est spécial. Comme nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, il est normal que chacun de nous soit spécial. Mais nous ne sommes spéciaux que par rapport au Dieu spécial. Cela signifie que tant que nous buvons à sa source spéciale, notre spécialité se manifestera. Celui qui ne se connecte pas à la source spéciale de Dieu reste dans le commun.

Dans le spécial, il y a l'incomparable. La comparaison disparait dès que le spécial apparait. C'est pourquoi Dieu est incomparable, de même qu'il est dit de Moïse que personne ne peut être comparé à lui.

Par rapport à votre vie, nul ne peut se comparer à vous, parce que vous êtes spécial dans la manière dont Dieu vous a conçu, crée, façonné, préparé. Cela implique également que vous ne pouvez pas vous comparer à votre frère ou à votre sœur, qui lui ou elle est aussi spécial (e) dans sa relation avec Dieu. Dieu s'arrange toujours à mettre en chacun de nous quelque chose d'unique qui le glorifie, pour montrer sa grande diversité d'actions, justement parce qu'il est très grand. Chaque spécificité en nous que Dieu lui-même a déposé reflète son infinie grandeur. Elle reflète à quel point on ne peut le mettre dans une case. Nous aussi, nous sommes donc spéciaux à l'image de notre Père céleste. Personne ne peut nous mettre dans une case. Nous sortirons toujours de l'ordinaire, nous surprendrons par notre façon d'être et d'agir, grâce au Saint-Esprit, Esprit spécial de Dieu, que nul ne peut contrôler.

Jean 3.8 : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.»

PRIÈRE/Père céleste, merci de m'avoir crée (e) spécial. Je crois que je suis unique en mon genre, et j'accepte cela. Aide-moi à ne plus chercher à ressembler aux autres, à ne plus avoir peur de la différence que toi-même tu as déposée en moi. Je veux être celui/celle que tu as toujours voulu que je sois. Au nom de Jésus je te prie. Amen.

Estelle N.



JOUR 5/IL N'A RIEN « EN » MOI.


Jean 14.30 : "Je [Jésus] ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient. Il n'a rien en moi;" 
Jean 8.44 : "(…) Lorsqu'il [le diable] profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge."

Le diable est rusé. L'une des manières de vous maintenir captif dans ses chaînes, c'est de procéder à ce que nous appellerons ici : « le reproche par anticipation.»


En quoi cela consiste t-il ?

Lorsque le diable a remarqué dans votre vie une défaut de caractère, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que vous ne vous en rendiez pas compte, parce que ce défaut de caractère constitue pour lui une porte ouverte dans votre âme pour vous contrôler. Or, s'il sent que vous êtes sur le point de vivre votre délivrance par la révélation de ce défaut de caractère, il cherchera à anticiper la correction que Dieu veut vous faire à ce sujet. Autrement dit, il va s'empresser de vous faire des reproches en essayant de vous faire croire que c'est Dieu qui vous accuse pour soi-disant « vous corriger ». Et pourtant, en réalité, c'est le diable qui vous accuse. Par exemple, si vous avez un problème de lâcheté, Satan vous dira : « tu es lâche!». Il le fera bien avant le moment choisi par Dieu pour vous corriger sur ce point précis.


Pourquoi Satan agit-il de la sorte?

Satan sait très bien que tout reproche mal placé, fait dans la malveillance ou au mauvais moment, va créer dans votre cœur un traumatisme. Ce traumatisme à son tour va se développer en forteresse, parce que désormais, vous aurez tendance à vous protéger de tout reproche, de peur de souffrir à nouveau, comme vous aviez souffert des reproches oppressantes du diable. C'est là où s'installe alors l'amalgame dans votre cœur. En effet, en développant une fausse forteresse protectrice, vous aurez l'impression certes de vous mettre à l'abri des remontrances de Satan. Cependant, par la même occasion, vous êtes entrain de fermer la porte à la voix du Saint-Esprit de Dieu. Finalement, vous vous enfermez vous-même dans une prison, et c'est la mort à petit feu. C'est comme une personne qui entre dans une petite pièce, ferme la porte derrière elle à clef, croyant se protéger de son ennemi.


Que faire alors ?

Lorsqu'on nous dit quelque chose, ne focalisons pas sur les paroles, mais sur ce qu'il y a dans le fond intérieur de la personne qui nous parle. Dans Jean 14.30 ci-dessus, le "en" signifie "à l'intérieur". C'est comme si Jésus disait :

"l'intérieur du diable et le mien sont totalement différents; il n'a rien de mon intérieur, et je n'ai rien de son intérieur".

Cas pratique.

Si on a eu à vous dire par exemple que vous étiez glouton, il se pourrait que derrière cette parole, c'était le diable qui parlait. Lorsque vous en avez la certitude, il vous faut rejeter cette parole, car c'est un mensonge puisque cela vient du diable. Le but était de vous condamner. Mais si plus tard, le Saint-Esprit vous reprend en vous disant que vous êtes glouton, il faut vous laissez faire, car c'est pour vous guérir qu'il expose ce mal. Ne vous empressez pas de dire "non c'est faux!" parce que vous vous souvenez que par le passé, quelqu'un vous avait condamné en vous accusant d'être glouton. Les intentions des cœurs ne sont pas les mêmes. Cette première personne (animée par Satan ou par sa propre chair) qui vous avait traité de glouton, le faisait dans la malveillance. C'était pour vous entraîner dans le mal, parce que toute condamnation ou accusation a pour effet de pousser celui qui est accusé ou condamné à pécher selon ce qu'on l'accuse d'avoir fait (ex : à force de traiter votre mari/femme d'adultère, alors qu'il/elle est innocent.e, vous le/la pousser effectivement dans les bras d'un.e autre).

Mais Jésus, lorsqu'il vous fait un reproche, c'est toujours pour vous entraîner dans le bien.

Dès lors, il faut focaliser sur le "en". Posez-vous la question de savoir :

"Qu'est ce qui motive la personne qui prétend me corriger? Est-ce le Saint-Esprit ? Ou plutôt le diable ?"

Le fond du Saint-Esprit, c'est la vérité. Quand il vous fait un reproche c'est empreint d'amour, et vous allez réussir si vous l'écoutez.

Proverbes 8.6-9 : « 6Écoutez, car j'ai de grandes choses à dire, et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner ce qui est droit. 7Car ma bouche proclame la vérité, Et mes lèvres ont en horreur le mensonge ; 8Toutes les paroles de ma bouche sont justes, Elles n'ont rien de faux ni de détourné ; 9Toutes sont claires pour celui qui est intelligent, Et droites pour ceux qui ont trouvé la science» 

En revanche, le fond du diable, c'est le mensonge. Lorsqu'il vous fait un reproche, même si cela semble correspondre à une certaine réalité, c'est faux, parce que Satan est faux à l'intérieur de lui-même. Il vous veut du mal. Si vous l'écoutez, vous allez périr.


Ne faisons donc plus l'amalgame par rapport aux voix qui nous parlent. Cherchons à discerner si c'est la voix de Dieu (et dans ce cas, obéissons parce que c'est la vérité) ou alors celle du diable (dans ce cas, rejetons, parce que c'est un mensonge). Ne l'oublions pas, il est écrit :

"Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ." (Romains 10. 17). 

Si nous acceptons d'entendre la voix de Dieu, notre foi grandira. Mais si nous acceptons d'entendre la voix du diable, c'est la peur qui grandira en nous. C'est aussi l'occasion de rappeler qu'il ne faut pas parler n'importe comment lorsqu'on conseille des personnes par exemple. Il faut être sûr que ce que nous disons tient de la vérité de Dieu.


PRIÈRE/Seigneur aide-moi à discerner entre ta voix et celle de l'ennemi. Je ne veux plus focaliser sur les mots ou sur les apparences, mais plutôt sur ce qui anime mon interlocuteur(trice). Aide-moi à savoir si c'est toi qui parle par lui/elle, ou si c'est plutôt l'ennemi qui veut me souiller par son mensonge. Au nom de Jésus je prie, Amen.

Estelle N.



JOUR 6/CE QUI LUI SEMBLE BON. 


Dans le livre de Jérémie 17, Dieu établit la différence entre la fausse sécurité et la vraie sécurité.

"5» Voici ce que dit l’Eternel : Maudit soit l'homme qui fait confiance à ce qui est humain, qui prend des créatures pour appui et qui détourne son cœur de l'Eternel ! 6Il est pareil à un genévrier dans la plaine : il ne voit rien venir de bon, il habite les endroits brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. 7» Béni soit l'homme qui fait confiance à l'Eternel et qui place son espérance en lui ! 8Il ressemble à un arbre planté près de l’eau et qui étend ses racines vers le cours d’eau : il ne s’aperçoit pas de la venue de la chaleur et son feuillage reste vert. Lors d’une année de sécheresse, il ne redoute rien et il ne cesse pas de porter du fruit." (Jérémie 17.5-8)

Compter sur l'Homme, c'est une malédiction. Par "compter sur l'Homme, il faut aussi entendre "compter sur soi-même", puisque nous sommes nous-mêmes être humains. Il ne s'agit donc pas seulement de compter sur autrui. Si compter sur l'Homme (sur soi-même ou sur autrui) constitue une malédiction, en revanche compter sur Dieu est une bénédiction.


Mais en quoi cela consiste, compter sur l'Homme?

➡Juges 17.6 : "À cette époque-là, il n'y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon."
➡Deutéronome 12.8 : "Vous n’adorerez plus le SEIGNEUR comme nous le faisons ici aujourd’hui, où chacun fait ce qui lui semble bon".

Compter sur l'Homme consiste en général à faire ce qui nous semble bon à nous. Mais il s'ensuit comme nous l'avons déjà dit, des malédictions (certaines maladies par exemple, et autres oppressions dans notre chair).

Pour être en paix, il faut faire ce qui est droit au yeux de Dieu, c'est-à-dire, ce qui est bon pour Dieu, non seulement d'un point de vue général, c'est-à-dire suivre les instructions valables pour toute personne qui a reçu l'Esprit de Christ (Exemples : marcher dans son amour, pardonner, etc), mais aussi les instructions spécifiques, car comme nous l'avons vu récemment (Jour 4 : "Je suis spéciale"), nous sommes spéciaux dans notre relation avec Dieu. Dieu donnera telle recommandation précise à l'un, et non pas à l'autre. Obéissez aussi aux instructions spécifiques que Dieu vous donne à vous personnellement (sans vous sentir obligé d'en faire un cas général).

Exemple : Samson ne devait pas se couper les cheveux. C'était valable pour lui seul, par pour un autre israélite. C'était entre Dieu et lui, le signe de sa consécration. C'est aussi cela, la mise à part, la séparation entre le vil du profane.

Juges 13.5 (Parole de Dieu à la mère de Samson) : « Car tu vas devenir enceinte et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera point sur sa tête, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère; et ce sera lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins.»
Juges 16.17 (Samson livre son secret à Dalila) : « il lui ouvrit tout son cœur, et lui dit: Le rasoir n'a point passé sur ma tête, parce que je suis consacré à Dieu dès le ventre de ma mère. Si j'étais rasé, ma force m'abandonnerait, je deviendrais faible, et je serais comme tout autre homme.»

Dans le livre des proverbes 3 v 5-6 (Version Français courant), il est écrit :

"5Ne te fie pas à ta propre intelligence, mais place toute ta confiance dans le Seigneur. 6Appuie-toi sur Lui dans tout ce que tu entreprends et il guidera tes pas". 

Et dans Exode 15 v 26, Dieu dit à son peuple, fraîchement sorti de l'esclavage d'Égypte :

" (…) Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis l'Eternel, qui te guérit."

On ne peut vivre la vie abondante que Dieu nous a promise en Jésus-Christ en faisant ce qui nous semble bon à nous, mais c'est plutôt en faisant ce qui est bon aux yeux de Dieu, parce qu'en réalité nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes. Ni notre vie, ni nos biens. Tout appartient à Dieu qui nous a créés et nous a bénis. Ce que nous avons c'est Lui qui l'a donné. Si nous ne le reconnaissons pas, nous agissons en hommes ou en femmes injustes, ouvrant ainsi des portes au diable qui viendra nous voler. Ne soyons pas notre propre dieu en agissant sur la base du "moi je pense que🙄". Agissons plutôt sur la base du "Dieu pense que…". C'est cela qui doit déterminer nos actions, si nous voulons la vraie paix. L'univers a été créé non sur ce que vous pensez, ou que l'être humain en général pense. Il a été créé sur la pensée de Dieu, qui est infiniment plus grande que la nôtre.

Esaïe 55.8-9 : "8Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Eternel.9Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées".

PRIÈRE🙏/Père céleste, je renonce à être mon propre maître. Je te laisse me conduire, parce que je sais que tu m'aimes. Tu es mon Père. Je choisis donc de régler ma vie non plus sur ce qui me semble bon à moi, mais plutôt sur ce qui est droit à tes yeux. Enseigne-moi tes voies, et accorde-moi le courage de m'y conformer, comme un petit enfant ferait confiance à son père qui l'aime. Au nom de Jésus-Christ je prie. Amen 🙏.

Estelle N.



JOUR 7/FAITES-EN DEUX.


Le Seigneur Jésus a dit :

« Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui» (Matthieu 5.41)

Que veut dire "faire un mille"?

Selon un commentaire de la Bible annotée, cette expression est empruntée à un usage oriental introduit par les Perses, d'après lequel les employés de l'État et en particulier les courriers postaux, étaient autorisés à requérir des hommes pour porter un message, un fardeau, etc [3]. Chez les Romains, un mille correspond à la distance de mille pas ou huit stades (mesure grecque de 185 m), le mille faisant environ 1480 mètres [4].


Pour être plus explicite, la version "Parole vivante" traduit Matthieu 5.41 ainsi :

"Et si quelqu’un vient te réquisitionner pour t’obliger à lui porter un fardeau sur un kilomètre, porte-le sur deux kilomètres avec lui."

La version "Français courant" quant à elle dit :

"Si quelqu’un t’oblige à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui."

Il nous arrive bien souvent, devant certaines responsabilités ou services à rendre, de faire les choses au strict minimum. On se dit qu'en agissant ainsi, on ne fait que respecter la loi. Par exemple, pour rester dans le cadre du verset ci-dessus, imaginons qu'une personne ait du mal à monter des escaliers avec ses trois sacs qui pèsent lourd. Vous passez près d'elle, et vous semblez physiquement plus fort. Elle vous sollicite alors pour l'aider en vous disant : « aidez moi svp à faire au moins quelques marches d'escaliers pour me soulager ». Au fond, vous n'avez pas envie; mais pour soulager votre conscience, vous décidez de porter un de ses sacs, sur 5 marches. Or il y en 20; mais à la cinquième, vous vous arrêtez sous prétexte qu'on vous a dit « quelques marches d'escaliers » et non « toutes les marches d'escalier!». À vrai dire, la personne en difficulté avait besoin d'aide sur toutes les marches, et non pas seulement sur quelques unes, et vous le saviez au fond, puisque vous l'avez vu souffrir avec sa charge. Mais vous avez fait le strict minimum.


2ème exemple :

Un tel vous sollicite pour l'aider financièrement. Il a un loyer impayé et a besoin de 300€ pour le régler. D'ailleurs vous savez aussi qu'il n'a pas bien mangé depuis quelques jours, et n'a même pas de quoi prendre le transport pour se déplacer sans frauder. Mais vous décidez de ne lui donner 300€, sous prétexte que c'est exactement la somme qu'il a demandé, sachant qu'en réalité, il a besoin de beaucoup plus, et surtout, que vous avez largement la possibilité de l'aider sans problème. Et pourtant, en apparence, vous n'avez fait que ce qui était strictement demandé!


3ème exemple

Vous vivez en colocation, et chacun a son tour de ménage. Sauf que votre colocataire, très pris en ce moment, a oublié son tour. En revanche, vous en ce moment, vous avez beaucoup plus de temps libre. Mais vous laissez la maison sale le jour où vous n'êtes pas de ménage, sous prétexte que ce n'est pas votre tour, selon le règlement. Et pourtant, vous vivez dans la même maison, et souffrez aussi de son insalubrité. Mais comme selon la loi ce n'est pas votre tour, alors, vous ne faites rien; vous ne vous sentez pas obligé de nettoyer votre propre maison.


4ème exemple

Vous décidez d'accueillir quelqu'un chez vous parce qu'il est en difficulté, et qu'il n'a pas où dormir. Vous lui offrez un lit. Cependant, vous lui menez la vie dure, sous prétexte "qu'il devrait déjà se réjouir d'avoir où dormir!". Pour vous, avoir où dormir, c'est suffisant; c'est votre strict minimum. Or en réalité, la personne a aussi besoin de chaleur, d'amour, de consolation, de se sentir un peu comme chez elle.


La générosité consiste à faire ce que nous pouvons faire au-delà même de ce qui est demandé. En revanche, lorsque nous marchons de façon légaliste, nous ne faisons que ce qui semble avoir été demandé sur le papier (ou verbalement), sans comprendre les attentes profondes de la personne qui a besoin de nous. Quand Dieu nous dit de prendre du temps avec lui par exemple, ne nous limitons pas seulement à un minimum chronométré, comme si nous remplissions un simple cahier de charges (exemple : "je fais toujours 30 min de prière et pas plus, pas moins, et c'est bon"). Il se pourrait que Dieu ait besoin de vous pour beaucoup plus de temps que ce que vous lui consacrez, même si le temps que vous lui consacrez en ce moment est déjà un bon début.

Il se pourrait que celui qui vous demande de l'aide financière ait besoin de beaucoup plus que ce que vous lui avez donné.

Il se pourrait que la personne qui vous sollicite pour porter ses bagages ait besoin d'aide jusqu'à une certaine distance, bien plus longue que celle que vous avez faite.

Faire uniquement le strict minimum de ce qui est demandé, quand on a la possibilité de donner plus, c'est marcher selon la loi, et cela ne portera pas de bons fruits, ni dans votre vie, ni dans celle de la personne que vous prétendez aider. Mais être généreux, chercher à combler les besoins d'autrui jusqu'au bout quand on en a la possibilité, c'est marcher dans la grâce de Dieu. La grâce rime avec abondance; mais le légalisme (c'est-à-dire la loi et seulement la loi) rime avec "strict minimum", et donc "insuffisance". Or l'insuffisance, ce sont les ténèbres, parce que quand il n'y en a pas pas assez, c'est la mort (ex : pas assez d'air dans les poumons, pas assez d'eau dans le corps, pas assez de sang dans le corps, pas assez de nourriture, etc).

Beaucoup croient qu'en étant légalistes, ils marchent dans la lumière divine, et pourtant, ce sont les ténèbres. C'est marcher selon la grâce divine qui est la lumière. C'est cela que Dieu attend de nous. Apprenons à être généreux, à donner plus que ce qui nous est suggéré si on le peut. Le roi David et Aravna le Jébusien, nous en donnent un exemple. Dans 2 Samuel 24, nous voyons que ces hommes avaient donné à Dieu au-delà de ce qui leur était demandé. Lisons.

2 Samuel 24.18-25 : « 18Le même jour, Gad vint trouver David et lui dit : « Monte sur l’aire où Aravna bat son blé, et construis là un autel pour le Seigneur. » 19David s’y rendit comme le Seigneur le lui avait ordonné par l’intermédiaire de Gad.20Aravna regarda en bas, et il vit le roi et ses serviteurs se diriger vers lui. Il sortit alors de l’aire et se prosterna devant le roi, le visage contre terre. 21Aravna demanda : « Pourquoi mon seigneur le roi vient-il me trouver, moi son serviteur ? » David répondit : « C’est pour t’acheter ton aire de battage afin d’y construire un autel en l’honneur de l'Eternel. Ainsi, le fléau qui frappe le peuple pourra être arrêté. »
22Aravna dit à David : « Que mon seigneur le roi prenne l'aire et qu'il y offre les sacrifices qu'il lui plaira ! Vois ! Tu peux prendre les bœufs pour l'holocauste, et les chars avec l'attelage pour te servir de bois.
23Je te donne le tout, roi ! » Puis Aravna dit au roi : « Que l'Eternel, ton Dieu, t’accorde sa faveur ! »
24Mais le roi dit à Aravna : « Non ! Je veux t’acheter cela à son juste prix. Je n'offrirai pas à l'Eternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne me coûtent rien. » Et David acheta l'aire de battage et les bœufs pour 50 pièces d'argent.
25Il construisit là un autel en l’honneur de l'Eternel, et il y offrit des holocaustes et des sacrifices de communion. Alors l'Eternel se laissa fléchir en faveur du pays et le fléau qui frappait Israël s’arrêta.»

Sur ordre de Dieu, David avait sollicité d'Aravna uniquement son aire de battage. Mais ce dernier a voulu tout donner à David, c'est-à-dire qu'il n'avait pas réclamé une compensation financière, et a en plus voulu donner du bois et des bœufs pour l'holocauste. Il voulait donner à Dieu son terrain et d'autres biens, gratuitement, alors qu'on lui proposait de les lui acheter. En effet, Aravna avait vu comme un honneur, le fait que Dieu ait choisi son aire de battage pour le sacrifice qui devait libérer Israël du fléau qui le frappait (et pourtant c'était un étranger; il était Jébusien à la base et non Israélite!).


Du côté de David, la générosité s'apprécie dans le fait qu'il lui était possible de prendre gratuitement l'aire d'Aravna qui le lui offrait. Mais David honorait tellement Dieu qu'il a refusé de lui offrir un sacrifice qui ne lui coûterait rien. D'ailleurs, si le sacrifice que nous faisons pour Dieu ne nous coûte rien, ce n'est plus vraiment un sacrifice.

« En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.» (Jean 3.16)

Tant David qu'Aravna avaient manifesté de l'amour pour Dieu, en pratiquant la générosité. L'un était prêt à offrir gratuitement son terrain au roi pour les intérêts de Dieu, plus ce qui lui avait même pas été demandé (bœufs, bois). L'autre, avait voulu payer un prix pour acquérir le terrain qu'on lui offrait pourtant gratuitement, afin d'honorer Dieu. Ils n'ont pas fait le strict minimum. Pour Aravna, le strict minimum était de donner son aire de battage; pour David, c'était de se procurer le terrain d'Aravna quelque soit le moyen (y compris gratuitement). En effet Dieu ne lui avait pas imposé d'acheter ce terrain; il lui avait simplement dit :

« Monte sur l’aire où Aravna bat son blé, et construis là un autel pour le Seigneur. » (2 Samuel 24.18)

Il aurait pu réquisitionner ce terrain en tant que roi, mais David choisit de payer le prix. Aravna aurait pu vouloir juste vendre son terrain, mais il choisit de le donner gratuitement, et d'ajouter à cela, les bœufs et le bois pour le sacrifice. C'est cela la mentalité de la grâce. Elle va au-delà du strict minimum, parce qu'elle cherche à satisfaire entièrement le besoin de l'autre.

Le système légaliste ne cherche quant à lui qu'à faire ce qui est dans le contrat; il ne cherche qu'à faire ce qui est strictement demandé, sans chercher à combler le besoin. C'est pourquoi, avec le légalisme, nous avons toujours le sentiment que quelque chose nous manque. Ce quelque chose qui manque, c'est l'amour dont l'une ces caractéristiques est qu'il comble tous les vides. On comprend mieux pourquoi Jésus a dit :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir

Or c'était par l'amour qui manquait dans la mise en pratique de la loi, qu'il a tout accompli. Cet amour, il l'a démontré en se sacrifiant à la croix pour nos péchés, alors même que nous n'étions pas encore nés pour certains, alors même que nous restons parfois méchants.

« Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit» (Jean 19.30).

Dieu est généreux. Il ne nous donne pas ce dont nous avons besoin au strict minimum, mais il donne en abondance.

Jean 10.10 : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire; moi, je [Jésus] suis venu afin que les brebis aient la vie et qu'elles l'aient en abondance.»

Il donne au-delà de ce qu'on peut même espérer. De même, laissons-nous conduire par son Saint-Esprit, afin que nous manifestions le fruit de la générosité. Nous pouvons donner au-delà de ce qui nous est demandé (du temps, de l'amour, de l'attention, des biens, de l'engagement, etc). En un mot, au lieu de faire un mille seulement, faites-en deux.


PRIÈRE/Père, aide-moi à agir conformément à tes réelles attentes. J'ai besoin de ton Saint-Esprit pour saisir ce que tu veux de moi, et avoir la capacité de le faire. Pardonne moi chaque fois que je marche par légalisme et non par la grâce. Comme David, comme Aravna, je veux donner au-delà même de ce qui est demandé, car tu as dit : « Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.» (Luc 6.38). Au nom de Jésus je prie. Amen.

Estelle N.



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