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CELUI QUI VOLE SON PÈRE ET SA MÈRE.

Voler, c'est prendre ce qui appartient à autrui à son insu, ou contre son gré. Le vol fait partie des dix commandements que Dieu donna à Israël à sa sortie de l'esclavage en Egypte.

Exode 20.15 : « Tu ne commettras pas de vol.»

On pourrait encore le retrouver dans cet autre commandement, à propos de la contise (car le vol vient de la convoitise).

Exode 20.17 : « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne. »

Lorsqu'Israël recevait ces lois, il est dit que :

« Tout le peuple entendait les coups de tonnerre et le son de la trompette et voyait les flammes de la montagne fumante (…).» (Exode 20.18)

Cela a dû être très impressionnant. D'ailleurs il est encore dit :

« (…) À ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait à bonne distance.» (Exode 20.18)

En portant le châtiment pour nos péchés, le Seigneur Jésus n'était pas venu abolir la loi divine; il était plutôt venu l'accomplir (Matthieu 5.17). Cela signifie qu'il a pourvu pour le Saint-Esprit afin que nous soyons en mesure non plus de trembler de peur devant le commandement de Dieu, mais de ressentir plutôt une sainte crainte révérencielle à son égard. Si Dieu a donné ses commandements dans une atmosphère aussi spectaculaire et solennelle, avec des coups de tonnerre, de grands bruits, de la trompette et du feu, cela veut dire qu'il prend très au sérieux le respect des lois qu'il a données. Ainsi dit, voler, c'est extrêmement grave, extrêmement dangereux. Devant ce qui appartient à autrui, que ce soit un objet ou une place, nous devons ressentir une sainte crainte à cause de l'amour que nous avons pour Dieu. En principe, lorsqu'on aime une personne, on ne cherche pas à lui faire du mal; au contraire, on la respecte et on respecte ce qui est à elle. Dieu en plus est saint ; cela suppose que tout ce qui vient de lui doit être mis à part, ses lois y compris. Ainsi dit, lorsque nous prenons conscience de la loi selon laquelle "ce qui est à autrui doit être respecté comme tel", nous ne pouvons pas nous comporter à la légère. Voler, c'est justement se comporter à légère, comme si tout est forcément en commun et qu'on peut en user et abuser comme on le souhaite. Or il y a ce qui est commun, et il y a ce qui est unique à chacun.

S'il est reconnu par beaucoup que voler est une mauvaise chose, il y a cependant certains éléments qui viennent souvent flouter la donne, en pervertissant la conception même qu'on se fait du vol. Par exemple, le vol dans la famille, et en particulier, le vol contre son père ou sa mère.

Bien souvent, on va se dire :

  • « ce qui est à mon père/ma mère est à moi »;

  • « c'est la voiture de ma mère, donc c'est la mienne »;

  • « c'est l'argent de mon père, donc c'est mon argent »;

  • « ce sont les vêtements de ma mère, je peux donc les porter comme je le veux »;

  • « c'est l'église de mon père, je peux prendre la place que je veux »;

  • « c'est l'école de ma mère, je peux donc faire comme je veux »;

  • « c'est l'entreprise de mon père/ma mère, je peux puiser à la caisse comme je veux »;

  • «c'est le bureau de mon père/ma mère, je peux ….». *


    On peut multiplier les exemples comme cela. Cependant, Proverbes 28.24 dit :

« Celui qui vole son père et sa mère, Et qui dit : Ce n'est pas un péché ! Est le compagnon du destructeur.»

Or le destructeur, c'est le diable qui d'ailleurs encore appelé par Jésus « le voleur » :

« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire (…)»

Chaque fois qu'il y a vol, la destruction n'est pas loin. Le vol apporte la destruction. Si l'on prend à autrui ce qui lui appartient, c'est que nous voulons sa perte, nous voulons le détruire. Celui ou celle donc qui prend à sa mère ou à son père ce qui leur appartient, cherche finalement leur perte. Or seuls les sentiments du diable peuvent amener à détruire ou à désirer détruire son propre père ou sa propre mère.

Jean 8.44 : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement (…) »

Cher.e ami.e, ne minimise pas le péché à cause de la familiarité. Tout comme la grâce de Dieu ne devrait pas être un prétexte pour nous adonner au péché [1], le rapport que nous avons avec les autres, fut-ce t-ils pères ou mères, ne nous donne pas le droit de les piller. Ce que votre mère ou votre père vous autorise à partager avec lui, prenez-le avec actions de grâce. Mais ce qui n'appartient qu'à elle ou à lui, respectez-le. En effet, le vol entraîne toujours contre celui qui le commet de graves conséquences, et le fait que ce soit un père ou une mère qui en est victime ne disculpera personne, qu'il s'agisse d'un bien matériel, d'une place, d'un poste, ou même d'une relation. Dans ce dernier cas, on a par exemple le fait de prendre la femme de son père, ou de prendre le mari de sa mère.

Deutéronome 22.30 : « Nul ne prendra la femme de son père, et ne soulèvera la couverture de son père.»

Toujours sur le plan affectif, il y a également le fait de détourner vers soi l'affection de ses frères/sœurs au détriment de son père/sa mère. Ici, c'est comme si vous voliez à votre père ou à votre mère ses propres enfants. Même si ce sont vos frères ou sœurs, cela reste du vol. Vous ne pouvez prendre la place de votre mère ou de votre père encore vivant (e), dans la vie de vos frères et sœurs. Il faut laisser les parents assumer en toute quiétude la responsabilité que Dieu leur a confiée. Et s'ils s'y prennent mal, il vaut mieux intercéder pour eux, que d'usurper leur place.

Croyons aussi que Dieu nous aime, et qu'il nous a donné à chacun ce qui nous convient. Nous n'avons pas besoin de prendre à autrui ce qui nous appartient. En agissant dans le respect de cet ordre divin, nous permettons à la paix divine de régner dans la famille.

Ce principe qui est valable dans les rapports avec des parents naturels, l'est aussi avec ceux que Dieu nous a donné comme « père », « mère », sans qu'il y ait forcément un lien de sang. Puissions-nous les honorer aussi dans le même sens, en respectant ce qui est à eux. C'est Dieu qui en sera glorifié.


PRIÈRE/Père céleste, merci pour le père/la mère que tu m'as donné (e). Je te prie de me remplir de ton Saint-Esprit, qui est aussi l'esprit de la crainte de l'Eternel (Ésaïe 11.2). Je veux apprendre à respecter ce qui est à autrui, en particulier à mon père/ma mère. Aide-moi à les honorer en évitant d'usurper leur place, leurs biens, et tout ce qui leur appartient, conformément à ton commandement : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne » (Exode 20.12). Je te remercie parce que je sais tu m'as donné personnellement une bonne part. Je veux connaître, accepter, et apprécier ce que tu m'as donné, sans convoiter ce qui est à l'autre. Au nom de Jésus je prie. Amen.

[1] Romains 6.1-2 : « Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?»

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