DIEU, NI AUTEUR NI COMPLICE DU MAL.
- Estelle Ndjengue.

- il y a 10 heures
- 32 min de lecture
INTRODUCTION.
Tout le monde sait ce que c'est que le mal. Nous n'avons pas besoin de faire de longues études pour cela. Même un petit enfant a déjà une conscience qui lui parle, de telle sorte qu'il peut savoir que mentir n'est pas bon. En effet, Dieu a inscrit en nous sa conscience du bien et du mal, même si le péché qui s'accroît tend à pervertir cette conscience-là. Ainsi, l'Homme définit le bien et le mal selon lui-même, mais cette définition devrai avoir pour seule référence Dieu, en ce que lui est seul est parfait. Lui seul peut donc savoir vraiment ce qui ne l'est pas. Il sait ce qui vient de lui et ce qui lui est étranger, et il veut nous communiquer cette connaissance.
En ce qui nous concerne, êtres humains, si nous voulons savoir ce qui est vraiment bon ou mauvais, allons vers Dieu tout en sachant que le mal ne vient jamais de Lui. En plus d'être parfait, il nous aime profondément. Il ne peut donc nous vouloir du mal. À nous d'y croire, de l'accepter, et de lui demander un sain discernement, entre ce qui est bien, et ce qui est mal.
PROPULSION SPIRITUELLE AVRIL 2026, C'EST PARTI !
JOUR 1/FUIR LES SOUFFRANCES LIÉES À LA CROIX DE CHRIST, C'EST PENSER COMME LE DIABLE.
Matthieu 16.21-27 : « 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. 22 Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas. 23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.
24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. 25 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. 26 Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? 27 Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses oeuvres.»Jésus en venant sur terre avait une mission, à laquelle il n'a jamais dérogé : s'offrir en sacrifice comme l'agneau de Dieu qui délivrerait les hommes de leur nature pécheresse, et les réconcilierait avec leur Père céleste. Cependant, l'accomplissement de cette mission nécessitait de passer par des zones de turbulences, qui sont les souffrances liées à la croix. D'ailleurs, le Seigneur Jésus n'avait pas commencé à souffrir seulement à la croix de Golgotha ; mais c'était depuis l'enfance que les persécutions contre sa vie et contre ceux qui acceptaient de le suivre avaient commencée. C'est pourquoi le prophète Ésaie à propos du Messie parla d'un « homme de douleur et habitué à la souffrance » (Esaie 53.3).
Par obéissance à son Père et par amour pour nous, Jésus a accepté de souffrir pour nous libérer du mal. Autrement dit, Dieu hait tellement le mal qu'il a été prêt à livrer son fils unique à la souffrance sous les coups de nos méchancetés. C'est la preuve irréfutable même de l'attachement de Dieu au bien, à ce qui est sain, à la réconciliation avec ses enfants, et non comme beaucoup ont pu le croire, à une prétendue méchanceté. Le fait que Dieu ait sacrifié son Fils unique pour le salut des péchés en le laissant traverser de nombreuses souffrances, est la démonstration même de son amour pour nous, et la preuve de ce qu'il tient au rétablissement de la justice sur terre, car in fine, c'est le rétablissement de son règne qu'il vise.
Esaie 42.1-4 : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore. Il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi.»Ce n'est donc pas la preuve qu'il soit méchant, au contraire, car
« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.» (Jean 15.13).De ce point de vue, ce qui aurait été mal, de la part de Jésus, c'est de refuser d'aller à la croix pour nous délivrer du mal, puisque aller à la croix pour nous délivrer du mal, c'était la volonté de Dieu. Or, Dieu est la seule personne qui soit vraiment bonne.
Luc 18.19 : « Jésus lui répondit: «Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, si ce n'est Dieu seul.»Ainsi dit, c'est notre positionnement par rapport à son plan qui détermine si nous sommes dans le bon ou dans le mal. Jésus aurait donc mal agi en refusant d'aller à la croix pour nous. Conscient de cela, et n'ayant pas de mal en lui (Jean 14.30), il a accepté de se soumettre à la volonté de son Père, quitte à traverser temporairement des moments de souffrance (Luc 22.42).
Jean 14.30 (parole de Jésus) : « (...) le prince du monde vient. Il n'a rien en moi»Luc 22.41-42 : « (...) s'étant mis à genoux, il[Jésus] pria, disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.»Lorsque Jésus annonce donc à ses disciples ses souffrances et sa mort à Jérusalem, et que Pierre lui dit « A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas », il est évident que cela venait du diable et non de Dieu, car seul le diable avait intérêt à maintenir l'Homme en captivité. Seul le diable avait intérêt à ce que personne ne vienne libérer les prisonniers de la mort ; alors, il chercha un moyen de décourager Jésus feignant la protection : « A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas ». Mais empêcher Jésus d'aller à la croix pour notre salut, ce n'était pas protéger Jésus, c'était plutôt lui tendre un piège pour l'empêcher de répondre à l'appel de Dieu et nous maintenir captifs. On comprend mieux cette intention diabolique dans la version parole vivante de Matthieu 16.23 :
« Mais Jésus, se retournant, lui dit : — Va-t’en ! Arrière, tentateur, porte-parole de Satan ! Tu me tends un piège ! Tu veux me faire hésiter sur le chemin à prendre et me détourner (de celui que Dieu a fixé pour moi), car tu vois les choses du point de vue des hommes, et non de celui de Dieu.»Empêcher une personne, ou s'empêcher soi-même de porter sa croix pour répondre à l'appel de Dieu, c'est donc du diable ; ce n'est pas une protection, loin de là ; ce n'est pas une sagesse ; c'est la peur, c'est de la lâcheté, qui sont du règne du diable, et nous rendent inaptes à hériter de Dieu contrairement à la foi.
2 timothée 1.7 : « Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse.»Apocalypse 21.7-8 : « 7Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils. 8Mais pour les lâches, [...] leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.»Dans les propos de Jésus au diable, qui parlait au travers de Pierre dans Matthieu 16, nous comprenons aussi que les pensées simplement humaines sont pareilles que les pensées du diable. Cela peut choquer, mais c'est tout à fait logique. L'Homme de lui-même ne peut rien faire pour satisfaire Dieu, parce qu'il a été infecté par le péché. Son système de pensée également a été infecté par le péché. Marcher selon notre propre sagesse humaine revient donc à s'opposer à la sainte sagesse de Dieu, ce qui est le propre même de Satan. En effet, son nom même "Satan" qu'il a hérité après sa chute signifie "adversaire". Satan s'est érigé en adversaire de Dieu à jamais. Il ne cherche jamais à savoir si ce que Dieu, fait est bon ou mauvais, correct ou pas (même si nous savons que Dieu est parfait). Il ne cherche qu'à s'opposer. Satan est par principe un opposant. Il aime l'opposition pour l'opposition. Il fait de l'opposition son style de vie. Il se sent en sécurité quand il s'oppose. Dès lors, tout ce qui s'oppose à la sagesse de Dieu, les pensées humaines y compris, même si elles paraissent logiques, innocentes ou même bienveillantes, sont en collaboration directe avec Satan. C'est pourquoi il est dit :
« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse.» (proverbes 3.5)C'est encore pourquoi en général, lorsque l'Homme cherche à marcher selon sa propre sagesse, il n'y a pas de paix, mais de la querelle ; il n y a pas de vérité, mais de l'hypocrisie parfois « au nom de la paix » ; il n y a pas d'amour, mais du zèle amer.
Jacques 3.13 - 18 : « Lequel d'entre vous est sage et intelligent ? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix.»Au final, la sagesse d'en haut, celle qui est pure, ne conteste pas avec Dieu le Créateur, parce qu'elle procède directement de Lui. C'est pourquoi elle est la seule à procurer richesse et gloire. Mais la sagesse humaine entraîne toujours du désordre qui ouvre des portes au règne du diable.
Esaie 45.9 : "Malheur à l’homme qui intente un procès à celui qui l’a façonné, lui qui n’est qu’un vase parmi d’autres vases de terre ! L'argile dit-elle au potier : « Que fais-tu ? » ou : « Ton travail est mal fait » ?"Romains 9.20 : « O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé: Pourquoi m'as-tu fait ainsi?»UN PETIT MOT SUR "LE RENONCEMENT"
Après avoir repris Pierre dans Matthieu 16, le Seigneur Jésus dit à ses disciples :
«Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.» (Matthieu 16.24)Selon le dictionnaire Le Robert "Renoncer", c'est :
Cesser de prétendre à (qqch.) ; abandonner un droit sur (qqch.)
Abandonner volontairement (ce qu'on a); synonymes : abdiquer, se dépouiller, quitter ;
Cesser de rechercher la compagnie d'une personne, dans le sens de "renoncer à quelqu'un" [1]
Quand Jésus dit donc de renoncer à soi-même pour le suivre, cela signifie que si le suivre implique d'abandonner des choses auxquelles nous avons normalement droit, nous devons le faire afin que cela ne constitue pas un obstacle à notre engagement à Christ. Mais cet abandon doit être volontaire, car c'est le sens même du mot "renoncer". Lorsque l'abandon est forcé, contraint, ce n'est plus un renoncement, mais une simple perte non-volontaire. Or, dans ce cas, notre vie n'est plus véritablement une offrande à Dieu, car l'offrande qui lui est agréable, c'est celle qui vient de notre propre cœur, c'est celle que nous avons voulu lui faire de notre plein gré. Ce n'est pas quelque chose qu'on nous a arraché. Lorsqu'il y a "arrachement", le diable est derrière, car c'est le principe du vol : arracher à autrui ce qui lui appartient". Abraham n'avait pas attendu qu'Isaac son fils lui soit arraché contre son gré, mais il l'avait offert délibérément à Dieu, aussi son offrande était-elle agréable à Dieu. Chaque fois que vous donnez à Dieu quelque chose dans la contrainte, même si c'est une chose que vous devez relâcher, vous n'êtes pas en train de lui faire une offrande agréable. C'est ainsi que Jésus n'est pas allé à la croix « parce qu'il n'avait pas le choix », ou parce qu'on le lui avait forcé ; il y est allé parce qu'il avait volontairement accepté de se dépouiller de son manteau royal pour nous sauver. Personne ne l'a dépouillé, mais c'est lui-même qui s'est dépouillé pour nous.
Philippiens 2.6 - 7 : « lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes »Jean 10.17 - 18 : « Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.»Il y a donc deux choses : d'une part suivre Christ en acceptant de porter sa croix, même si elle s'accompagne un tant soit peu de souffrance, et d'autre part, être intentionnel en portant sa croix, ne pas s'offrir à Dieu comme s'il nous forçait, mais s'offrir volontairement, comme Christ, s'est offert volontairement comme l'agneau de Dieu.
En conclusion, fuir la souffrance liée à la croix, c'est cela qui est mal. Mais accepter de suivre Christ en portant sa croix et en renonçant à sa vie, c'est cela qui est bien.
PRIERE/Père céleste, merci de me donner de porter ma croix pour suivre Jésus. Je crois que le mal, c'est la peur et la lâcheté, mais j'agis bien en t'obéissant. Je sais qu'avec Jésus, je suis sur le bon chemin, et que ma résurrection en Lui sera glorieuse. Au nom de Jésus, je prie. AMEN.
JOUR 2/LES OFFENSES ET LA RANCUNE VIENNENT DE SATAN.
1 Samuel 24.13 : "Des méchants vient la méchanceté, dit l'ancien proverbe. Aussi, je ne porterai point la main sur toi." DÉFINITIONS
Qu'est-ce que l'offense ?
L'offense est une parole ou une action qui attaque directement l'honneur ou la dignité de la personne contre qui elle est dirigée [2]. Autrement dit, lorsque moralement ou selon les valeurs de notre société, l'estime d'une personne est insultée, ou qu'elle n'est pas prise en considération quand elle devrait l'être, nous sommes en train d'outrager sa personne. C'est l'indicateur premier du péché ; nos actes, nos paroles et nos pensées démontrent si oui ou non nous respectons Dieu, si dans notre vie, il a la place qu'il lui est dû. Si nos choix de vie par exemple sont faits sans Lui, alors nous sommes en train de l'offenser, car le véritable berger de nos vies, c'est Lui. Si nous l'associons simplement comme une sorte de copilote de notre vie, en gardant nous-même le guidon, nous ne l'honorons pas non plus à sa juste valeur, car en principe, Dieu ne partage pas sa gloire avec l'Homme. Ce qui est juste, c'est de le laisser diriger totalement notre vie, et nous, nous le suivons en lui faisant confiance, en ne faisant que ce qu'il a prévu que nous fassions, car en réalité, il a déjà tout prévu. Nous n'innovons rien dans les plans de Dieu. « Tout est accompli » à la croix de Jésus (Jean 19.30). Y croire, c'est rentrer dans le repos de Dieu.
Ephésiens 2.10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions.»La rancune, quant à elle, est un « souvenir tenace que l'on garde d'une offense, d'un préjudice, avec de l'hostilité et un désir de vengeance.» [3]. Offense et rancune sont donc intimement liées, en ce que la première peut facilement donner lieu à la dernière, si nous ne gardons pas notre cœur.
Proverbes 4.23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui, viennent les sources de la vie.»Les offenses, il y en aura toujours, car malheureusement, nous vivons dans un monde rempli de haine et de révolte contre Dieu. Et même lorsque nous croyons en Dieu et marchons véritablement avec Lui, nous ne sommes pas parfaits du jour au lendemain. Il nous arrivera parfois de nous révolter contre Dieu, par rapport à la manière dont il fait les choses dans notre vie par exemple. Or, Dieu étant la source de tout [4], dès lors qu'on l'offense, cela peut facilement rejaillir sur notre prochain. Par exemple, celui qui insulte son père pèche contre Dieu qui a dit « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.» (exode 20.12) et aussi, «Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère ! [...]» (Deutéronome 27.16). Mais en agissant ainsi, il pèche aussi contre son père. C'est pourquoi dans la parabole dite du fils prodige, le fils qui revient à la maison se repent en disant :
« […] Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi […] » (Luc 15.21)De même, celui qui maudit ses propres enfants offense Dieu qui les lui a gracieusement confiés pour le conduire dans ses saintes voies.
Deutéronome 11.18 - 19 : « 18 Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. 19 Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.»Proverbes 22.6 : « Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas.»Mais en même temps qu'il pèche ainsi contre Dieu, il pèche aussi contre son enfant.
Colossiens 3.21 : « Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent.»Offenser Dieu, peut donc malheureusement avoir des conséquences sur nos rapports avec les autres, que nous offenserons aussi, par ricochet.
Cela ne vient pas de Dieu. Il ne méprise personne, il n'humilie personne, et donne de la valeur à toute personne, qu'il a créée à son image. Même les animaux sont au bénéfice de cette grande considération que Dieu a pour sa création. En effet, il avait épargné la ville de Ninive vouée à la destruction à cause de ses péchés, à cause entre autres, d'un grand nombre d'animaux.
Jonas 4.11 : « Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!»De même, il prend soin des oiseaux du ciel, et donne à manger aux bêtes sauvages qui lui réclament leur nourriture.
Matthieu 6.26 : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?»Psaumes 104.21 : « Les lionceaux rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur nourriture.»Dieu prend même soin de l'herbe des champs !
Matthieu 6.28 - 30 : « 28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; 29 cependant, je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. 30 Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ?»Dieu manifeste son amour à toute sa création, végétaux et animaux y compris, et à l'être humain encore plus, qu'il a créés à son image et à sa ressemblance. Il n'est donc pas dans sa nature de le mépriser, de le blesser pour lui faire mal, pour le diminuer, l'humilier. Tout cela vient du diable dont le propre est de « dérober, égorger et détruire » l'Homme. Et cette haine qu'il nourrit éternellement contre la race humaine (et même toute la création de Dieu), vient de la haine qu'il a contre Dieu. Ainsi, tout ce que Dieu aime, le diable le déteste. Tous ceux que Dieu aime, le diable les déteste et fait tout pour s'en prendre à eux. Et pour ce faire, il utilise l'offense comme une arme stratégique pour semer dans le cœur de l'Homme l'amertume que lui-même nourrit contre Dieu et contre l'humanité. Au travers de cette amertume, il convainc ses victimes de ce que leur désir de vengeance est légitime. En effet, lorsqu'une personne se sent offensée, à moins qu'elle n'ait gardé son cœur, elle peut facilement légitimer la vengeance. Cependant, en agissant ainsi, elle usurpe la place de Dieu, car la vengeance lui appartient seul.
Romains 12.19 : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : c’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur.»Lévitique 19.18 : « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel.»Proverbes 24.29 : « Ne dis pas : je lui ferai comme il m'a fait, je rendrai à chacun selon ses œuvres.»Chaque fois qu'une attitude qui nous parait juste nous fait finalement prendre la place qui revient à Dieu seul, par exemple en tant que "juge", nous sommes en train de pécher ; nous sommes en train de l'offenser. Et c'est le mécanisme qui s'enclenche avec l'offense non pardonnée. Au travers d'elle, Satan veut nous mettre en porte-à-faux avec Dieu. Il sait que l'offense produira en nous la rancune si nous ne protégeons pas nos cœurs ; et avec la rancune, notre relation avec Dieu est en ballotage, car si nous ne pardonnons pas à ceux qui nous ont offensés, Dieu aussi ne nous pardonnera pas. Or, si Dieu ne pardonne pas nos péchés, nous ne pouvons le rejoindre dans son royaume après notre mort, car nous aurons fait prévaloir le royaume des ténèbres - à savoir la haine - dans notre cœur.
Matthieu 6.14 - 15 : « 4 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; 15mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.»1 Jean 3.14 - 15 : « [...] Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui.»La rancune vient du diable, et l'offense qui la produit, elle aussi vient donc du diable qui espère ainsi semer la mort dans nos cœurs. En revanche, la miséricorde, le pardon, qui nous procure intérieurement la paix, c'est le règne de Dieu. Il n'offense personne, et il ne garde rancune à personne. Quand il pardonne, il le fait une bonne fois toutes, et il a prouvé cet amour inconditionnel en donnant Jésus comme sacrifice pour le pardon de tous nos péchés, passés, actuels et à venir, afin que nous ne soyons plus jamais dans la culpabilité après notre repentance.
UN MOT SUR LE SENTIMENT D'OFFENSE.
Matthieu 15.12 - 13 : « 12 Alors ses disciples s'approchèrent, et lui dirent : sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés des paroles qu'ils ont entendues ? 13Il répondit : toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.»Si Dieu n'offense personne, il reste que l'on peut avoir le sentiment qu'il nous ait offensé. Se sentir offensé n'est donc pas toujours le reflet de la vérité. En effet, beaucoup de personnes s'étaient senties offensées par les paroles et les actes de Jésus ; par exemple : quand il chassait les vendeurs du Temple (Matthieu 21.12 - 15), ou quand il guérissait le jour du sabbat (Jean 15.6, Marc 3.2), quand il enseignait certaines choses difficiles à accepter (jean 6.60 - 66); et même quand il allait à la croix, beaucoup ont été déçus, car il n'avait pas envisagé ce scénario pour celui qu'il considérait comme le Messie d'Israël (Luc 24.21). L'attitude de Judas qui avait trahi Jésus a été forcément le résultat d'un sentiment de déception qu'il avait nourri à l'égard de Jésus. Il avait eu des attentes qui n'ont pas été à ses yeux satisfaits, alors, il s'est senti mal, en insécurité, voire rabaissée, et s'est détaché de son maître.
Mais si Jésus avait vraiment offensé quelqu'un sur cette terre avec le désir de lui faire du mal, son sang n'aurait jamais été aussi pur, et donc en mesure de vaincre la mort pour nous en libérer. Or, il est dit :
« Vous le savez en effet, ce n'est pas par des choses corruptibles comme l'argent ou l'or que vous avez été rachetés de la manière de vivre dépourvue de sens que vous avaient transmise vos ancêtres, mais par le sang précieux de Christ, qui s’est sacrifié comme un agneau sans défaut et sans tache.» (1 Pierre 1.18 - 19)Jésus a été en tout point parfait, sans péché, sans défaut, c'est pourquoi son sang est puissant pour nous laver de nos péchés. Il n'a donc pu offenser personne.
Mais alors d'où vient le sentiment d'offense que nous avons quand bien même en réalité nous n'avons pas été offensé ?
Il y a des blessures non encore guéries, qui rendent l'Homme susceptible, ou déforment sa vision des choses.
Il y a le système de pensée qui n'est pas encore renouvelé, qui peut nous voir les choses à l'envers, c'est-à-dire qu'on pense qu'on nous fait du mal quand on nous fait du bien, ou l'inverse.
Il y a aussi comme nous l'avons dit plus haut nos propres attentes ou nos ambitions personnelles qui ne s'accordent pas toujours avec les plans de Dieu. Or comme la vérité de Dieu prévaut et que tout disparaîtra, dès lorsque nous réalisons que nos ambitions ne seront pas atteintes comme nous le pensions, le sentiment d'offense survient. À ce niveau, on n'est pas loin de l'orgueil.
Justement, en parlant d'orgueil, il est l'une des raisons majeures pour lesquelles nous pouvons avoir le sentiment d'être offensé alors même qu'on nous fait du bien, ou qu'on ne nous a rien fait de ma en particulier. Quand on pense être au-dessus des autres, tôt ou tard, nous serons rabaissés car Jésus a dit :
« Car quiconque s'élève, sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.» (Luc 14.11)Or lorsque survient l'abaissement, il est évident que l'on se sente diminué...et donc offensé. Mais en réalité, c'est notre ego qui est blessé, et ce n'est pas une blessure pour la mort. C'est une blessure pour notre salut. C'est pourquoi il est écrit :
« Les blessures d'un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d'un ennemi sont trompeurs.» (proverbes 27.6)La personne qui vous aime sincèrement peut donc un jour vous dire quelque chose ou agir d'une manière qui vous blessera, mais ce n'est pas pour vous diminuer ; c'est justement pour vous aider à retrouver le bon chemin, celui de Dieu. En évitant d'agir de façon vraie à votre égard, elle agit en hypocrite (ce qui est du diable). Mais en agissant dans la vérité, même si cela vous fait mal, elle agit dans l'amour, car le vrai amour aime la vérité.
1 corinthiens 13.5-6 (Parole vivante) : « [...] Quand on aime, on ne médite pas le mal et on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune. Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe.»PRIERE/Père céleste, garde moi de tout sentiment d'offense, je t'en prie, et aide-moi à garder mon cœur plus tout autre chose. Au nom de Jésus-Christ, je prie. Amen
JOUR 3/LA CULPABILITÉ VIENT DU DIABLE, MAIS LA JUSTIFICATION VIENT DE DIEU.
La culpabilité est l’état d’une personne qui est coupable en ce qu’elle a violé la loi. Mais on entend aussi par culpabilité le sentiment qu’une personne a d’être coupable.
Dans le livre de Psaumes 32.1 - 2, 5 - 6, David a dit :
« Heureux celui dont la transgression est enlevée et dont le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel ne tient pas compte de sa faute et dont l’esprit ne connaît pas la ruse ! […] Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes transgressions à l’Éternel », et tu as pardonné mon péché. C’est ainsi que tout fidèle peut te prier au moment convenable. Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront pas.»
Nous faisons tous des erreurs, nous avons tous des faiblesses. C’est justement pourquoi nous avons besoin de Jésus-Christ comme sauveur, pour nous délivrer de la condamnation qui suit le péché, et comme Seigneur, pour demeurer libres de cette condamnation tout en portant du fruit, tels des sarments qui s'accrochent à leur cep.
Jean 15.5 : « Je [Jésus] suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire. »Tant que nous avons le sentiment d'être coupable, nous aurons inconsciemment ou non tendance à payer une dette qui est pourtant déjà payée. Or nul débiteur n’est libre.
Proverbes 22.7 : « [...] celui qui emprunte est l'esclave de celui qui prête.»Au travers de la culpabilité, Satan tient lié les hommes. Il vous fait croire que vous n’êtes pas digne de prier, que vous n’êtes pas digne d’hériter de Dieu. Il vous fera croire que vous ne méritez pas d’entrer dans les belles promesses de Dieu, et cela peut même aller jusqu’aux choses basiques sur terre. Par exemple, le sentiment qu’on n’a pas le droit de se faire plaisir en mangeant un bon plat, qu’on n’a pas le droit de se parfumer, qu’on n’a pas le droit d’être aimé, qu’on n’a pas le droit d’être financièrement riche, qu’on n’a pas le droit d’avoir tel poste, qu’on n’a pas le droit de se marier et/ou d’avoir des enfants, qu’on n’a pas le droit de danser ou de chanter, qu’on n’a même pas le droit de vivre, etc. À cause de la culpabilité, tout et n’importe quoi peut devenir objet de condamnation, et même d’auto-condamnation : sans que l’on ait besoin de vous juger, vous-même vous vous jugez en vous privant d’un bienfait auquel vous avez pourtant droit. C’est une forme d’autoflagellation. On se réprimande soi-même en se punissant.
Par exemple : une personne qui choisit de démissionner à cause d’une erreur qu’elle a faite dans le cadre de son travail et qu’elle ne se pardonne pas. Personne ne l’a obligé à le faire; peut-être même a-t-elle été excusée par ses employeurs, mais elle décide néanmoins de se punir en se retirant, parce que sa conscience n’est pas tranquille depuis qu’elle a fauté.
Justement, à propos de la conscience souillée, il est important de rappeler que par son sang, Jésus-Christ nous a libéré non seulement de l’état de culpabilité, mais aussi du sentiment de culpabilité. Nous avons vu au tout début que la culpabilité est un état, mais elle peut aussi revêtir la forme d’un sentiment.
Pour ce qui est de l’état, une personne peut être coupable sans en avoir le sentiment. C’est l’hypothèse où l’on a violé la loi, mais l’on n’a pas de regret. D’ailleurs, on justifie son acte, ou l’on en est fier.
Exemple : Une personne qui dit tuer des gens pour la bonne cause, ou une personne qui agit mal envers une autre pour se venger. Il y aura dans ce cas, un état de culpabilité qui est établi (la personne est clairement coupable de son infraction.), mais si elle n’a aucun remords, elle n’a pas de sentiment de culpabilité. Cela est dangereux parce qu’elle est capable de récidiver encore et encore, s’il n’y a pas de changement, ou si on ne l'arrête pas.
Pour ce qui est du sentiment de culpabilité en revanche, il peut exister en présence d’un état de culpabilité avéré (la personne a effectivement violé la loi.), mais il peut aussi exister en dehors. Dans ce dernier cas, la personne est innocente ; elle n’a rien fait de mal, mais elle a quand même le sentiment d'être coupable. Cela arrive généralement lorsqu’on lui a fait croire en l’accusant, qu’elle a commis une faute, ou alors, lorsque la personne est trop rigide avec elle-même, ou perfectionniste.
Par exemple : un enseignant qui veut absolument que ses élèves réussissent ; il donne tout pour ce faire, mais ces derniers ne font pas leur part du travail, à cause de la paresse. À la fin, ils échouent leurs examens, évidemment. Cependant, l’enseignant porte toute la responsabilité de cet échec, se fait du mauvais sang, en se disant : “j'ai sûrement fauté quelque part; et même s’ils n'étudient pas, ça doit être ma faute, je n’ai pas bien expliqué peut-être les choses, je n’ai pas fait ci…, je n'ai pas fait ça….”. Mais en tant qu’enseignant, même si vous faites bien votre travail, si votre étudiant paresse en ne révisant pas ses leçons, il échouera et vous ne pourrez rien faire, car c’est lui qui compose à l’examen et non son enseignant.
Jésus nous a délivrés de l’état de culpabilité et du sentiment de culpabilité.
Pour l’état de culpabilité, Colossiens 2.13-14 nous dit :
« 13Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; 14il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix ». Notre casier judiciaire devant Dieu est désormais vierge !
Romains 5.8-9 nous dit :
« Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. Puisque nous sommes maintenant considérés comme justes grâce à son sang, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui de la colère de Dieu.».Ainsi dit, notre état change dès lors que nous entrons dans l’alliance de la lumière. En Jésus-Christ, nous avons quitté l’état de coupable, et nous avons désormais l’état de « justes ». C’est un fait indiscutable devant Dieu.
Romains 8.33-34 : « 33Qui accusera les élus de Dieu? C'est Dieu qui justifie ! 34Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !»Mais ce n’est pas un mérite, puisqu’il suffit de dire “OUI” à Jésus comme son sauveur et comme son seigneur sur notre vie. On ne paie rien à Dieu pour cela.
Pour le sentiment de culpabilité, Hébreux 9.14 dit :
« combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!».Lorsqu’on a donc constamment le sentiment d'être coupable, que nous ayons effectivement violé la loi ou que nous soyons innocents, le sang de Jésus nous libère de ce mauvais sentiment-là. Attention ! Cette libération ne vient pas du fait que nous soyons innocents (dans le cas où on nous aurait même accusé injustement). Mais elle vient uniquement du sacrifice de Jésus à la croix.
Pourquoi ?
Parce que même si nous nous estimons innocents par rapport à une accusation particulière, il y a forcément d’autres péchés que nous avons commis dans d’autres circonstances, qui parleront contre nous devant Dieu. Dès lors, il vaut mieux compter non pas sur une quelconque innocence lorsque nous avons l’impression à un moment donné de notre vie de subir une condamnation injuste. Car même si nous trouvons gain de cause pour cette accusation-là, nous ne trouverons pas forcément gain de cause pour d’autres situations où nous avons vraiment mal agi. Seul le sang de Jésus qui est parfait, qui est sans péché, peut nous libérer de toutes les accusations et condamnations dont nous serions l’objet (et celles qui sont justifiées, et celles qui sont injustes).
Beaucoup de personnes essaient de prouver leur innocence par leurs propres forces en menant des combats difficiles, sans succès ou avec très peu de succès. En effet, quand elles pensent avoir enfin obtenu justice, comme par hasard, une autre situation arrive pour les condamner, et cela ne s'arrête pas. C’est parce qu'elles se sont appuyées sur leur propre innocence à un moment donné, mais pas sur le sang de Jésus qui est pur.
Cas pratique
Vous pouvez être traîné en justice pour avoir violé une personne en 2026, alors que vous êtes en réalité innocent. Cependant, il se peut que cela soit spirituel : le diable vous accuse pour une malhonnêteté que vous avez commise en 2020, et que vous n’avez pas encore réglée devant Dieu. La malhonnêteté de 2020 dans ce cas aura été la porte que vous avez ouverte au diable pour qu’il vous accuse injustement de viol en 2026. Mais puisque le sang de Jésus couvre tous vos péchés, celui de 2020 comme celui de 2026, vous serez totalement libre si vous vous abandonnez à lui.
Vous ne serez plus déclaré « coupable », mais vous serez déclaré « juste ».
Quand il y a culpabilité, il y a trouble et impuissance. En revanche, quand il y a justification, il y a la paix et l’assurance. C’est le cadeau de Dieu pour vous, qui a payé le prix pour cela, juste parce qu’il vous aime.
PRIÈRE/Père céleste, merci du cadeau de la justification en Jésus-Christ. Tu m’as libéré de toute condamnation ; je ne suis plus coupable et ma conscience aussi est désormais libre. Aide-moi à accepter humblement cette grâce. Au nom de Jésus, je te prie. Amen.
JOUR 4/L'ORGUEIL VIENT DE SATAN, ET L'HUMILITÉ DE DIEU.
JOUR 4/L'ORGUEIL VIENT DE SATAN, ET L'HUMILITÉ DE DIEU.Ezéchiel 28.17 : «Ton cœur est devenu arrogant à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ta splendeur ; […]»Esaie 14.13-14: « Tu disais dans ton cœur : ‘Je monterai au ciel, je hisserai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu et je siégerai sur la montagne de la rencontre, à l’extrême nord. Je monterai au sommet des nuages, je ressemblerai au Très-Haut.’»L'orgueil est une « Opinion très avantageuse qu'une personne a de sa propre valeur aux dépens de la considération due à autrui. » [5]. S'aimer soi-même est une bonne chose, et Dieu lui-même nous le commande :
« Et voici le deuxième [commandement], qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» (Matthieu 22.39)Pour aimer son prochain, il faut donc d'abord s'aimer soi-même, car l'on ne donne que ce que l'on a.
Mais que signifie s'aimer soi-même?
S'aimer soi-même, en un mot, c'est aimer la manière dont Dieu nous a faits. La manière dont il nous a créés, façonnés, établis, équipés. C'est aimer tout ce que nous avons reçu de Lui, sur le plan spirituel, émotionnel, et physique. Par exemple, sur le plan physique, s'aimer soi-même reviendrai à aimer la couleur de peau que Dieu nous a donnée, à apprécier le genre masculin ou féminin qu'il nous a attribué, à aimer notre texture de cheveux, notre identité vocale, et pleins d'autres choses. Il est évident que le péché a créé beaucoup de dégâts sur la race humaine, même sur le plan physique. Mais non seulement Dieu nous aime malgré nos imperfections physiques, mais en plus, il y a toujours quelque chose de bon qui a subsisté malgré le péché, et pour lequel nous pouvons lui dire merci. Par exemple, il se peut que vous ne soyez pas satisfait de votre taille que vous trouvez trop petite par rapport à la taille commune des personnes à votre âge, mais vous avez sûrement des qualités ou des dons spécifiques, que Dieu vous a donnés, et qui ont résisté aux dégâts du péché d'Adam. Peut-être savez-vous chanter, savez vous créer certaines choses, savez-vous réconforter les autres, savez vous diriger, etc. Il y a forcément un talent au moins qui ne vient pas de vous, mais du ciel, et pour lequel vous pouvez dire à Dieu comme David :
« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien.» (psaumes 139.14)Là où les choses deviennent problématiques, c'est lorsque l'amour que l'on a pour soi nous donne le sentiment que les autres ont moins de valeur que nous, ou que nous sommes mieux qu'eux, ou pouvons faire mieux qu'eux. Le plus délicat avec l'orgueil, c'est que très souvent, il ne s'exprime pas verbalement : on ne sera pas forcément : je peux faire mieux que toi. Mais dès lors qu'on critique par exemple le travail d'autrui en essayant de le diriger selon notre propre vision (et qui n'est pas celle de Dieu en plus), nous sommes en train de lui dire : « Je peux faire mieux que toi ; je suis mieux que toi ; je mérite cette place que tu as.»
L'orgueil n'a pas besoin d'être verbalisé pour être l'orgueil. Sa demeure favorite, ce n'est pas la bouche, mais le cœur. C'est pourquoi il est davantage sournois, parce qu'il peut ne pas être détecté très vite alors, étant caché dans le cœur, il se sent libre de grandir encore et encore, jusqu'au jour où il explose comme une bouteille de champagne en faisant du mal autour de soi. Agir avec orgueil, c'est comme donner des coups de massue sur la tête des autres. Agir avec orgueil, c'est pousser les autres, les renverser pour se faire de la place. L'orgueilleux a donc une soif de voir les autres à terre, peu importe que vous lui ayez fait quelque chose ou pas. Il est exaspéré lorsque malgré ses tentatives (parfois séductrices) de vous renverser, vous ne tombez pas. Vous résistez. Dans ce cas, il peut passer à la vitesse supérieure, et fomenter contre celui qu'il vise un soulèvement général. Il se dit : tout seul, je n'y arrive pas, mais si j'embarque un tel et un tel dans ma cause, nous réussirons à le (la) renverser. Alors, il crée son soulèvement, et les plus naïfs le suivent, espérant arriver à leurs fins.
C'était exactement ce qui s'était passé avec Lucifer dans le ciel. Il avait à un moment donné pensé qu'il pouvait être Dieu, qu'il méritait d'être adoré, qu'il était mieux que les autres anges, et même mieux que l'Homme que Dieu avait créé. Sa beauté, son talent, et sûrement ses œuvres lui étaient montés à la tête. Alors, il voulait se faire récompenser par ses propres forces, puisque Dieu ne lui récompensait en lui donnant une porte ou une place plus importante que celle qu'il avait déjà ! Ou alors, qu'il refusait de servir l'Homme crée après lui. Cela fait penser à ce que j'appelle « le syndrome du grand-frère », ou alors des ouvriers de la 11ème heure [6], qui nous fait croire que nous pouvons pas nous rabaisser devant ceux qui sont venus après nous, que nous devons être mieux payé ou mieux traité qu'eux, et pas au même niveau. Jusqu'à présent Lucifer devenu Satan, montre qu'il n'a jamais voulu servir l'Homme, mais il a voulu que l'Homme le serve lui. En effet, on peut sentir la haine qu'il a contre l'Homme, et l'adoration qu'il exige de sa part. On peut aussi voir comment il encourage cette même mentalité chez certaines personnes, en leur faisant croire que servir leur prochain, c'est se rabaisser, c'est humiliant, c'est mauvais. Et pourtant, le Seigneur Jésus nous a montré que c'est le signe même de la grandeur, mieux, une condition sine qua non de la grandeur.
Matthieu 20.26-28 : « 26[...] Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; 27et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. 28C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.»Matthieu 23.11-12 : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.»1 corinthiens 9.19 : « Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.»2 corinthiens 4.5 : « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus.»Galates 5.13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.»Se penser au-dessus des autres, ou meilleur que les autres, alors que nous n'avons pas eu les mêmes grâces, nous ne sommes pas nés dans les mêmes circonstances, les mêmes pays, les mêmes familles, avec les mêmes forces, les mêmes avantages, c'est le règne du diable. C'est donc un mensonge, dont l'issue est la honte, la chute, la confusion, et finalement la mort, si nous ne revenons pas à l'humilité, comme le roi babylonien Nebucanetsar. À cause de la puissance que Dieu lui avait accordé, il s'était enorgueilli en croyant que ses exploits étaient le fruit de ses forces. Mais l'orgueil se justifiait aussi dans sa vie par le fait qu'il agissait non pas pour la gloire de Dieu, mais pour sa propre gloire à lui, alors qu'il était simplement entre les mains de Dieu, un instrument de jugement des nations qu'il avait conquises. À cause de son arrogance, Dieu l'humilia. Il devint comme une bête des champs, son royaume et sa gloire lui fut retiré, jusqu'à ce que la raison lui revienne. Il comprit la leçon, et s'humilia. Dieu le rétablit alors dans ce qu'il avait perdu, et Nebucanetsar dit :
« Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je célèbre la louange, la grandeur et la gloire du roi du ciel. Tous ses actes sont vrais, ses voies sont justes et il peut abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil. » (Daniel 4.37).Nous pouvons donc attester ces proverbes :
« L'arrogance précède la ruine, Et l'orgueil précède la chute ». (Proverbes 16.18)« La crainte de l'Eternel enseigne la sagesse, Et l'humilité précède la gloire ». (Proverbes 15.33)PRIÈRE/Père céleste, merci de m'apprendre à marcher avec un coeur humble, comme ton Fils bien-aimé Jésus nous l'a appris. En son nom je prie. Amen.
JOUR 5/LA COMPARAISON VIENT DU DIABLE, MAIS LA COMPLÉMENTARITÉ, DE DIEU
Comparer ses amis, comparer ses enseignants, comparer ses parents, ses enfants, son couple, sa vie, etc. Cela ne vient pas de Dieu.
On ne peut comparer que deux choses de même nature ; or, par essence, nous sommes tous différents, même si on peut se ressembler sur certains points. Il y a toujours quelque chose d'unique en nous qui rend toute comparaison impossible et donc nocive. Même de vrais jumeaux qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau n'ont pas les mêmes empreintes digitales ; ils auront beau s'habiller de la même manière, il y aura toujours une différence entre eux. Leurs destins ne sont donc pas pareils. Dieu a prévu une façon de faire pour l'un et une autre façon de faire pour l'autre, car Dieu n'est pas une formule. Ce qui est valable et adapté à telle personne ne l'est pas forcément à une autre, selon le plan qu'il a pour chacun.
PRIERE/Père céleste, apprends-moi à accepter ma spécificité et celle des autres, sans comparaison nocive. Au nom de Jésus, je prie. Amen.
JOUR 6/LES COMPLEXES VIENNENT DU DIABLE, MAIS L'ASSURANCE, DE DIEU
En général, la tendance à se comparer vient d'un problème plus profond, généralement un complexe, soit de supériorité, soit d'infériorité. D'après la définition qu'en donne le dictionnaire médical de l'Académie de Médecine, et selon la théorie psychanalytique, le complexe en lui-même représente un ensemble structuré de représentations et d'affects susceptible de déterminer certains comportements normaux ou pathologiques. [7]
Ainsi, nos schémas intérieurs, bien souvent pervertis par des blessures du passé, peuvent nous amener à croire que nous sommes plus importants ou moins importants qu'un tel. Cela ne vient pas de Dieu. À ses yeux, aussi étrange que cela puisse paraître à des personnes tellement habitués à lutter pour gagner de l'estime, nous avons tous de la valeur. Nous sommes chacun et chacune particulièrement aimé.e.s de Lui, sans exception, et ce, quels que soient nos capacités, nos origines, nos forces, nos faiblesses, nos caractères. Dieu nous aime tous autant. Si dans nos familles, nous avons été habitués à être mis à l'écart par rapport à des frères et sœurs, préférés de papa ou de maman, avec Dieu, nous avons notre place. Si à l'inverse nous avons été habitué à être les préférés de papa ou de maman au détriment de nos frères ou sœurs, avec Dieu, nous ne sommes pas favorisés au détriment d'un autre.
Dans un monde marqué par des discriminations de tout bord, ce genre de message peut paraître trop beau pour être vrai ; et pourtant, cela est vrai. Dieu vous aime autant que ceux vis-à-vis de qui vous vous sentiriez supérieur, ou inférieur.
Actes 10.34 : « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes,» Alors, venons avec assurance devant le trône de notre Père céleste qui nous aime.
Hébreux 4.16 : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.»PRIERE/Père céleste, je viens devant Toi avec assurance, car je sais que tu m'aimes tel que je suis. Tu m'aimes même autant que Jésus ton Fils, qui est parfait, autant que n'importe quel prophète, ou serviteur ou servante de Dieu. Merci pour ton amour. Au nom de Jésus, je prie. Amen.
JOUR 7/LOUANGE ET PRIERE
Prenons 1h dans la présence de Dieu, en le louant et priant spontanément sur tout ce que nous aurons appris cette semaine. Laissons-nous conduire par son Esprit.
[4] Jérémie 2.13 : « Car mon peuple a commis un double péché: Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau.»
[6]Matthieu 20.1-16



Commentaires