DANS LE LIEU SECRET D'ÈVE : « OUI »
- Estelle Ndjengue.

- il y a 18 heures
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Genèse 2.21 - 22 : « Alors l'Éternel fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme »Avant sa rencontre avec Adam, Ève rencontra d'abord Dieu qui l'avait formée. Il était la première personne qu'elle vit en venant à la vie. Ce n'est pas anodin, et Dieu fit exprès que les choses se passent ainsi, car en toute chose, il doit être le premier. À mon avis, Ève eut un entretien avec son Créateur, son Père céleste, dans l'intimité. Dans ce moment seule à seule avec Dieu, de là est sorti un accord, une entente. Je suis personnellement convaincue que Dieu a demandé à sa fille si elle voulait bel et bien devenir l'épouse d'Adam, si elle acceptait d'être son « aide semblable »; et Ève a dû dire « OUI » à Dieu à propos de son alliance avec Adam avant de dire « OUI » à Adam lui-même.
C'est ce que Dieu fait encore aujourd'hui avec ses filles. Il a mis leurs « Adam » au repos, et il les a mises également au repos en vue de leur mariage à venir, voire imminent pour certain.e.s.
En réalité, ces temps de repos sont l'occasion que Dieu se donne pour avoir des moments intimes avec ses filles, dans lesquels il les prépare aussi à s'unir officiellement à leurs futurs maris. Pendant ce moment intime avec sa fille, Dieu fait mûrir dans le cœur de cette dernière l'acceptation de son « Adam », comme s'il lui demandait si oui ou non, elle acceptait d'être l'épouse de son fils. Ainsi, avant de dire OUI à son futur mari, la femme devra d'abord dire OUI à Dieu pour l'union avec son futur mari. Ce OUI est donné préalablement dans le lieu secret avec Dieu avant d'être donné officiellement au futur mari.
En guise d'illustration biblique, en dehors du cas d'Ève, on peut penser à Rébecca. Avant qu'elle ne rencontre son mari Isaac, elle a dû dire ouvertement, de sa propre bouche, OUI à son mariage avec Isaac. Ce dernier ne lui avait même pas encore demandé quoi que ce soit. D'ailleurs, il ne l'avait même pas encore vue de ses propres yeux, comme Adam qui n'avait pas vu Ève avant que Dieu ne l'amène vers lui. Toutefois, et une fois de plus comme Adam, Isaac était déjà prêt dans son cœur à recevoir sa femme.
Lorsque le serviteur d'Abraham vint chercher l'épouse du fils de son maître, il est écrit que le frère et la mère de Rébecca dirent :
« Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours, ensuite, tu partiras » (genèse 24.55).Il leur répondit :
« Ne me retardez pas, puisque l'Éternel a fait réussir mon voyage ; laissez-moi partir, et que j'aille vers mon seigneur » (genèse 24.56).Mais finalement, il se peut que ce malentendu entre le serviteur d'Abraham et la famille de Rébecca - qui visiblement avait encore du mal à la laisser partir - ait été une circonstance permise par Dieu, pour donner à Rébecca l'occasion de donner elle-même son consentement. Dieu n'est pas pour le mariage forcé. Même si sa famille a dit OUI, la femme qu'on veut épouser doit également - voire d'abord - donner son consentement à son propre mariage, de façon franche, et son consentement doit être éclairé ; cela veut dire que la femme en question doit être au courant des tenants et des aboutissants de l'union dans laquelle elle s'apprête à entrer. On comprend donc mieux la suite des événements dans Genèse 24.57 - 58 :
« Alors, ils répondirent : appelons la jeune fille et consultons-la. Ils appelèrent donc Rébecca, et lui dirent : veux-tu aller avec cet homme ? Elle répondit : j'irai ».En disant, « j'irai », Rébecca venait officiellement de donner son consentement pour épouser Isaac (avant même de le rencontrer). Son OUI avait permis que sa famille la laisse partir, qu'elle lâche prise sur elle, et même, qu'elle la bénisse.
Genèse 24.59 - 61 : « Et ils laissèrent partir Rébecca, leur sœur, et sa nourrice, avec le serviteur d'Abraham et ses gens. Ils bénirent Rébecca, et lui dirent : ô, notre sœur, puisses-tu devenir des milliers de myriades, et que ta postérité possède la porte de ses ennemis ! Rébecca se leva, avec ses servantes ; elles montèrent sur les chameaux, et suivirent l'homme. Et le serviteur emmena Rébecca, et partit. ».
Il est clair que beaucoup de personnes sont attaquées dans leur vie sentimentale. Il y a des ennemis spirituels qui se lèvent contre eux pour les empêcher de fonder leur propre foyer, et malheureusement parfois, ces ennemis spirituels passent par les familles des personnes concernées, ou d'autres proches. Cependant, ce n'est pas toujours le cas. Le diable a beaucoup moins de pouvoir qu'on ne lui prête. Bien souvent, c'est notre propre consentement que Dieu attend par rapport au mariage. Ce n'est pas toujours une famille de mauvaise foi, ou quelques sorciers qui bloquent notre union ; mais c'est notre OUI franc que Dieu attend.
En effet, pour certains, il y a une résistance à la volonté de Dieu (et on finit par faire un mauvais choix que l'on regrette).
Pour d'autres, il y a la peur d'affronter les Goliath qui se dressent contre leur mariage.
Pour d'autres encore, il y a une acceptation de leur futur conjoint, mais par contrainte ; cela veut dire que ces personnes acceptent de se marier, mais sans vraiment y prendre plaisir, sans vraiment aimer amoureusement celui ou celle qu'elles épousent. Cela peut être du parfois à la pression de l'âge, du ministère, du travail, de la famille, ou de convenances sociales. Par ailleurs, il se peut tout simplement qu'on ait peur d'exprimer à Dieu notre propre désir. Finalement, si retard il y a, ce ne sont pas forcément les ennemis de notre bénédiction qui en sont responsables, mais ce sont nous-mêmes, parce que nous n'avons pas encore donné de façon claire notre position. Or personne ne dira OUI à notre mariage à notre place : ni une famille, ni un pasteur, ni un ami. Nous devons nous-mêmes nous positionner, savoir ce que l'on veut vraiment, et assumer de notre choix comme une personne responsable. Voilà pourquoi Dieu suscitera avant tout, des moments d'intimité, seul à seul avec sa fille (ou son fils), pour lui permettre de mûrir son consentement au mariage avec son Adam (ou sa Ève), car l'Amour de Dieu suppose toujours une volonté franche de s'engager, et non une contrainte, ni une lâcheté.
En conclusion, dans la vie, ce qui paraît souvent être un retard ne l'est pas en réalité ; c'est plutôt un créneau de transformation divine, pour être prêt à entrer dans notre terre promise.
PRIÈRE/Père céleste, merci pour les moments d'intimité que j'ai avec Toi. Merci pour ces temps de mise au repos, où j'apprends à mûrir mon consentement au mariage. Merci de tenir compte de ce que je désire, de ce que je ressens, et de m'éclairer sur la portée de mon engagement. Merci de guider mes choix. Merci également de me libérer de toute lâcheté, car je refuse de fuir devant les obstacles qui se dresseraient contre ma bénédiction. Au nom de Jésus, je prie. Amen.



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